Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Современная русская и зарубежная проза » Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Электронная книга - «Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi». Краткое содержание книги:

Hortense est à Londres et c'est toujours hyper compliqué entre elle et Gary.
Mais dans le monde de la mode, elle se débrouille pour avancer.
Hortense n'a aucun scrupule, a un but, et y arrive systématiquement.
Et puis Gary est assez sexy avec sa musique et sa détermination.
Joséphine est à Paris.
Elle fait la bonne mère de famille, soutient son HDR, peine à se remettre à l'écriture...
Et a une vie sentimentale proche du néant.
Zoé, la petite dernière, grandit et s'épanouit tandis que Shirley, outre Manche, se sent vieille, inutile et refuse d'aimer.
Philippe et Alexandre sont aussi à Londres et méditent sur la vacuité de l'existence.
Marcel et Josiane cohabitent avec un surdoué, c'est pas évident mais assez marrant.
Et la méchante Henriette est maintenue en vie par son avarice et sa perversité.
1 ... 122 123 124 125 126 127 128 129 130 ... 205
Перейти на страницу:

— Il faudrait que je passe par un collègue des RG, dit Garibaldi.

— Des Renseignements généraux ? traduisit Joséphine.

— Oui.

— Et c’est légal ?

Garibaldi hésita puis déclara :

— Légal n’est pas le bon mot… Disons que cela peut être considéré comme un échange de services…

— C’est-à-dire ?

Il laissa passer un long moment sans parler.

— Vous n’êtes pas obligé de me répondre…

— Un instant, je vous prie…

Elle entendit le bruit d’une porte qui s’ouvrait, une voix qui s’élevait, Garibaldi qui répondait. Elle attendit en marchant dans son salon. Du Guesclin s’était emparé de sa laisse et l’avait laissée tomber à ses pieds. Elle lui sourit et lui montra le téléphone. Remit la laisse sur le petit meuble de l’entrée. Du Guesclin, dépité, alla se coucher en soufflant devant la porte, le museau posé sur ses pattes de devant, l’œil dardé sur elle, plein de reproche.

— Mais je n’ai pas que ça à faire, mon vieux Doug ! lui murmura-t-elle.

— Madame Cortès ?

— Oui, je suis là…

— J’ai été interrompu… Alors… Imaginons que j’aie rendu un service à un collègue des RG, un jour… Imaginons que j’aie travaillé avec lui sur une affaire de trafic de drogue, par exemple, et que, lors d’une perquisition chez un dealer, je l’aie vu prendre des liasses de billets qui se trouvaient sur une table et les mettre dans sa poche…

— Oui…, disait Joséphine en suivant le cheminement de la pensée de Garibaldi.

— Imaginons que je lui aie dit que je fermais les yeux s’il remettait tout en place et imaginons que je lui aie proposé de lui prêter cet argent, imaginons qu’il ait accepté et qu’il m’en ait été reconnaissant…

— Cela arrive souvent ce genre de…

— J’ai dit « imaginons »…

Joséphine battit en retraite et s’excusa.

— Ne vous excusez pas… On ne gagne pas beaucoup d’argent dans la police. Et souvent on est tenté de prendre de la drogue ou de l’argent pour améliorer l’ordinaire. La drogue, pour la revendre, et l’argent, parce qu’on traverse une période difficile, qu’on est en plein divorce ou qu’on a acheté un appartement dont on ne peut plus honorer les traites…

— Vous avez déjà fait ça ?

— Piquer du pognon ou de la drogue ? Non, jamais.

— Je voulais dire… Vous avez déjà surpris un collègue qui…

— Ça, c’est mon affaire, madame Cortès. Disons que je vais m’arranger et que je vais essayer de retrouver votre homme à partir de vos renseignements…

— Ce serait formidable ! s’exclama Joséphine. Je pourrais aller le trouver et…

— S’il veut bien parler… S’il a jeté ce carnet à la poubelle, c’est parce qu’il voulait se débarrasser de son passé…

— Je peux toujours essayer…

— Vous ne renoncez pas facilement, madame Cortès…

Joséphine sourit.

— Vous semblez timide, effacée, peu sûre de vous, mais au fond, vous êtes entêtée, coriace…

— Vous exagérez un peu, non ?

— Je ne crois pas. Vous avez l’audace des timides… Dites-moi les noms auxquels vous pensez et je vous dirai si je trouve quelque chose…

Joséphine réfléchit et énuméra des noms :

— M. Dumas… Il vit dans l’immeuble B, à la même adresse que moi… mais celui-là, je ne pense pas que…

— Attendez, que je prenne un papier et que je note…

Ils furent à nouveau interrompus par une voix qui demandait un renseignement à Garibaldi. Elle l’entendit répondre, attendit qu’il eût fini pour reprendre :

— M. Boisson…

— Comme un Coca ?

