Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La grande mascarade parisienne - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La grande mascarade parisienne

Электронная книга - «La grande mascarade parisienne». Краткое содержание книги:

La grande mascarade parisienne
1 ... 123 124 125 126 127 128 129 130 131 ... 165
Перейти на страницу:

— Je suis préparée...

— Vous avez une fille, M lle Lucie, artiste lyrique...

— Oui.

— Eh bien, M mo Friol, je viens tout simplement vous la demander !... Excusez-moi, si je ne suis pas en habit, j'arrive de voyage!...

— Me demander ma fille ?...

— Alfred, je reviendrai!

— En mariage, M mc Friol ! en légitime mariage !

— En mariage, ma fille, vous, monsieur Cabassol...

— En mariage, et tout ce qu'il y a de plus légitime mariage... Je parle devant un notaire, je ne me permettrais pas d'attenter à son caractère auguste par quelque chose qui ne serait pas légitime!... en légitime mariage donc... mais pas pour moi...

— Pas pour vous?

— Oui, madame Friol, je ne suis qu'un ambassadeur, ce n'est pas moi qui brigue l'honneur de devenir votre gendre...

— Monsieur Cabassol, vous voulez plaisanter...

— Jamais, madame!... j'accomplis ma mission et voilà tout. Madame Friol, j'ai l'iionneurde vous demander la main de M Lucie Friol, voire fdle, pour M. Bezucheux de la Fricottière qui l'aime à en perdre le peu de cervelle qui lui reste !

— Bezucheux. de la Fricottière, mais je le connais, je l'ai vu quand j'étais la tante de M me Griquetta.

— Madame Friol, vous devez faire erreur, vous vous trompez de Bezucheux! vous connaissez Bezucheux fds, moi je vous parle de M. de la Fricottière le père... Soixante-cinq ans, un château en Touraine et légèrement ramolli...

— Ah ! ah ! ah ! fit lentement madame Friol, légèrement ramolli, alors c'est sérieux.

— Tout ce qu'il y a de plus sérieux. Voulez-vous devenir châtelaine en Touraine ? dites oui et vous alliez le sang des Friol au nohle sang des la Fricottière... Vous ne voulez pas risquer de faire le malheur de votre fille en refusant votre consentement... elle est majeure, nous vous ferions des sommations respectueuses!

— Laissez-moi me remettre... Voyons, vous ne plaisantez pas?

— Madame Friol, vous me faites de la peine!

— C'est bon, je vous crois. D'ailleurs, je m'attendais à quelque chose, il y a trois semaines, comme je croyais encore ma fille en Amérique avec son cabotin...

— Oui, oui, je sais, vous m'avez raconté cela dans le temps.

— 11 y a trois semaines donc, je reçus une lettre timbrée de Ghinon (Indre-et-Loire) dans laquelle ma fille m'avertissait qu'elle aurait sous peu à me demander un consentement, sans me donner le moindre petit détail et sans me dire qui elle épousait. Je trouvais cette cachotterie dégoûtante de la part d'une fille... mais je comprends tout...

— En un mot, gouvernante depuis quelques six mois du sire de la Fricottière, elle va monter en grade et devenir madame Bezucheux de la Fricottière. Je vous l'ai «lit, soixante-cinq ans, château en Touraine, belle collection d'ancêtres, et légèrement ramolli... Voilà-le signalement de votre futur gendre. L'acceptez-vous?

— Parbleu !

— Eh bien, la place de la belle-mère du sire de la Fricottière est au château dudit, à la Fricottière, arrondissement de Ghinon (Indre-et-Loire). Exigez un appartement avec vue sur le parc et si madame votre fille fait des façons pour vous l'offrir, faites valoir vos droits.

— Et ma loge?

— Allez-vous conserver une loge de concierge à Paris avec un château en Touraine?... Allons donc ! je vous engage même à ne pas parler de celte loge à votre gendre, ces vieilles familles ont des préjugés... Tenez, madame Friol, pendant que mon ami M a Taparel va s'en aller donner quelques instructions à ses clercs, nous allons causer franchement, en vieux amis...

— Causez tranquillement, dit M. Taparel en se dirigeant vers l'étude.

— M m0 Friol, que viens-je d'apprendre? vous faites de la peine à M fi Taparel? je viens ici, je lui parle de vous et de M. de la Fricottière, et il me raconte ses tourments...

