Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Fumseck croassa en sa direction.
"Quelque chose que je dois faire ?" dit Harry à Fumseck. "Quoi ?"
Fumseck inclina sa tête en direction du Détraqueur.
Harry regarda l'horreur impossible à regarder qui était toujours dans sa cage, puis de nouveau le phénix, confus.
"M. Potter ?" dit la voix de Minerva McGonagall, dans son dos. "Vous allez bien ?"
Harry se mit sur ses pieds et pivota.
Minerva McGonagall le regardait, l'air très inquiète ; à côté d'elle, Albus Dumbledore l'observait avec attention ; Filius Flitwick semblait extrêmement soulagé ; et tous les élèves le regardaient bouche bée.
"Je pense que oui, professeur McGonagall," dit Harry d'une voix calme. Il avait presque dit Minerva, avant de s'en empêcher. Tout irait bien, du moins tant que Fumseck serait sur son épaule ; il était possible qu'il s'écroule un instant après le départ de ce dernier, mais ce genre de pensée ne lui semblait étrangement pas avoir d'importance. "Je pense que je vais bien."
Il y aurait dû y avoir des acclamations ou des soupirs de soulagement ou quelque chose, mais personne ne semblait savoir quoi dire, personne.
La paix du phénix persista.
Harry se retourna. "Hermione ?" dit-il.
Tous ceux qui avaient la moindre sensibilité romantique retinrent leur respiration.
"Je ne sais pas vraiment comme remercier avec grâce," dit doucement Harry, "pas plus que je ne sais m'excuser. Tout ce que je peux dire, c'est qui si tu te demandes si tu as bien agi, la réponse est oui."
Le garçon et la fille se regardèrent dans les yeux l'un de l'autre.
"Désolé," dit Harry. "Pour ce qui va se passer ensuite. S'il y a quoi que ce soit que je puisse faire -"
"Non," répondit Hermione. "Tu ne peux rien faire. Mais ce n'est pas grave." Puis elle se détourna de Harry et partit vers le chemin qui menait aux portes de Poudlard.
Un certain nombre de filles jetèrent des regards perplexes en direction de Hermione puis la suivirent. Sur leur chemin on pouvait entendre les questions animées qui commençaient.
Harry les regarda partir puis il se tourna de nouveau, vers les autres élèves. Ils l'avaient vu au sol, alors qu'il criait, et...
Fumseck frotta son nez contre une joue de Harry, brièvement.
... et cela les aiderait, un jour, à comprendre que le Survivant pouvait aussi souffrir, qu'il pouvait aussi être malheureux. Afin que lorsqu'ils souffriraient et qu'ils seraient eux-mêmes malheureux, ils se souviendraient avoir vu Harry se tortiller au sol, et ils sauraient que leur souffrance et leurs problèmes n'avaient en fin de compte aucune importance. Le directeur avait-il prit cela en compte quand il avait laissé les autres élèves rester et regarder ?
Les yeux de Harry revinrent sur la cape en lambeaux, distraitement, et sans vraiment savoir à qui il s'adressait, il dit : "Ça ne devrait pas exister."
"Ah," dit une voix sèche et précise. "Je pensais que vous pourriez dire cela. M. Potter, je suis navré de vous apprendre que les Détraqueurs ne peuvent être tués. Nombreux sont ceux qui ont essayé."
"Vraiment," dit Harry, toujours l'air absent. "Qu'ont-ils essayé ?"
"Il existe un sort extrêmement dangereux et destructeur," dit le professeur Quirrell, "que je ne nommerai pas ici ; un sortilège de feu maudit. C'est ce que vous utiliseriez pour détruire un ancien artefact tel que le Choixpeau. Il n'a aucun effet sur les Détraqueurs. Ils sont éternels."
"Il n'y a pas d'éternité," dit le directeur. Les mots étaient doux ; le regard acéré. "Ils ne possèdent pas la vie éternelle. Ils sont des plaies à la surface du monde, et attaquer une plaie ne fait que l'élargir."
"Hm," dit Harry. "Imaginez qu'on le jette dans le soleil ? L'astre serait-il détruit ?"