— Sauf qu’il ne pétille pas beaucoup ! Je ne pense pas non plus que ce soit lui…

— Faut se méfier des volcans éteints ! dit Garibaldi.

— Il habite dans mon immeuble, côté A. Mais je l’imagine mal vivant une histoire d’amour semblable à celle de Petit Jeune Homme… Il a l’air fermé à double tour et doit être allergique à la fantaisie.

— Qui d’autre ?

— M. Léger. Yves Léger. Il a emménagé dans l’appartement de Lefloc-Pignel avec un compagnon plus jeune que lui. Il porte des gilets de toutes les couleurs et de grands cartons de dessinateur… Lui, au moins, il a l’air vivant.

— Ça ressemblerait davantage à notre homme…

— C’est ce que je pense aussi. Mais bon… Ce n’est pas parce qu’il est homosexuel que…

— C’est vrai, concéda Garibaldi.

— Et M. Sandoz… Vous savez le monsieur qui nous a aidés à refaire la loge d’Iphigénie, la concierge… Je ne sais pas où il habite, mais d’après Iphigénie, il triche sur son âge et…

— Il ne serait pas le seul !

— Je n’y crois pas trop…

— On verra bien…

— Et enfin, M. Pinarelli… Toujours dans mon immeuble. Lui non plus, je n’y crois pas beaucoup…

Garibaldi éclata de rire.

— En fait, vous ne croyez à aucun des hommes que vous avez mentionnés !

— C’est le problème… Aucun ne semble faire l’affaire.

— Et si c’était un autre ? Quelqu’un qui aurait jeté ce carnet dans les poubelles de votre immeuble pour qu’on ne remonte jamais jusqu’à lui ? C’est ce que j’aurais fait, moi. Cela me paraîtrait plus prudent si je voulais faire disparaître quelque chose…

— Ça m’embêterait beaucoup…

— Je ne veux pas vous décourager, mais cela me semble plus vraisemblable…

— Vous avez sûrement raison… mais je me dis aussi qu’il y avait très peu de chances pour que quelqu’un trouve ce carnet. Si Zoé n’avait pas éclaté en sanglots à l’idée de ne plus jamais revoir son cahier noir, je n’aurais pas fouillé les poubelles… Ce n’est pas une activité à laquelle je me livre tous les soirs.

— Très juste…

— Combien de personnes à Paris plongent dans les poubelles pour retrouver le cahier de leur fille ?

— Il y a plein de gens qui font les poubelles à Paris, vous savez…, dit-il sur un ton de léger reproche.

— Je sais, dit Joséphine, je sais… Mais ça ne se mange pas un carnet noir…

— Dites, madame Cortès, expliquez-moi ce que vous allez faire une fois que vous l’aurez identifié… Si je retrouve cet homme…

— J’aimerais le voir, lui parler, savoir ce qu’il a fait de son rêve. J’ai peur pour lui quand je lis. J’ai peur qu’il ne souffre terriblement. Et je voudrais enfin savoir s’il a trouvé sa place derrière le brouillard…

Elle raconta l’histoire du copain Fred et du gratte-ciel. Elle eut envie de demander à Garibaldi s’il avait trouvé sa place derrière le brouillard.

— C’était un rêve, son histoire avec Cary Grant. Si vous saviez l’espoir que cette rencontre a fait naître en lui… J’ai besoin de détails pour nourrir mon histoire et on n’est jamais mieux servi que par la réalité.

— C’est ce que je vous avais dit quand on s’était rencontrés. La réalité est souvent plus forte que la fiction… Je viens juste de terminer une enquête. Une jeune femme tuée en plein supermarché par un homme dont elle ignorait tout. Poignardée sous les yeux de la caissière. Quand on a arrêté son meurtrier, il a juste dit « elle méritait pas de vivre, elle était trop belle ». Vous le mettriez dans un roman policier, ça ?

Joséphine secoua la tête et murmura :

— Non, impossible.

— Et vous auriez raison ! L’argument semblerait trop mince pour un crime.

— Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un crime. Au contraire… C’est l’histoire d’une rencontre et moi, je crois qu’on grandit grâce aux rencontres que l’on fait.

— Si on sait les accepter… Beaucoup de gens laissent passer les belles rencontres de peur qu’elles changent leur vie, qu’elles les entraînent sur un chemin inconnu.

1 ... 122 123 124 125 126 127 128 129 130 ... 205
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)