La Bible amusante
- Автор: Таксиль Лео
- Год: 1904
- Язык: французский
- Жанр: Прочее юмористическое
Электронная книга - «La Bible amusante». Краткое содержание книги:
«On dressa donc ce potage, et quelques-uns des fils des prophètes se mirent à en manger; mais, dès les premières bouchées, ils crachèrent et crièrent à Élisée: Homme de Dieu, tu as mis la mort dans cette marmite! Et ils refusèrent tous d’en manger. Alors, Élisée dit: Qu’on me donne un peu de farine. Il jeta trois pincées de farine dans la marmite, et il dit: Le peuple mangera de ce potage; qu’on le lui distribue. Et les hommes du peuple mangèrent volontiers; car qui sortait de la marmite d’Élisée était devenu très bon.» (4:38-41)
«Or, il vint un homme de Baal-Salisa qui apporta au prophète les prémices de sa récolte, savoir, vingt pains d’orge et du grain en épi avec sa paille. Élisée dit: qu’on distribue cela à ce peuple, afin que tous mangent à leur appétit. Mais Guéhazi lui répondit! Comment veux-tu qu’on distribue ceci? même en le partageant très menu; il n’y a pas de quoi en donner à cent personnes. Elisée reprit: Donne, te dis-je, donne à ce peuple, et qu’ils mangent; car l’Éternel me fait savoir qu’ils mangeront et qu’il y en aura de reste. On distribua donc le pain au peuple, et chacun prenait dans le tas, et il y avait toujours du pain pour ceux qui se présentaient ensuite; ils mangèrent tous à leur appétit, et ils en laissèrent beaucoup.» (4:42-44)
Ce qu’il y a de plus remarquable dans ce miracle, c’est qu’il fut, plus tard, imité par le Christ; mais alors, Élisée, étant mort et enterré depuis longtemps, ne put intenter au fils de Marie un procès en contrefaçon.
Le chapitre 5 est consacré à l’histoire de Naaman, encore un de ces personnages censément fort connus, au dire de la Bible, mais dont aucun historien n’a parlé.
«En ce temps-là, vivait Naaman, général en chef des armées de Syrie, homme très puissant auprès de son roi, et qui était très honoré dans son pays, parce que les Syriens lui devaient leur délivrance; ainsi l’avait voulu Jéhovah; mais cet homme fort vaillant était lépreux. Or, sa femme avait à son service une jeune fille juive, qui avait été prise par des voleurs syriens dans une incursion sur les terres du roi d’Israël. Cette jeune fille dit donc à sa maîtresse: Je souhaiterais fort que mon seigneur Naaman se présentât devant le prophète qui demeure à Samarie; celui-là aurait bientôt fait de le guérir de sa lèpre.» (v. 1-3)
Ces paroles ayant été répétées au général, celui-ci demanda à son roi un congé, qui lui fut accordé; le roi de Syrie lui promit, en outre, d’envoyer au roi d’Israël une lettre d’amitié, afin qu’il ait bon accueil dans le pays. Naaman partit, emportant dix talents d’argent, six mille pièces d’or et dix tuniques de rechange (v. 4-5). Mais voici que le roi de Syrie avait commis un quiproquo. Quand le roi d’Israël, Joram, ouvrit la lettre, il y lut ceci:
«Dès que cette lettre te sera parvenue, tu sauras que je t’ai envoyé mon général Naaman, afin que tu le guérisses de la lèpre.» (v. 6)
On comprend la stupéfaction de Joram à cette lecture; mais on comprend moins la manière dont il prit la chose, au dire de la Bible:
«Dès que le roi d’Israël eut lu la lettre, il déchira ses vêtements en s’écriant: Suis-je un dieu ayant le pouvoir de faire mourir et de rendre la vie, pour que ce roi envoie vers moi un homme à guérir de la lèpre? Allons, le roi de Syrie me cherche une querelle.» (v. 7)
Heureusement, Elisée eut connaissance de ce qui se passait, et il fit dire à Joram qu’il n’avait qu’à lui envoyer Naaman. Sept bains dans le Jourdain, suivant l’ordonnance d’Elisée, débarrassèrent complètement le brave général de sa lèpre: «au septième bain, sa chair lui revint semblable à la chair d’un petit enfant». A vrai dire, Naaman avait été d’abord surpris de l’ordonnance du prophète: il ne pensait pas être venu de si loin pour avoir à se baigner purement et simplement; il y avait, pensa-t-il, de beaux fleuves à Damas qui auraient pu le guérir; mais on lui fit comprendre que ces fleuves n’avaient pas la vertu du Jourdain, purifiante par la vertu d’Élisée.