— Qu'est-ce que vous voulez ! Vous savez que j'ai perdu ma position de tante d'actrice, M me Griquetta n'était pas raisonnable... sous prétexte dïndis-

Criquetla me donna mes huit jours.

crétions commises, elle m'a donné mon compte. Alors un monsieur de ses amis à qui j'avais rendu quelques petits services...

— Ah ! bon, vous aviez été indiscrète... à son profit 1

— Il était si aimable, toujours des cadeaux... et des attentions... et des parties de bézigue où il perdait toujours, ça me faisait de la peine de le tromper! vrai, je me le reprochais comme si c'était moi!... alors un jour qu'il arrivait sans être attendu, je lui glissai dans l'oreille : — Voyez dans le placard du cabinet de toilette ! Voyez dans le placard !

— Et? demanda Gabassol.

— Et il y avait justement quelqu'un dans le placard ! Mon protégé flanqua une paire de gifles, et le lendemain reçut un coup d'épée dans l'épaule. Il se montra pour moi plein de reconnaissance; comme Griquetta m'avait donné mes huit jours, il me fit offrir la place de concierge dans une de ses maisons. C'était au-dessous de moi, mais j'étais sur le pavé, j'acceptai ! J'arrive, je m'installe et je fais ma petite visite de politesse à mes locataires... ils ne me l'ont pas tous rendu, les imbéciles ! J'arrive chez M 0 Taparel, le nom m'avait rendu toute chose, mais je ne me doutais pas encore... dans L'étude j'entends lire un acte : Par devant M c Sébastien-Désiré-Alfred Taparel et son collègue, etc.. je faillis pousser un cri, je me souvenais de mon Alfred du Prado, de la Chaumière, de Robinson!... ce monstre d'Alfred!... mafoi, j'entrai dans son cabinet... c'était bien lui, un peu changé, mais c'était lui! Le misérable ne me reconnut seulement pas! Je fus obligée de lui rappeler tout, de lui dire : Eh bien, oui, c'est moi, Flora, la reine de chez le père la Hire, la belle Flora de qui vous avez ravi le cœur, en 47, par la façon étourdissante avec laquelle vous pinciez un cavalier seul étincelant et pharamineux...

— Bon, je sais tout cela... mais pourquoi tourmenter ce pauvre Taparel?...

— Dame, écoutez donc... je voudrais faire arriver Alfred à améliorer sérieusement ma position!... Vous savez, maintenant, j'ai l'expérience de la vie... ah! si on pouvait recommencer son existence ! je n'aimerais que des avocats, ils deviennent députés et quand ils sont ministres... ils peuvent offrir un bureau de tabac à l'ange de leur jeunesse...

— Bon ! vous allez être châtelaine, ça vaut mieux qu'un bureau de tabac, vous allez partir pour la Fricottière...

— Mais ma loge!... mille francs et logée!...

— Je vous croyais plus intelligente... La belle-mère de M. de la Fricottière doit faire oublier qu'elle a tiré le cordon ! je me charge d'obtenir de M e Taparel à titre d'indemnité une bonne somme pour vous permettre de figurer avec honneur dans le grand salon de la Fricottière... Est-ce entendu?

— Allons c'est entendu! vous dites la Fricottière, par Ghinon?

— Gare d'Orléans!...

— Je me sauve, arrangez l'affaire avec M 8 Taparel. — Ma fille va donc enfin me récompenser de l'excellente éducation que je lui ai donnée. L'éducation! l'éducation! il n'y a que cela, monsieur Cabassol. Une jeune personne qui a de l'éducation est à la hauteur de toutes les situations... Je file chez mon gendre 1

Vengeance féminine. — Comment le vitriol faillit détériorer le physique par trop séduisant de M Mitaine. — La fin du procès. — Opérations extrêmement délicates de la liquidation Badinard.

Ouf ! M 0 Taparel avait enfin retrouvé la tranquillité, sa persécutrice, M mo Friol, avait quitté sa loge, et brillamment requinquée, suivant son expression, grâce à une indemnité pécuniaire offerte par son ex-Alfred, elle était partie pour la Fricottière !

1 ... 123 124 125 126 127 128 129 130 131 ... 165
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)