Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]
Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]

Электронная книга - «Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]». Краткое содержание книги:

Dans la Galaxie, l’étoile MarcheArrêt représente une énigme : elle observe un cycle de deux cent cinquante ans, s’éteint pendant deux cent quinze puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio.
Le système de MarcheArrêt n’a jamais été exploré. Et voilà que deux expéditions, attirées par les signaux radio, s’y installent. L’une a été montée par les Qeng Ho, un peuple marchand qui parcourt l’espace en achetant et vendant des informations technologiques. L’autre par une civilisation violente et sadique, dite des Émergents, qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie. Son chef, Tomas Nau, cherche à se rendre maître de la planète des Araignées pour exploiter ses ressources. Il lui faut d’abord détruire la flotte Qeng Ho ou s’en emparer.
Mais parmi les Qeng Ho se cache une figure mythique, Pham Nuwen, né mille ans plus tôt, qui connaît tous les tours...
1 ... 143 144 145 146 147 148 149 150 151 ... 247
Перейти на страницу:

Trud ignora sa pantomime consternée.

— Non, Calorica, c’est bidon.

— Hé, Trud, dit Xin en riant, il y a vraiment une aire de lancement juste au sud de Calorica. Ces Araignées lancent des satellites.

— Mais non. Je voulais dire que la cavorite est bidon. C’est pour ça qu’on a réveillé Ezr de bonne heure.

Il remarqua la réaction d’Ezr et son sourire narquois s’élargit.

— Tu reconnais ce terme.

— Oui, c’est…

Trud continua sur sa lancée, peu désireux d’entendre des subtilités linguistiques.

— Encore une de ces références à la con inventées par les traducteurs, et plus obscure que les autres. Toujours est-il qu’il y a un an, des Araignées utilisaient des mines abandonnées dans l’altiplano au sud de Calorica pour essayer de trouver une différence entre la masse gravitationnelle et la masse inertielle. Avec ça, on se demande si ces créatures sont vraiment intelligentes.

— L’idée n’est pas stupide, dit Ezr, tant qu’on n’a pas procédé à deux ou trois expériences pour voir si ça marche ou pas.

Maintenant, il se souvenait du projet en question. Il s’agissait essentiellement de scientifiques tiefiens. Leurs rapports étaient pratiquement inaccessibles. Les traducteurs humains n’avaient jamais maîtrisé le tiefien comme ils maîtrisaient les langues de l’Accord. Xopi Reung et un ou deux autres auraient peut-être fini par parler couramment le tiefien, mais ils avaient été terrassés par l’épidémie galopante de sida mental.

Trud repoussa l’objection.

— Ce qui est stupide, là-dedans, c’est que nos Araignées ont fini par trouver une différence. Et elles ont affiché leur sottise, elles ont prétendu avoir découvert de l’antigravitation dans l’altiplano.

Ezr se tourna vers Jau Xin.

— Tu as entendu parler de ça ?

— Je crois.

Jau était songeur. Apparemment, l’affaire était restée confidentielle jusqu’à ce jour.

— Reynolt m’a envoyé deux fois chez les zombies. Ils voulaient savoir s’il y avait des anomalies dans les orbites de nos espiosats.

Il haussa les épaules.

— Bien sûr qu’il y a des anomalies. C’est comme ça qu’on dresse des cartes d’équidensités infrasuperficielles.

— Eh bien, poursuivit Trud, les Araignées en question ont eu environ une Msec de célébrité avant de s’apercevoir qu’elles ne pouvaient pas reproduire leur découverte miraculeuse. Leur rétraction nous est parvenue il y a quelques Ksec seulement.

Il gloussa.

— Les imbéciles ! Dans une civilisation humaine, leurs élucubrations n’auraient pas tenu une journée.

— Les Araignées ne sont pas stupides, dit Rita.

— Elles ne sont pas incompétentes non plus, renchérit Ezr. Certes, la plupart des sociétés humaines seraient très sceptiques en présence d’une information pareille. Mais les humains ont huit mille ans d’expérience en matière scientifique. Même une civi déchue, à supposer qu’elle soit assez avancée pour étudier ce type de questions, aurait des vestiges de bibliothèques qui contiendraient l’héritage humain.

— Ouais, c’est ça. « Les Araignées font tout pour la première fois. »

— Mais c’est vrai, Trud ! Nous savons que ce sont des débutants absolus. Nous ne connaissons qu’un seul cas vraiment comparable, notre propre ascension sur la Vieille Terre. Et les humains débutants se sont trompés tellement de fois !

— En fait, on leur rend un fier service en les annexant.

Arlo Dinh, un Qeng Ho, émit ce jugement avec toute la suffisance morale d’un Émergent.

