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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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35. Cours, petit, cours !

Ils virent les autres enseignes près de la cathédrale. Les bottes de Horst Staley résonnaient avec un son creux sur le béton tandis qu’il s’approchait d’eux. Whitbread leva les yeux, remarqua la démarche de la Granéenne et dit : « Fyunch (clic) ?

— Fyunch (clic).

— Nous avons exploré votre…

— Jonathan, nous n’avons pas le temps », dit la Granéenne. L’autre brun-et-blanc les observait, l’air impatient.

« Nous sommes condamnés à mort pour violation de lieu privé, dit Staley d’un ton plat. Je ne sais pourquoi. »

Le silence s’installa, puis Whitbread reprit : « Moi non plus ! Ceci n’est qu’un musée…

— Oui, dit la Granéenne. Il a fallu que vous atterrissiez ici. Ce n’est même pas de la chance. Vos idiots d’animaux miniatures ont programmé les cônes de rentrée afin qu’ils ne percutent ni pic montagneux, ni ville, ni mer. Vous ne pouviez que vous poser dans les champs. Et c’est là que nous mettons nos musées.

— Ici ? Pourquoi ? » demanda Potter. Il semblait déjà connaître la réponse. « Il n’y a personne ici qui…

— Afin qu’ils ne soient pas bombardés. »

Le silence faisait partie intégrante du lieu. La Granéenne dit : « Gavin, cela ne paraît pas vous surprendre. »

Potter fit le geste de se gratter le menton. Mais son casque l’en empêcha. « J’imagine qu’il n’existe pas la moindre chance de vous persuader que nous n’avons rien appris.

— Non. Vous êtes ici depuis trois heures. »

Whitbread l’interrompit. « Non. Plutôt deux. Horst, cet endroit est fantastique ! Ce sont des musées dans des musées. Et ça remonte incroyablement loin dans le temps… C’est cela le secret ? Que votre civilisation est très ancienne ? Je ne vois pas pourquoi vous voudriez cacher ce fait.

— Vous avez eu beaucoup de guerres », dit lentement Potter.

La Granéenne inclina la tête et les épaules. « Oui.

— De grandes guerres ?

— Oui. Et aussi des petites.

— Combien ?

— Pour l’amour du ciel, Potter ! Qui les aurait comptées ? Des milliers de Cycles. Des milliers d’effondrements et de retours à la sauvagerie. Avec Eddie le Fou sans cesse en train d’essayer de les arrêter. Mais moi, j’ai eu mon compte. Toute la caste des décideurs est devenue dingue comme Eddie le Fou. Ils pensent pouvoir briser les Cycles en partant pour l’espace et en colonisant d’autres systèmes stellaires. »

Le ton de voix d’Horst Staley était devenu froid et en parlant il examinait avec attention le dôme, la main posée sur la crosse de son pistolet. « Réellement ? Et qu’avons-nous donc appris que nous devions ignorer ?

— Je vais vous le dire. Ensuite, je vais essayer de vous ramener à votre astronef – vivants ! » Elle désigna l’autre Granéenne qui avait suivi impassiblement la conversation. La Granéenne de Whitbread siffla et fredonna. « Elle dit que nous n’avons qu’à l’appeler Charlie, reprit-elle. Vous ne pourriez pas prononcer son nom. Charlie représente un donneur d’ordres, un maître, qui est prêt à vous aider. Peut-être. Mais, de toute façon, c’est la seule chance que vous ayez…

— Alors, que faisons-nous ? demanda Staley.

— Nous essayons de rejoindre le patron de Charlie. Là-bas, vous serez protégés. (Sifflement, clic, sifflement.) Euh, appelons-le : le roi Pierre. Nous n’avons pas de rois, mais il est actuellement mâle. C’est un des plus puissants donneurs d’ordres. Après vous avoir parlé, il consentira probablement à vous ramener chez vous.

— Probablement ? dit Horst. Écoutez, quel est donc ce secret dont vous avez si peur ?

