Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et ça devait être l'imagination de Harry, mais le professeur Quirrell semblait légèrement tressaillir à chaque fois que le Patronus du directeur disparaissait pour tester le prochain élève. Peut-être que le professeur Quirrell imaginait le même effet placebo que Harry, la vague de vide caressant son esprit.
"Anthony Goldstein," dit la voix du directeur.
Harry marcha en silence vers Seamus tandis qu'Anthony commençait à s'approcher du phénix d'argent, et de... cette chose qui était sous la cape en lambeaux.
"Qu'est-ce que tu as vu ?" demanda Harry à Seamus d'une voix basse.
De nombreux élèves n'avaient pas répondu à Harry lorsqu'il avait essayé d'obtenir des informations ; mais Seamus était Finnigan du Chaos, l'un des lieutenants de Harry. Peut-être que ce n'était pas juste mais...
"Mort," dit Seamus dans un souffle, "gris et gluant... mort et laissé dans l'eau un moment..."
Harry hocha la tête. "C'est ce que beaucoup de gens voient," dit Harry. Il exhibait de la confiance en lui, même si elle était fausse, parce que Seamus en avait besoin. "Vas manger du chocolat, tu te sentiras mieux."
Seamus hocha à son tour la tête et alla jusqu'à aux douceurs soignantes en chancelant.
"Expecto Patronum !" s'écria la voix d'un jeune garçon.
Il y eut des hoquets audibles, même venant des Aurors.
Harry pivota pour regarder-
Un brillant oiseau d'argent se tenait entre Anthony Goldstein et la cage. L'oiseau leva la tête et laissa échapper un cri, et le cri était lui aussi d'argent, et il avait la force et la beauté du métal.
Et quelque chose au fond de l'esprit de Harry dit : si c'est un faucon pèlerin, je vais l'étrangler dans son sommeil.
Tais-toi, dit Harry à la pensée, tu veux qu'on devienne un Seigneur des Ténèbres ?
À quoi bon ? C'est comme ça que tu vas finir de toute façon...
Ce... ce n'était pas quelque chose que Harry se serait dit en temps normal.
C'est un effet placebo, se répéta-t-il. Le Détraqueur ne peut pas vraiment m'atteindre à travers trois Patronus corporels, je m'imagine juste ce que c'est de le ressentir. Quand je ferai vraiment face au Détraqueur, j'aurai une sensation totalement différente et alors je saurai que je me comportais comme un idiot.
Un léger frisson descendit le long de sa colonne vertébrale car l'idée lui était venu que oui, ce serait complètement différent, et pas dans le bon sens du terme.
Le phénix d'argent éclatant revint à la vie par la baguette du directeur, et l'oiseau moins imposant disparut ; et Anthony Goldstein commença à retourner d'où il était venu.
Le directeur venait avec Anthony au lieu d'appeler le prochain nom, et le Patronus attendait derrière, gardant le Détraqueur.
Harry jeta un coup d'œil vers l'emplacement où Hermione se tenait, juste derrière la panthère lumineuse. Son tour aurait été le suivant, mais apparemment, il allait falloir attendre.
Elle avait l'air stressée.
Plus tôt, elle avait poliment demandé à Harry de bien vouloir arrêter d'essayer de la détendre.
Dumbledore avait un léger sourire en raccompagnant Anthony jusqu'aux autres ; léger seulement parce qu'il avait l'air très, très fatigué.
"Incroyable," dit Dumbledore d'une voix qui semblait bien faible comparée à son coffre habituel. "Un Patronus corporel, sa première année. Et un nombre incroyable de succès chez les autres jeunes élèves. Quirinus, je dois reconnaître que tu avais raison."
Le professeur Quirrell inclina la tête. "Simple à deviner, il me semble. Un Détraqueur attaque par la peur, et les enfants ont moins peur."
"Moins peur ?" dit l'Auror Goryanof depuis son siège.
"C'est ce que j'ai dit moi aussi," dit Dumbledore. "Et le professeur Quirrell a fait remarquer que les adultes ont plus de courage, pas moins de peur ; je dois avouer que cela ne m'avait jamais traversé l'esprit."
