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Французский абсолютизм в первой трети XVII века

Электронная книга - «Французский абсолютизм в первой трети XVII века». Краткое содержание книги:

Важность проблем, исследуемых в предлагаемой читателю книге, ясна сама по себе. Развитие капитализма, вызванные им перемены в социальной структуре общества, расцвет абсолютизма — это основа всей истории западноевропейских стран в начале капиталистической эры. Но избранный для конкретного изучения период — первая треть XVII в. — нуждается в мотивировке.
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La cause principale de ce phénomène consiste dans le niveau plutôt bas de l'industrie capitaliste en France. Les indices les plus essentiels le prouvent. La division du travail dans les manufactures françaises était loin de celle qui existait dans les manufactures hollandaises et anglaises. Le nombre des ouvriers qualifiés était insuffisant, ce qui empêchait les patrons de varier les salaires d'une manière efficace pour en tirer un bénéfice plus grand. Les subventions de l'Etat, absolument indispensables à cette époque, étaient toutes accidentelles et assez ques, l'accumulation des capitaux restreinte, la France étant écartée du pillage direct des colonies.

Il en résultait une cherté relative de la production industrielle française, de sorte que les manufacturiers et les marchands français étaient pour la plupart incapables de soutenir en France même, ainsi que sur les marchés étrangers la concurrence des Anglais et des Hollandais. Ils étaient souvent obligés de placer leurs capitaux ailleurs: en participant aux fermes, en achetant les offices, la terre etc. Parfois même les marchands français avançaient leur argent aux marchands hollandais ou espagnols. De cette manière, les profits acquis dans l'industrie et le commerce ne servaient pas toujours au progrès de l'économie purement capitaliste.

La navigation ainsi que le commerce océanique étaient aussi en retard en comparaison avec ceux de la Hollande ou de l'Angleterre. Le particularisme urbain étant très vif chez les marchands français, il en résultait que dans toutes les compagnies de commerce fondées par eux et non par le gouvernement, le nombre d'associés était en général restreint, ce qui rendait la concurrence encore plus difficile sur les marchés étrangers. A cause de ces difficultés, un protectionnisme effectif et suivi constituait pour la bourgeoisie française un problème dont la solution devenait de plus en plus urgente. Elle la demandait avec obstination et cette solution semblait être d'autant plus nécessaire que la domination des Hollandais et des Anglais sur le marché français s'étendait et s'affermissait de plus en plus. Parmi ces trois pays, dont l évolution capitaliste se maintint au début du XVIIe siècle, la France «occupait non seulement une place mineure, mais c'était le seul Etat dont le développement capitaliste éprouvait vraiment de grandes difficultés.

Ces considérations ont guidé l'auteur dans sa critique des théories de la crise générale du XVIIe siècle et de la crise du capitalisme en particulier. Les historiens qui ont contribué à l'élaboration de ces théories (R. Mousnier, E. J. Hobsbawm, R. Romano, P. Chaunu, H. R. Trevor-Roper etc.) ont pour la plupart atténué leurs conclusions quant à l'économie hollandaise et anglaise; ils soulignent plutôt le rythme trop lent à leur avis de ce processus même dans les pays développés. La France, par contre, leur offre une preuve des plus convaincantes de l'existence de la crise du capitalisme (réduction de la production, baisse des prix, diminution des bénéfices, chômage etc.) et des conséquences de cette crise pour les structures sociales et politiques. En analysant l'économie française ainsi que ses liens avec celles des pays plus développés, l'auteur trouve des arguments contraires à ces théories. Les difficultés éprouvées à cette époque par le capitalisme européen ne doivent pas être considérées comme des crises de production et de marché. Elles proviennent de la nature même du système capitaliste à ses débuts, c'est-à-dire à l'époque des manufactures. Le rythme assez lent (en comparaison avec celui de l'industrie capitaliste, mécanisée) était inévitable à cause de la prépondérance du travail manuel dans les manufactures. Quant à la faiblesse relative des éléments capitalistes dans le volume entier de la production, elle provient de ce que les manufactures coexistaient avec toutes sortes de métiers dans les villes et le travail artisanal dans les campagnes. Il est à remarquer que la force 'économique d'un pays, c'est-à-dire le niveau de son évolution capitaliste, contribue, et de beaucoup, à la conquête des marchés étrangers. 

