Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et entre ses larmes, Helga lui avait promis qu'elle s'en assurerait une fois devenue directrice.
Ce sur quoi Godric était mort sans laisser de fantôme derrière lui ; et Harry avait vivement remis le livre dans les mains de Hermione et s'était un peu éloigné pour qu'elle ne le voit pas pleurer.
Vous n'auriez pas cru qu'un livre avec un titre innocent comme "Le Patronus : Ceux qui en étaient capables et les autres" serait le livre le plus triste que Harry avait jamais lu.
Harry...
Harry n'en avait aucune envie.
Finir dans ce livre.
Pas la moindre envie.
Le reste de l'école semblait croire que Pas de Patronus voulait dire Méchant, point à la ligne. Étrangement, le fait que Godric Gryffondor n'avait pas non plus été capable de lancer un Patronus semblait n'être jamais répété. Peut-être que les gens n'en parlaient pas pour respecter son dernier vœu, Fred et George n'étaient probablement pas au courant et Harry n'allait certainement pas le leur dire. Ou peut-être que tous les autres, ceux qui avaient eux aussi raté, ne le mentionnaient pas parce que c'était moins honteux, parce que l'amour-propre et le statut social étaient moins mis à mal par la réputation d'être méchant que par celle d'être malheureux.
Harry vit que Hermione clignait des yeux ; et il se demanda si elle pensait à Rowena Serdaigle, qui avait elle aussi beaucoup aimé les livres.
"Bon", chuchota Harry. "Un peu de bonne humeur. Si tu obtiens un Patronus corporel complet, que penses-tu que ton animal sera ?"
"Un loutre," répondit immédiatement Hermione.
"Un loutre ?" chuchota Harry d'un ton incrédule.
"Oui, une loutre," dit Hermione. "Et le tien ?"
"Un faucon pèlerin," dit Harry sans hésiter. "Il peut plonger à plus de trois cent kilomètres par heure, c'est l'animal le plus rapide qui soit." Le faucon pèlerin avait été l'animal préféré de Harry depuis toujours. Harry était fermement décidé à devenir un Animagus un jour, juste pour revêtir cette forme et voler de ses propres ailes et voir le monde en contrebas avec des yeux plus perçants... "Mais pourquoi une loutre ?"
Hermione sourit mais ne répondit pas.
Et les immenses portes de Poudlard s'ouvrirent grand.
Les deux enfants marchèrent un moment le long d'un chemin qui menait à la forêt dés-interdite, et ils continuèrent à travers celle-ci. Le soleil descendait et s'approchait de l'horizon, les ombres s'étiraient, la lumière était filtrée par les branches nues des arbres d'hiver ; car on était en janvier et que les première année étaient les derniers de la journée à venir apprendre.
Puis le chemin fit un écart et prit une nouvelle direction, et ils la virent tous au loin, la clairière dans la forêt, le dur sol hivernal, l'herbe jaune séchée et blanchie par quelques restes de neige.
Les silhouettes humaines étaient encore petites à cette distance. Deux points de lumière blanche tamisée venaient des Patronus des Aurors, et le point plus vif de lumière argentée venait de celui du directeur, à côté de quelque chose...
Harry plissa les yeux.
Quelque chose...
Ça avait dut être son imagination, car il n'aurait dû être impossible qu'un Détraqueur atteigne quelque chose situé par-delà trois Patronus corporels, mais il pensa avoir ressenti la caresse du vide dans son esprit, effleurant la partie la plus profonde de celui-ci sans le moindre respect pour les barrières Occlumantiques.
Lorsqu'il rejoint les autres élèves qui grouillaient sur l'herbe flétrie et tachetée de neige, Seamus Finnigan avait un teint cendré et tremblait. Son Patronus avait réussi, mais il restait toujours cet intervalle entre le moment où le directeur dissipait son Patronus et celui où l'on était censé lancer le sien, cet intervalle pendant lequel vous faisiez face au Détraqueur sans la moindre protection.
Un maximum de vingt secondes d'exposition à vingt pas était certainement sans danger, même pour un sorcier de onze ans doté d'une faible résistance et d'un cerveau encore en maturation. La variance de la force avec laquelle un Détraqueur atteignait les gens était très grande, et c'était un autre de ces phénomènes encore mal compris ; mais vingt secondes étaient certainement sans danger.
Quarante secondes d'exposition à cinq pas d'un Détraqueur aurait peut-être pu suffire à causer des dommages permanents, mais seulement chez les sujets les plus sensibles.
C'était un entraînement rude, même par rapport aux normes de Poudlard, où on apprenait à voler à dos d'hippogriffe en se faisant jeter sur l'un d'eux et en se faisant ordonner d'y aller. Harry n'était pas féru des tendances surprotectrices, et comparer la maturité d'un élève de Poudlard en quatrième année à celle d'un Moldu de quatorze montrait clairement que les Moldus étouffaient leurs enfants... mais même Harry commençait à se demander si ce n'était pas exagéré. Toutes les blessures ne pouvaient pas être soignées.
Mais si vous ne pouviez pas jeter le sort dans de telles circonstances, cela voulait dire que vous ne pouviez pas compter sur la protection du Patronus ; et l'excès de confiance en soi était encore plus dangereux pour un sorcier que pour un Moldu. Les Détraqueurs pouvaient non seulement vous vider de vos pensées heureuses mais aussi de votre magie et de votre énergie physique, ce qui signifiait que vous ne seriez peut-être pas capable de transplaner si vous attendiez trop longtemps ou si vous ne pouviez par reconnaître la peur qui s'approchait avant que le Détraqueur ne soit suffisamment proche pour pouvoir lancer son attaque (lors de ses lectures, Harry avait découvert avec une horreur considérable qu'à en croire certains livres le baiser du Détraqueur mangeait votre âme et que c'était la raison à l'origine du coma végétatif dans lequel il plongeait ses victimes. Et que des sorciers qui croyaient à cela avaient délibérément utilisé le baiser du Détraqueur pour exécuter des criminels. Il était certain que certains prétendus criminels étaient innocents, et même s'ils ne l'était pas... détruire leur âme ? Si Harry avait cru aux âmes, il aurait... aucune idée, il était incapable de trouver une réponse qui aurait été appropriée).
Le directeur prenait la sécurité au sérieux, et il y avait donc trois Aurors montant la garde. Leur chef était un homme aux traits vaguement asiatiques, solennel sans être sinistre. C'était l'Auror Komodo, dont la baguette ne quittait jamais la main. Son Patronus était un orang-outan de lumière lunaire et celui-ci faisait des allers et retours entre le Détraqueur et les première année qui attendaient leur tour ; à côté de l'orang-outan avançait la panthère d'un blanc éclatant qui appartenait à l'Auror Butnaru. C'était un homme au regard perçant qui portait de longs cheveux noirs regroupés en un catogan et une longue barbiche tressée. Les deux Aurors et leur deux Patronus regardaient le Détraqueur. Du côté des élèves, l'Auror Goryanif se reposait. C'était un homme grand et pince, pâle et mal rasé, assis sur une chaise qu'il avait invoquée sans mot ni baguette, et il arborait maintenant une expression à la fois impénétrable et rêveuse tout en balayant son environnement immédiat du regard. Le professeur Quirrell était arrivé peu après que les essais de première année aient commencés, et ses yeux ne s'éloignaient jamais beaucoup de Harry. Le petit professeur Flitwick, qui avait été un champion de duel, jouait avec sa baguette d'un air absent ; et ses yeux, depuis l'énorme barbe qui lui servait de visage, restaient braqués sur le professeur Quirrell.