"Ce n'était pas ma formulation exacte," dit le professeur Quirrell d'une voix sèche, "mais cela suffira. Et pour le reste de notre accord, directeur ?"
"Comme vous le voudrez," dit Dumbledore avec réticence. "J'admets que je ne m'attendais pas à perdre ce pari, Quirinus, mais tu as prouvé ta sagesse."
Tous les élèves les regardaient, perplexes ; mis à part Hermione, qui regardait vers la cage et vers les grandes robes en déliquescence ; et à part Harry, qui regardait tout le monde puisqu'il s'imaginait être devenu paranoïaque.
Le professeur Quirrell dit d'un ton qui n'invitait à aucune réponse ,"je suis autorisé à enseigner le sortilège de la Mort à ceux qui voudront l'apprendre. Ce qui augmentera de façon conséquente leur protection contre les mages noirs et autres pestes, et il serait naïf de croire qu'ils n'apprendrait de toute façon aucune autre forme de magie mortelle." Le professeur Quirrell s'interrompit et ses yeux se plissèrent. "Directeur, je remarque avec respect que vous ne semblez pas aller bien. Je suggère que vous partiez pour laisser le reste du travail au professeur Flitwick."
Dumbledore secoua la tête. "Nous en avons presque fini, Quirinus. Je tiendrai le coup."
Hermione s'approcha d'Antony. "Capitaine Goldstein," dit-elle, et sa voix ne tremblait qu'un peu, "pourriez-vous me donner des conseils ?"
"N'aies pas peur," dit Anthony d'une voix ferme. "Ne penses à aucune des choses auxquelles il essaiera de te faire penser. Tu ne fais pas que tenir ta baguette devant toi comme un bouclier contre la peur, tu la brandis pour faire partir la peur, c'est comme ça que tu transformes une pensée heureuse en quelque chose de solide..." Anthony haussa les épaules d'un air impuissant. "Je veux dire, j'avais entendu tout ça avant, mais..."
D'autres élèves commençaient à se rassembler autour d'Anthony, armés de leurs questions.
"Mademoiselle Granger ?" dit le directeur. Sa voix avait été aimable, ou peut-être seulement faible.
Hermione redressa les épaules et le suivit.
"Qu'as-tu vu sous la cape ?" dit Harry à Anthony.
Anthony regarda Harry avec surprise et répondit : "Un grand homme mort, je veux dire, comme mort et d'une couleur morte... ça faisait mal de le regarder et je savais que c'était comme ça que le Détraqueur essayait de m'atteindre."
Harry jeta un regard vers l'endroit où Hermione faisait face à la cage et à la cape.
Elle mit sa baguette en position, prête à exécuter les premiers gestes.
Le phénix du directeur disparut dans un éclair.
Et Hermione laissa échapper un petit cri pathétique, elle flancha -
- fit un pas en arrière, Harry pouvait voir sa baguette bouger, puis elle la brandit et dit "Expecto Patronum !"
Rien ne se passa.
Elle fit demi-tour et courut.
"Expecto Patronum !" dit la voix plus grave du directeur, et le phénix d'argent revint à la vie dans un autre éclat de lumière.
La jeune fille chancela mais elle continua de courir. D'étranges sons s'échappaient de sa gorge.
"Hermione" hurla Susan, tout comme Hannah, Daphné et Ernie, et ils commencèrent tous à courir vers elle tandis que Harry, qui avait toujours un temps d'avance, pivotait sur ses talons et courait vers la table sur laquelle se trouvait le chocolat.
Même après qu'il lui ait fourré le chocolat dans la bouche, qu'elle ait mâché et avalé, elle continua de respirer à grandes goulées et de pleurer, et ses yeux ne semblaient plus mettre au point.
Elle ne peut pas avoir été détraquée de façon permanente songea Harry avec désespoir à l'attention de la confusion qui régnait à l'intérieur de lui, de l'horrible peur et de la furie mortelle qui commençaient à s'enrouler l'une autour de l'autre, ce n'est pas possible, elle n'a pas été exposée pendant plus de dix secondes, certainement pas quarante...