Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La grande mascarade parisienne - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La grande mascarade parisienne

Электронная книга - «La grande mascarade parisienne». Краткое содержание книги:

La grande mascarade parisienne
1 ... 121 122 123 124 125 126 127 128 129 ... 165
Перейти на страницу:

Le lendemain de la démarche que, par une attention pleine de respect filial, Bezucheux avait faite au château de la Fricottière, toute la bande quitta le Lion-Rouge et partit pour la Bretagne. II e Mitaine, que rien ne retenait plus aurait pu retourner à Paris, où M me Mi-laine dépérissait en son absence, mais il ne put se résoudre à quitter ses nouveaux amis. Cabassol l'avait dit, cet avoué était sur une pente fatale! L'affaire Badinard l'avait perdu!

Il se contenta denvoyer de nouvelles instructions à ses clercs et d'écrire à M™ Mitaine pour l'avertir que des complications imprévues de l'affaire Be-zuclieux le retenaient encore en province. —Et il partit, toujours accompagné de la petite Billy.

Excursions en Bretagne.

Notre héros Cabassol, toujours mélancolique et solitaire, prit part à toutes les joyeuses parties qui signalèrent cette excursion en Bretagne— 11 déjeuna sur l'herbe, en bateau ou dans les bons hôtels ; il soupa à côté de Criquetta, de Renée Trompette, de Billy et des autres aimables dames de compagnie des voyageurs; il visita dans les landes bretonnes les collections de menhirs et de dolmens; il pécha la sardine de Nantes; il assista au pardon de Saint-Plouga-dec, le tout sans parvenir à dissiper la mélancolie qui l'assombrissait.

En revenant d'une partie de pêche aux crevettes dans les sables de Kar-badouc, où les dames, pieds nus et jupes relevées, avaient couru sur la grève et sauté dans la vague avec des cris de pensionnaires en vacances, Bezucheux et Cabassol trouvèrent des lettres à l'auberge. L'avoué de Ghinon apprenait à Bezucheux que l'interdiction de monsieur son père allait être prononcée le lendemain ou le surlendemain au plus tard et lui demandait ses dernières instructions,

La lettre reçue par Cabassol venait de M. Miradoux. Elle était laconique et inquiétante. Qu'on en juge!

Cher monsieur et ami, M c Taparel m'attriste et m'inquiète. —11 a quelque chose ! Il maigrit, il blêmit, il gémit sans cause apparente, même aux yeux clairvoyants de l'amitié. J'attribuais d'abord ces phénomènes à la délétère influence de l'affaire Badinard, mais l'autre jour M° Taparel, interrogé par moi sur les causes de sa tristesse morbide, m'a répondu quand j'ai mis en avant le procès Badinard : Si ce n'était que cela! !! Qu'est-ce que cela peut-être, grand Dieu !

Je fais appel à votre amitié et je vous dis : Venez, peut-être à nous deux découvrirons-nous quelque chose!

Recevez mes bien sincères amitiés, Miradoux.

— Fichtre! s'écria Cabassol à cette lecture, si ce n'était que cela! que diable le pauvre M e Taparel peut-il bien avoir? Est-ce une complication nou-véliè «le l'affaire Badinard qui nous menace et se tourmente-t-il pour moi?... ne serait-ce pas Tulipia?... je le saurai demain!

— Mes entants ! dit-il à ses amis; je regrette fort d'être obligé de m'arra-clier de vos bras, mais un devoir impérieux m'appelle, je pars ce soir!

— Moi aussi, un devoir impérieux! s'écria Bezucheux, on interdit papa demain, il faut que nous soyons tous là-bas...

— Moi, je vais à Paris!

— Comment, mon petit bon, tu nous lâches, tu vas manquer l'interdiction de papa! c'est bien mal... Voyons... veux-tu que je fasse traîner l'interdiction une huitaine pour que tu puisses voir ça? papa attendra bien jusque-là...

— Merci, mon ami, je suis touché de ton offre, mais je ne veux pas en profiter... d'ailleurs, tu sais, ça gênerait peut-être l'élection de M. de la Fri-cottière...

— Tu as raison, je n'ai pas le droit de faire poser papa... je t'écrirai, je le raconterai l'affaire.

