Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Harry regarda sous la cape et vit...
Une question posée. Il refusait de laisser son esprit voir quelque chose faux, et il ne voyait donc rien, comme si la partie de son cortex visuel qui recevait ce signal avait juste cessé d'exister. Il y avait un angle mort sous la cape. Harry ne pouvait pas savoir ce qui s'y trouvait.
Sauf que c'était bien pire que n'importe quelle momie pourrissante.
L'horreur impossible à voir était toute proche maintenant, mais l'éclatant oiseau lunaire et le blanc phénix se tenaient encore entre eux.
Harry voulait s'enfuir comme les autres élèves l'avaient fait. La moitié de ceux qui n'avaient pas réussi leur Patronus ne s'était tout simplement pas présentée aujourd'hui. De ceux qui restaient, la moitié avait fuit avant que le directeur n'ait dissipé son Patronus, et personne n'avait rien dit. Il y avait eu un petit rire quand Terry s'était détourné et était rentré avant même que ce soit son tour ; et Susan et Hannah, qui étaient déjà passées, avaient crié sur tous les autres et leur avaient ordonnés de se taire.
Mais Harry était le Survivant et il perdrait beaucoup de respect si on le voyait abandonner sans même essayer.
L'orgueil et les rôles semblaient s'amoindrir et tomber face à cette chose inconnue qui se trouvait sous la cape.
Pourquoi suis-je encore ici ?
Ce ne fut pas la honte à l'idée que les autres le croient lâche qui maintint ses pieds où ils étaient.
Ce ne fut pas le désir de réparer sa réputation qui lui fit lever sa baguette.
Ce ne fut pas l'envie de réussir un Patronus qui plaça ses doigts dans la position initiale.
C'était autre chose, il fallait que quelqu'un s'oppose à ce qui se trouvait sous la cape, c'étaient là les véritables ténèbres et Harry devait découvrir s'il abritait en lui-même le pouvoir de les repousser.
Il avait prévu d'essayer une dernière fois de penser à sa journée d'emplettes littéraires avec son père, mais au lieu de cela, au dernier moment, face au Détraqueur, un autre souvenir occupa son esprit, quelque chose qu'il n'avait encore jamais essayé ; une pensée qui n'était pas chaleureuse et plaisante dans le sens ordinaire mais qui semblait pourtant plus juste.
Et Harry se souvint des étoiles, il se souvint d'elles brûlant d'une terrible lueur, inébranlables dans la Nuit Silencieuse ; il laissa cette image croître en lui, croître comme une barrière Occlumantique d'un bout à l'autre de son esprit, il devint à nouveau la conscience corporelle du vide.
Le clair phénix d'argent disparut.
Et le Détraqueur s'écrasa dans son esprit, tel le poing de Dieu lui-même.
PEUR / FROID / TÉNÈBRES
Pendant un instant, les deux forces se heurtèrent de front et le paisible souvenir constellé d'étoiles tint bon face à la peur, alors que les doigts de Harry commençaient les mouvements de baguette pratiqués jusqu'à être devenus automatiques. Ils n'étaient pas chaleureux et plaisants, ces points de lumières éclatants sur fond de noir absolu ; mais c'était une image que le Détraqueur ne pouvait pas facilement percer. Car les étoiles silencieuses et brûlantes étaient vastes, elles ne connaissaient pas la peur, et briller au milieu du froid et des ténèbres constituait leur état naturel.
Mais il y eut un défaut, une fêlure, une ligne de fracture dans l'objet immuable qui tentait de résister à l'irrésistible force. Harry ressentit une pointe de colère contre le Détraqueur qui osait essayer de se nourrir de lui, et ce fut comme de glisser sur de la glace mouillée. L'esprit de Harry commença à s'écarter vers l'amertume, vers la furie noire, vers la haine mortelle -
La main de Harry s'était levée dans le mouvement de brandissement final.
Ça n'allait pas.
"Expecto Patronum," dit sa voix, les mots creux et vides de sens.
Et Harry tomba dans son côté obscur, tomba dans son côté obscur, plus loin et plus vite et plus profond que jamais, plus bas plus bas plus bas et la chute accéléra alors que le Détraqueur s'accrochait aux parties exposées et vulnérables et qu'il s'en nourrissait, mangeant la lumière. Un réflexe faiblissant fouilla à la recherche de chaleur, mais même lorsqu'une image de Hermione lui venait, ou une image de Maman et Papa, le Détraqueur la tordait, lui montrait Hermione allongée par terre, morte, les corps de son père et de sa mère, puis même cela fut absorbé.
Du vide émergea le souvenir, le pire de tous, quelque chose d'oublié il y a si longtemps que la structure neuronale n'aurait plus dû exister.
"Lily, prends Harry et pars ! C'est lui !" cria la voix d'un homme. "Cours ! Allez ! Je le retiendrai !"
Et Harry ne pouvait s'empêcher de penser, depuis les profondeurs vides de son côté obscur, à quel point l'excès de confiance en lui de James avait été ridicule. Retenir Lord Voldemort ? Avec quoi ?
Puis l'autre voix parla, haut percée comme le sifflement d'une théière, et ce fut comme de la glace séchée qu'on aurait répandu sur chaque nerf de Harry, comme un tison de métal refroidi jusqu'à avoir atteint la température de l'hélium liquide qu'on aurait fait passer à la surface de tout son corps. Et la voix dit :
"Avadakedavra."
(La baguette s'envola des doigts flasques du garçon tandis que son corps commençait à convulser et à tomber, les yeux du directeur maintenant alarmé s'écarquillant tandis qu'il commençait à lancer son propre Patronus).
"Pas Harry, pas Harry, s'il vous plaît pas Harry !" hurla la voix de la femme.
Le peu qui restait de Harry écoutait cela alors que toute lumière avait été extirpée de lui, dans le vide mort de son corps, et il se demanda si elle pensait que Lord Voldemort s'arrêterait parce qu'elle avait demandé poliment.
"Écarte-toi, femme !" dit la voix stridente d'un froid brûlant. "Ce n'est pas pour toi que je suis venu, mais pour le garçon."
"Pas Harry ! S'il vous plaît... ayez pitié... ayez pitié..."
Harry songea que Lily Potter ne semblait pas comprendre quel genre de personne devenait Seigneur des Ténèbres en premier lieu ; et si c'était là la meilleure stratégie qu'elle pouvait concevoir pour sauver la vie de son fils, alors c'était aussi son échec final en tant que mère.
"Je te donne la rare chance de t'échapper," dit la voix stridente. "Mais je ne ferai pas l'effort de te maîtriser, et ta mort, ici, ne sauvera pas ton enfant. Écarte-toi, femme imbécile, si tu as le moindre bon sens !"
"Pas Harry, s'il vous plaît, non, prenez moi, tuez moi à la place !"
La chose vide qu'était devenu Harry se demanda si Lily Potter imaginait sérieusement que Lord Voldemort dirait oui, qu'il la tuerait et qu'il laisserait son fils sain et sauf.
"Très bien," dit la voix de la mort d'un ton à présent froidement amusé. "J'accepte le marché. Tu mourras, et l'enfant vivra. Maintenant abaisses ta baguette que je puisse te tuer."
Il y eut un silence hideux.
Lord Voldemort commença à rire, horrible rire méprisant.
Puis, enfin, la voix de Lily cria avec une haine désespérée : "Avada ke -"
La voix mortelle finit la première, le sort rapide et précis.
"Avadakedavra."
Un éclat de vert aveuglant marqua la fin de Lily Potter.