Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Prestimion le Coronal [Lord Prestimion - fr]
Prestimion le Coronal [Lord Prestimion - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Prestimion le Coronal [Lord Prestimion - fr]

Электронная книга - «Prestimion le Coronal [Lord Prestimion - fr]». Краткое содержание книги:

Vainqueur de la guerre des Sorciers, Prestimion, qui a manqué d’y perdre la vie, a payé chèrement le titre de Coronal. La fine fleur de Majipoor a été décimée, le monde ravagé, et la belle Thismet, la grande passion de Prestimion, est morte dans les combats.
Prestimion a décidé de rendre la paix à la planète géante et d’effacer de toutes les mémoires, avec l’aide de deux mages, le souvenir du conflit atroce et de tous ceux qui ont péri. Seuls deux de ses compagnons d’armes et lui-même en garderont la trace indélébile dans leurs souvenirs.
Mais comment Prestimion pourrait-il exulter de joie durant la cérémonie de son couronnement alors que ce secret lui pèse ? Et comment pourrait-il prendre femme comme le doit un Coronal alors qu’il demeure obsédé par l’image de Thismet ?
Pire, le charme d’oubli a creusé dans les esprits un vide insidieux que vient souvent remplir la folie. La sédition gronde. La violence menace à nouveau de ravager Majipoor.
Prestimion saura-t-il guérir les peuples dont il a la charge, et se sauver lui-même en retrouvant l’amour ?
1 ... 113 114 115 116 117 118 119 120 121 ... 136
Перейти на страницу:

— Tu te juges trop durement, avait dit Akbalik. Il n’est de péché si grave qu’il mérite de s’embarquer pour Suvrael.

Et il avait exhorté Dekkeret à faire à la place un pèlerinage dans l’île, s’il éprouvait réellement le besoin de purifier son âme. Que la bienheureuse Dame guérisse son esprit. Il était stupide d’interrompre sa carrière tout le temps que durerait un séjour à Suvrael.

Dekkeret était quand même parti à Suvrael ; il avait aussi vu l’île, même s’il n’y était resté que très peu de temps. Et ces pérégrinations ne semblaient pas avoir nui à sa prometteuse carrière.

— Vous souvenez-vous de ce que nous nous étions promis, fit Dekkeret, dans la taverne de Khyntor, la dernière fois que nous nous sommes vus. Que nous nous retrouverions sur le Mont deux ans plus tard, à mon retour de Suvrael. Que nous partirions ensemble nous amuser à High Morpin. Les deux années se sont écoulées, Akbalik, sans que nous ayons eu la possibilité d’aller à High Morpin.

— Les événements ne nous l’ont pas permis. Je me suis retrouvé à Stoien à l’époque où nous étions convenus de nous revoir. Et toi…

— Je suis bien allé à l’île du Sommeil, fit Dekkeret en riant, mais pas en qualité de pèlerin. Pouvez-vous imaginer, Akbalik, à quel point ma vie me paraît étrange. Moi qui espérais simplement devenir un chevalier du Château, au mieux obtenir un modeste poste ministériel sur mes vieux jours, voilà que je voyage aux côtés du Coronal et de son épouse, en compagnie de la Dame elle-même, que je suis plongé au cœur des affaires d’État les plus complexes, les plus délicates…

— Oui. Ton ascension est rapide, Dekkeret. Tu seras Coronal un jour, crois-moi.

— Moi ? Ne dites pas de bêtises, Akbalik ! Quand tout cela sera terminé, je redeviendrai un simple chevalier-novice. C’est vous qui serez peut-être Coronal ; tout le monde le murmure. Confalume a une dizaine ou une douzaine d’années à vivre, lord Prestimion deviendra Pontife et le prochain Coronal pourrait bien…

— Silence, Dekkeret ! Pas un mot de plus !

— Pardonnez-moi si je vous ai offensé. Je pense sincèrement que vous êtes un candidat tout à fait acceptable pour succéder…

— Suffit ! Pas une seconde l’idée ne m’a traversé l’esprit que je pourrais devenir Coronal ; je n’espère pas et je ne veux pas le devenir. Pour commencer, j’ai exactement le même âge que Prestimion. Son successeur viendra de ta génération, pas de la mienne. D’autre part…

Akbalik s’interrompit en secouant la tête.

— Pourquoi perdons-nous notre temps à une conversation aussi stupide ? Le prochain Coronal ?… Faisons de notre mieux pour servir celui qui règne aujourd’hui. Dans quelques jours, je vais raccompagner la Dame Varaile au Château. Toi, tu resteras ici pour conseiller lord Prestimion sur les effets du matériel de Barjazid. Je veux que tu me promettes quelque chose, Dekkeret.

— J’écoute. Tout ce que vous voudrez.