Ezr acquiesça à contrecœur.

— Ouais, nos ancêtres de l’Aube de l’Humanité ont eu sacrément de la veine d’échapper au piège de la planète unique. Et les génies des Araignées ne sont pas meilleurs que ceux des premiers humains. Prenez ce Sherkaner Underhill. Ses étudiants ont réussi à faire marcher des tas de trucs, mais…

— Mais il est bourré de superstitions, compléta Trud.

— Exact. Il n’a aucune idée des limites de la conception des logiciels, et des limites du matériel. Il croit que l’immortalité et des ordinateurs quasi divins sont juste au tournant, avec rien qu’un peu plus de progrès technique. Ce type est une bibliothèque ambulante de Rêves déçus.

— Tu vois ! C’est exactement pour ça que tu es le chouchou de Reynolt. Tu sais à quels fantasmes les Araignées pourraient croire. Quand viendra le moment de les annexer, ça sera important.

— Quand viendra le moment…

Jau Xin grimaça un sourire. Sur le mur opposé, près du Tableau des Veilles, Benny avait une fenêtre « Pari Mutuel sur l’heure de la sortie ». Deviner le moment exact où ils quitteraient leur cachette, le moment où l’Exil serait terminé – c’était un sujet éternel de discussion chez Benny.

— Cela fait presque vingt années réelles que le soleil s’est rallumé. Je suis dehors souvent, comme vous le savez, presque autant que Qiwi Lisolet et ses équipes. En ce moment, le soleil est en déclin. Il nous reste quelques années seulement avant qu’il s’éteigne à nouveau. Les Araignées elles-mêmes se sont fixé une date-limite. Je parie qu’elles atteindront l’Ère de l’information en moins de dix ans.

— Non, dit Arlo. Elles ne seront pas assez avancées pour qu’on puisse prendre le pouvoir sans bavures.

— D’accord. Mais, en fin de compte, d’autres éléments risquent de nous forcer la main. Les Araignées ont démarré un programme spatial. Dans dix ans, nos activités – notre présence ici en L1 – seront impossibles à dissimuler.

— Et alors ? dit Trud. Si elles la ramènent un peu trop, on leur tapera dessus.

— Et on signera notre arrêt de mort, dit Jau.

— Vous déconnez, tous les deux, dit Arlo. Je parie qu’il ne nous reste même pas dix ogives nucléaires. Il me semble qu’on a épuisé les stocks… entre nous à une certaine époque…

— On a des armes à énergie dirigée.

— Oui, à condition d’être en orbite basse. Je vous dis qu’on pourrait les avoir au bluff, seulement…

— On pourrait balancer nos épaves sur ces saloperies.

Ezr et Rita Liao échangèrent un regard. C’était précisément le genre de discussion qui la faisait bouillir. Comme Jau et la plupart des gens autour de la table, Rita considérait les Araignées comme des personnes. C’était pour Trixia une victoire. Les Émergents, du moins ceux qui n’appartenaient pas à la classe des Subrécargues, envisageaient malaisément un génocide. En tout cas, Jau Xin avait certainement raison : que les Émergents disposent ou non de la puissance de feu adéquate, tout l’intérêt de la clandestinité était de créer un client qui puisse remettre en marche la mission. Liquider les habitants de la planète n’avait de sens que pour des détraqués comme Ritser Brughel.

Ezr se cala sur son siège et se retira de la discussion. Il avait repéré le nom de Pham sur le Tableau de Veille ; encore quelques jours, et ils auraient leur premier véritable tête-à-tête. Prends ton temps et sois patient ; rien ne presse. D’accord. Il espérait que le Club des débats passerait à un sujet plus intéressant, mais même ces absurdités avaient une résonance agréablement familière. Ce n’était pas la première fois qu’Ezr se rendait compte qu’il avait là une sorte de famille, ou presque, une famille qui discutait interminablement de problèmes qui ne changeaient jamais. Il s’entendait même avec les Émergents, et eux avec lui. C’était presque une vie normale… Il regarda à travers le treillis de lianes qui remplissait les espaces entre les tables. Les fleurs étaient en fait légèrement parfumées – mais rien à voir avec la peinture nauséabonde que Hunte avait une fois essayée. Ah ! Une brèche s’ouvrit dans les frondaisons parfumées et son regard porta jusqu’à la cuisine de Benny tout en bas du bistrot. Il commença à lui faire signe. Peut-être qu’il pourrait avaler un peu de vraie nourriture, après tout. Puis il entrevit un pantalon à carreaux et une vareuse à fractilles.

1 ... 143 144 145 146 147 148 149 150 151 ... 247
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)