Quant à la France, l'exemple de son économie pendant les années cruciales 1610–1629 — la plupart des historiens considèrent ces décennies comme le début de la crise dans l'Europe entière — démontre que la cause principale de cette situation déplorable consistait dans la faiblesse de l'industrie capitaliste de France, incapable de soutenir la concurrence commerciale des Hollandais et des Anglais sur les marchés tant français qu'étrangers. Dans ces conditions, le mercantilisme était le moyen efficace non pas de surmonter la crise de la production capitaliste, mais de protéger les manufactures nationales contre la concurrence commerciale des pays plus développés et d'assurer par ce moyen leur domination sur le marché national ainsi que la participation lucrative des marchands français au commerce mondial.

L'auteur estime par conséquent que ce n'est pas une crise de la production capitaliste qui eut lieu au XVIIe siècle, mais plutôt une lutte économique — et politique — entre les pays où le capitalisme se développait de manière inégale.

La structure sociale était d'une complexité particulière en France, A côté des classes et des états médiévaux en désagrégation surgissaient déjà les éléments des classes futures de la société bourgeoise. Le haut clergé, l'aristocratie féodale et la noblesse d'épée, jouissant de privilèges nombreux, étaient — tant par leur origine que par leurs moyens d'existence, c'est-à-dire par le caractère féodal de leurs revenus et leur place dans la production sociale — des états purement féodaux quoique leur puissance politique s'était beaucoup affaiblie au cours des temps. Bourgeoise d'origine, la noblesse de robe s'était presque pleinement féodalisée quant à ses moyens d'existence (rentiers terriens, propriétaires d'offices); son ascension sociale, qui la mêlait de plus en plus à la noblesse d'épée et même à l'aristocratie, commençait de l'encliner vers ces états dans le plan politique aussi, mais ce n'était que le début de ce processus.

La bourgeoisie industrielle et commerciale, déjà nombreuse, mais pas assez riche, dépourvue des privilèges politiques et fiscaux espérait surmonter les obstacles économiques à l'aide de l'absolutisme, de ses mesures protectionnistes et en résultat de sa lutte avec les forces réactionnaires. Les masses populaires des villes et des campagnes, sur le chemin de perdre leur homogénéité relative du moyen âge, souffraient de plus en plus des impôts d'Etat et de l'exploitation tant féodale que capitaliste. Les contradictions assez accusées de classes, ainsi que celles des divers états entre eux, mettaient la société française en mouvement constant, mais elles ne servaient nullement à préparer la soidisant «situation révolutionnaire» des décennies 1640–1650. L'évolution capitaliste en France ne provoquait pas à cette époque des contradictions de classes tellement avancées que seule une révolution bourgeoise était capable de surmonter. La politique absolutiste était encore en général propice à la bourgeoisie (mesures mercantilistes, centralisation administrative et politique, lutte contre les forces réactionnaires et séparatistes etc.) qui était encore loin de former une classe nationale homogène et avait besoin d'un gouvernement puissant pour assurer ses intérêts économiques tant au dedans qu'en dehors du pays.

L'examen de la lutte politique des années 1610–1629 confirme ces conclusions. Elle se divise en deux étapes: 1) 1614–1620, 2) 1621–1629. La première période fut remplie par des guerres civiles dont l'aristocratie féodale et la noblesse d'épée, tant catholiques qu'huguenotes, étaient les promoteurs. Dans leur lutte contre le gouvernement pour obtenir la prépondérance politique elles ont subi un échec militaire. Pendant la seconde période c'était le gouvernement qui entreprit plusieurs campagnes militaires ayant pour but la ruine du parti politique des huguenots. Cette lutte de longue durée était indispensable à la victoire de l'absolutisme sur son ennemie politique — l'aristocratie féodale qui s'appuyait sur les réserves militaires et politiques considérables du parti huguenot.

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