— Promets-moi que si le Coronal se met en tête de s’aventurer dans la jungle à la recherche de Dantirya Sambail malgré tout ce que je lui ai dit, tu feras tout pour l’en dissuader. Tu lui diras que c’est de la folie, qu’il ne faut absolument pas le faire, que pour son épouse, sa mère, son futur enfant et même pour toute la planète, il doit demeurer hors d’atteinte des mille dangers de cet endroit infernal. Veux-tu me le promettre, Dekkeret ? Même s’il doit sortir de ses gonds, même si tu dois mettre ta carrière en péril, dis-le-lui. Répète-le-lui.

— D’accord. Je le promets.

— Merci.

Un silence s’installa entre eux. Empruntée depuis le début, la conversation semblait s’être essoufflée.

— Puis-je vous poser une question personnelle, Akbalik ? reprit Dekkeret.

— Bien sûr.

— Cela me tracasse de vous voir traîner la patte. Votre jambe vous fait beaucoup souffrir, n’est-ce pas ?

— Ma jambe, ma jambe, ma jambe ! On croirait entendre Prestimion ! Ma jambe guérira, Dekkeret, je ne vais pas la perdre ! Dans les marais de Stoienzar, un petit crabe ridicule m’a pincé, la plaie s’est infectée et comme c’est très douloureux, je marche avec une canne depuis quelques jours, voilà tout. La blessure est en voie de guérison et tout ira bien. D’accord ? Tout est dit sur ma jambe. Parlons de quelque chose de plus gai, veux-tu ? Ton séjour à Suvrael, par exemple…

Il était encore tôt et l’odeur âcre de la fumée polluait la pureté de l’air limpide : le premier incendie du jour, se dit Prestimion. C’était le matin du départ de Varaile pour le Château. Un convoi de sept flotteurs attendait devant le Pavillon de Cristal, un véhicule luxueux pour Varaile et Akbalik, quatre plus modestes pour leur escorte et deux autres pour les bagages. Plus tôt Varaile aurait retrouvé la sécurité du Château, loin des troubles qui ravageaient tant de cités, mieux ce serait. Prestimion espérait pouvoir la rejoindre avant la venue au monde du petit prince – il porterait le nom de Taradath, en mémoire de l’oncle que l’enfant n’aurait jamais connu.

— J’aimerais tellement que tu m’accompagnes, Prestimion, fit Varaile au moment où ils sortaient du Pavillon de Cristal pour se diriger vers les flotteurs.

— Moi aussi. Laisse-moi d’abord en finir avec le Procurateur et je te rejoindrai.

— Tu as l’intention de le poursuivre dans cette jungle ?

— Akbalik me l’interdit formellement. Comment veux-tu que je désobéisse à Akbalik ?… Non, Varaile, je n’irai pas dans la jungle. Je veux que ma mère soit à mes côtés au moment de porter le coup de grâce à Dantirya Sambail et la jungle de Stoienzar n’est pas un endroit pour elle. J’y ai renoncé. Mais, crois-moi, l’idée d’être confortablement installé à Stoien pendant que Septach Melayn, Gialaurys et Navigorn se fraient un chemin dans les forêts de palmiers-scies en traquant…

— Oh ! Prestimion ! coupa Varaile avec un rire argentin. Ne sois pas si puéril. Peut-être que les Coronals dont nous avons lu les aventures dans Le Livre des Changements s’enfonçaient dans les forêts et livraient de terribles batailles aux monstres qu’elles hébergeaient, mais cela ne se fait plus. Crois-tu que lord Confalume serait allé au cœur de la jungle s’il avait eu une guerre sur les bras ? Et lord Prankipin ? Tu n’iras pas, n’est-ce pas ? poursuivit-elle en le regardant au fond des yeux.

— Je viens de t’expliquer pourquoi je ne peux pas y aller.

— Pouvoir et vouloir sont deux choses différentes. Tu pourrais décider, selon le déroulement des opérations, que tu n’as pas vraiment besoin de la Dame Therissa à tes côtés. Dans ce cas, la laisserais-tu à Stoien pour partir dans la jungle, quand Akbalik et moi serons loin ?

La conversation commençait à devenir embarrassante. Il n’avait pas plus envie que quiconque de se frotter à cette jungle abominable et comprenait parfaitement que le Coronal n’a pas à risquer sa vie à la légère. Contrairement à la guerre civile, quand il n’était qu’un simple citoyen cherchant à renverser l’usurpateur, Prestimion était aujourd’hui le souverain consacré. Mais mener une guerre par procuration à trois mille kilomètres de distance, quand ses amis risquaient leur vie au milieu des crabes des marais et des palmiers-scies…

— Si jamais il devient essentiel, absolument inévitable, que j’y aille, déclara enfin Prestimion, j’irai. Sinon, je resterai à Stoien. Crois-moi, Varaile, poursuivit-il en effleurant son ventre de la main, je tiens à être de retour au Château, sain et sauf, avant la naissance de Taradath. Je ne prendrai aucun risque que je ne sois obligé de prendre.

1 ... 113 114 115 116 117 118 119 120 121 ... 136
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)