Toute la société Bezucheux de la Fricottière prit le train le soir même — B<zucheux et compagnie bifurquèrent sur Chinon, pendant que Cabassol continuait sa route vers Paris. Le lendemain à onze heures, Cabassol se présentait a l'étude Taparel.

— A la bonne heure! fit Miradoux en lui tendant la main, je vous attendais...

— Eh bien? demanda Gabassol.

— Eh bien, cette inexplicable mélancolie le lient toujours ! il paraît à peine à l'étude et reste enfermé chez lui...

— Enfin, que soupçonnez-vous?

— Rien!... tout va bien, le calme se fait sur l'affaire Badinard, cet horrible procès a cessé de passionner Paris, c'est à peine si de loin en loin quelque journal parle encore des soixante-dix-sept vengeances de feu Badinard, les « travaux de Cabassol », comme disent les chroniqueurs judiciaires. Entrez dans son cabinet et voyez vous-même.

Pèche aux crevettes.

Gabassol frappa discrètement à la porte de M e Taparel; ne recevant pas de réponse il attendit une minute, puis entra tout de même. — M e Taparel était là. Assis dans son grand fauteuil de cuir, le menton dans sa main, il regardait mélancoliquement le bois de son bureau ou le tapis de son cabinet. Miradoux n'avait pas exagéré, il avait pâli et maigri.

— Eh bien? fit Cabassol en déposant brusquement son chapeau sur le bureau, quoi donc, mon cher M e Taparel?

M e Taparel sursauta.

— Tiens, c'est vous, dit-il, c'est vous, malheureuse victime du procès Badinard.

— Et vous aussi, vous êtes une malheureuse victime du procès Badinard ! J'accours, Miradoux m'a tout dit... humeur noire, tristesse, mélancolie... Voyons, que se passe-t-il? sommes-nous menacés de nouveaux procès, est-ce une complication de l'affaire.,.

— 11 s'agit bien de cela !

— Vous m'effrayez 1

— Mon cKer ami, moi seul suis en cause, moi seul... tenez, je vous dirai tout...

— Qui est-ce qui vous tourmente?

— Vous voulez le savoir? Eli bien... eh bien, c'est ma nouvelle concierge!

— Votre nouvelle concierge ! s'écria Cabassol en éclatant de rire, et voilà pourquoi...

— Ne riez pas !... si vous saviez... je vais tout vous dire... ou plutôt non, je l'entends, la voilà... elle passe par mes appartements... elle abuse de la position, la misérable!... tenez, entrez dans ce petit cabinet, vous allez tout savoir... la voilà, sUencé!

— Il devient fou, se dit Cabassol en entrant dans le petit cabinet, il devient fou, c'est clair... mais voyons toujours...

La porte reliant le cabinet de M e Taparel à ses appartements venait de s'entrebâiller et une voix avait dit :

— Voilà le courrier de monsieur, monsieur veut-il me permettre d'entrer?

— Si vous voulez, articula faiblement M e Taparel.

— Monsieur est seul?

— Oui...

— Bon, voilà le courrier... Bonjour, Alfred!

— Bonjour... Flora!...

— Alfred! pensa Cabassol, ô ciel! elle l'appelle Alfred... et il l'appelle Flora!... sa concierge!... Quel affreux mystère...

— Comme vous dites cela, Alfred, reprit la concierge, ma petite visite vous contrarie donc?

— Au contraire... je suis... charmé... mais c'est que...

— Ab! je vois bien, ça vous contrarie!... je venais causer du bon vieux temps... hein! notre vieux Prado, c'est bien loin...Vous n'étiez pas comme ça, en 47, quand nous faisions tous les deux l'ornement du Prado, quel gaillard vous étiez... voulez-vous mon opinion, Alfred?

— Dites...

— Eh bien, vous avez perdu!... je suis sincère... vous leviez la jambe comme pas un des étudiants de la Grande-Chaumière... Vous n'en feriez plus autant! Vous souvenez-vous du soir où le père La Hire vous a flanqué à la porte pour cause de cancan excessif...

— Je commence à comprendre, se dit Cabassol, c'est un vieux souvenir de la vie d'étudiant de M e Taparel... c'est drôle, mais il me semble que je reconnais la voix de cette ex-cascadeuse!...

1 ... 121 122 123 124 125 126 127 128 129 ... 165
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)