"Le jeter dans le soleil ?" piailla le professeur Flitwick, et il avait l'air de vouloir s'évanouir.
"Cela semble peu probable, M. Potter," dit le professeur d'un ton sec. "Le soleil est très grand, après tout ; je doute que le Détraqueur lui fasse beaucoup d'effet. Mais ce n'est pas un test que je souhaiterais effectuer, juste au cas où."
"Je vois," dit Harry.
Fumseck coassa une dernière fois, puis il recouvrit le visage de Harry de ses ailes et se propulsa alors loin de lui. Droit vers le Détraqueur, jetant un grand cri perçant de défi qui fit écho à travers le champ. Et avant que quiconque ait pu réagir, il y eut une explosion de feu, et Fumseck était parti.
La paix se dissipa, un peu.
La chaleur se dissipa, un peu.
Harry prit une profonde inspiration puis la laissa ressortir.
"Ouais," dit Harry. "Toujours en vie."
Encore ce silence, encore l'absence d'acclamations ; personne ne semblait savoir comment répondre -
"Il est bon d'apprendre que vous êtes totalement rétabli," dit le professeur Quirrell d'une voix ferme, comme s'il niait la possibilité d'une alternative. "Maintenant, je crois que mademoiselle Ransom vient ensuite ?"
Cela fut le point de départ d'une dispute animée où le professeur Quirrell avait raison et tous les autres avaient tort. Le professeur Quirrell faisait remarquer qu'en dépit des émotions fort compréhensibles ressenties par toutes les personnes concernées, la chance qu'une mésaventure similaire arrive à un autre élève tendait à l'infinitésimal ; d'autant plus qu'ils savaient maintenant éviter celles causées par les baguettes. Et de plus, il y avait d'autres élèves qui devaient à leur tour faire de leur mieux pour lancer un Patronus corporel, ou du moins pour apprendre la sensation provoquée par le Détraqueur afin de pouvoir le fuir, et découvrir leur propre degré de vulnérabilité...
Il s'avéra que Dean Thomas et Ron Weasley de Gryffondor étaient les seuls à vouloir encore s'approcher du Détraqueur, ce qui simplifia la dispute.
Harry jeta un coup d'œil en direction celui-ci. Le mot résonna de nouveau dans son esprit.
Très bien, pensa Harry, si le Détraqueur est une énigme, quelle est la réponse ?
Et juste comme ça, ce fut évident.
Harry regarda la cage ternie et légèrement rouillée.
Il vit ce qui se trouvait derrière la grande cape en lambeaux.
Très bien, dans ce cas.
Le professeur McGonagall s'approcha de Harry et lui parla. Elle n'avait pas vu le pire, et il n'y avait donc qu'un léger scintillement aqueux dans ses yeux. Harry lui dit qu'il faudrait qu'il lui parle plus tard et qu'il lui pose une question qu'il avait évitée de poser pendant longtemps, mais ça n'avait pas à se faire maintenant si elle était occupée. Il y avait quelque chose sur son visage qui suggérait qu'on l'avait éloignée de quelque chose d'important ; et Harry le lui fit remarquer, et il lui dit qu'elle ne devrait franchement pas se sentir coupable de partir. Cela lui valut un regard dur, mais elle partit bel et bien, avec la promesse qu'ils parleraient plus tard.
Dean Thomas lança de nouveau son ours blanc, même en présence du Détraqueur ; et Ron Weasley leva un bouclier convenable fait d'une brume étincelante. Ce qui concluait la journée en ce qui concernait les autres, et le professeur Flitwick commença à mener les élèves vers Poudlard. Lorsqu'il fut devenu clair que Harry comptait rester en arrière, le professeur Flitwick lui jeta un regard interrogateur ; quant à Harry, il jeta un regard lourd de sens à Dumbledore. Harry ne savait pas ce que Flitwick en comprit, mais après un dur regard d'avertissement, son directeur de Maison s'en fut.
Et il ne resta que Harry, le professeur Quirrell et le trio d'Aurors.
Il aurait mieux valu commencer par se débarrasser du trio, mais Harry n'arrivait pas à trouver un bon moyen d'y parvenir.