Aussitôt guéri, il vint remercier le prophète: «Maintenant, je connais, lui dit-il, qu’il n’y a, dans toute la terre, pas de vrai dieu autre que celui qui est en Israël. C’est pourquoi, je t’en prie, accepte les présents de ton serviteur.» Élisée refusa ces présents, malgré les instances de Naaman (v. 8-16).
«Naaman dit encore au prophète: Je ne ferai plus d’holocaustes à d’autres dieux; mais je te demande de prier ton dieu de me pardonner ceci: quand le roi mon maître entrera dans le temple de Remnon pour s’y prosterner devant le dieu des Syriens, il faudra que je me prosterne avec lui; que Jéhovah veuille donc me pardonner, chaque fois que je me prosternerai avec mon roi devant Remnon. Élisée lui répondit: Que ton âme soit en paix.» (v. 17-19)
Mais le désintéressement d’Élisée dans ces circonstances ne faisait pas l’affaire de Guéhazi, son domestique. Quand Naaman fut parti, Guéhazi courut après lui, le rejoignit dans la campagne et lui dit: Élisée mon maître n’a rien voulu pour lui; mais deux jeunes fils de prophètes très pauvres viennent de lui arriver d’Ephraïm; c’est pourquoi Élisée te prie de me remettre, pour ces jeunes gens, un talent d’argent et deux tuniques de rechange. Naaman, tout joyeux, donna à Guéhazi, non pas un, mais deux talents, et les deux tuniques. Rentré chez lui, Guéhazi fut puni de son indélicatesse: la lèpre, dont le général avait été débarrassé, était passée sur lui. (v. 20-27)
Élisée accomplit encore de nombreux miracles.
Un de ces personnages que l’auteur sacré désigne sous ce nom vague de «fils de prophètes», se trouvant sur les bords du Jourdain, coupait du bois, un beau jour. «Mais il arriva que, tandis qu’il abattait une pièce de bois, le fer de sa cognée tomba dans l’eau; il s’écria: Hélas!… Élisée lui dit: Où ton fer est-il tombé? L’autre lui montra l’endroit. Alors Élisée coupa un morceau de bois, le jeta là, et aussitôt le fer vint à nager à la surface de l’eau.» Le fils de prophète n’eut qu’à le prendre et à le rajuster au manche (6:1-7). Le miracle aurait été encore plus beau si le fer était venu se rajuster lui-même.
Autre miracle, qui montre à quel point Jéhovah protégeait Élisée:
«Or, le roi de Syrie, pendant la guerre qu’il faisait à Israël, tenait conseil avec ses officiers, et l’on arrêtait que le camp serait établi en tel endroit. Mais Élisée envoyait prévenir aussitôt le roi d’Israël; et Joram prenait des mesures en conséquence, d’après ce que lui avait révélé l’homme de Dieu; il était ainsi toujours sur ses gardes, et ceci se produisit plus d’une et deux fois. Le cœur du roi de Syrie en fut troublé; il réunit ses officiers et leur dit: Il faut découvrir quel est celui des nôtres qui prévient le roi d’Israël de tout ce que nous avons résolu de faire. L’un des officiers lui répondit: Seigneur, il n’y a pas de traître parmi nous; mais Elisée le prophète, qui est en Israël, sait tout ce que nous disons et révèle au roi Joram les paroles mêmes que tu dis la nuit dans la chambre où tu couches. Le roi de Syrie dit alors: S’il en est ainsi, il faut savoir où est cet Élisée, afin que nous nous emparions de lui; c’est la chose la plus importante pour le succès de notre guerre. On vint apprendre au roi qu’Élisée était à Dothan, et il envoya là des chevaux et des chariots, et des troupes nombreuses, qui, à la faveur de la nuit, environnèrent la ville. Et voici que le serviteur du prophète, s’étant levé de grand matin et ayant vu la ville cernée par l’armée syrienne, vint le rapporter à Élisée, en lui disant: Hélas! comment nous en tirerons-nous? Élisée lui répondit: N’aie pas peur; car ceux qui sont avec nous sont en plus grand nombre que ceux qui sont avec eux. Et le prophète fit cette prière à l’Éterneclass="underline" O Jéhovah, ouvre les yeux de mon serviteur, afin qu’il voie. Alors, le serviteur, ayant eu les yeux ouverts par Dieu, regarda et vit que la montagne était couverte de chevaux de feu et de chariots de feu tout autour d’Élisée. Ensuite, les troupes syriennes descendirent pour prendre le prophète, et Élisée dit à Jéhovah: O Éternel mon Dieu, je t’en prie, frappe ces soldats ennemis d’aveuglement. Aussitôt, les soldats syriens devinrent aveugles. » (v. 8-18)