— Plus tard. D’abord nous devons bouger. »

Horst Staley dégaina son pistolet. « Non. Tout de suite. Potter, y a-t-il quoi que ce soit dans le musée qui puisse communiquer avec le Lénine ? Trouvez-moi quelque chose.

— Oui. Oui… Vous êtes sûr que ce pistolet est bien nécessaire ?

— Ne discutez pas. Trouvez-moi une radio !

— Écoutez, Horst, insista la Granéenne de Whitbread. Les décideurs savent que vous avez atterri quelque part dans le coin. Si vous tentez de lancer un appel radio d’ici, ils vous piégeront. Et si vous réussissez à faire passer votre message, ils détruiront le Lénine. » Staley essaya de placer un mot mais la Granéenne continua : « Oh si, ils peuvent très bien le faire ! Ce serait difficile. Votre champ de protection est assez puissant. Mais vous avez vu ce dont nos ouvriers sont capables et vous n’avez pas encore vu nos guerriers. Maintenant que nous avons assisté à la destruction d’un de vos meilleurs astronefs, nous savons qu’ils sont vulnérables. Pensez-vous donc qu’un unique petit vaisseau de guerre puisse survivre face à des flottes parties à la fois d’ici et des bases des astéroïdes ?

— Horst, elle a peut-être raison, dit Whitbread.

— Mais nous devons informer l’amiral. » Staley n’était plus aussi sûr de lui, mais son pistolet ne tremblait pas. « Potter, accomplissez votre mission.

— Dès que ce sera sans danger, vous aurez l’occasion d’appeler le Lénine », reprit la Granéenne de Whitbread. Durant un instant, sa voix devint presque aiguë, puis elle revint à la normale. « Horst, croyez-moi, c’est le seul moyen. De toute façon, vous ne saurez jamais manipuler un communicateur tout seul. Vous aurez besoin de notre aide et nous n’allons sûrement pas vous aider à faire une telle idiotie. Nous devons partir d’ici ! »

L’autre Granéenne trilla. La Fyunch (clic) de Whitbread répondit et après avoir gazouillé avec sa semblable, elle traduisit : « Si les troupes de ma propre maîtresse n’arrivent pas, les guerriers du gardien du musée le feront. Je ne sais pas où ce cerbère se situe dans cette affaire. Charlie non plus. Les gardiens sont stériles, ils ne sont pas ambitieux, mais ils se montrent très possessifs quant à ce qu’ils ont déjà.

— Vont-ils nous bombarder ? demanda Whitbread.

— Pas tant que nous serons ici. Cela détruirait le musée qui est une chose importante. Mais le gardien enverra ses troupes… Si celles de ma maîtresse n’arrivent pas avant.

— Pourquoi ne sont-elles pas déjà là ? demanda Staley. Je n’entends rien.

— Pour l’amour de Dieu, ils sont peut-être en route ! Écoutez, ma maîtresse – mon ancienne maîtresse – a décroché la juridiction des études humaines. Elle n’y renoncera pas – et donc elle ne laissera personne intervenir avec elle. Elle essaiera d’éloigner les gens des alentours et, étant donné que ses domaines se trouvent autour du Château que vous occupiez, il lui faudra un certain temps pour en faire venir des guerriers. C’est à environ deux mille kilomètres d’ici.

— Votre avion avait l’air rapide, dit Staley d’un ton morne.

— C’est un véhicule d’urgence pour médiateur. Les maîtres s’en interdisent mutuellement l’utilisation. Votre arrivée dans notre système a déjà presque déclenché une guerre, mais embarquer des guerriers à bord d’un de ces appareils en provoquerait une à coup sûr…

— Vos maîtres n’ont-ils pas du tout d’avions militaires ? demanda Whitbread.

— Si, mais ils sont plus lents. De toute façon, on va vous poursuivre. Il existe une ligne de chemin de fer souterrain sous ce bâtiment…

— Un métro ? » dit Staley. Tout allait trop vite. C’était lui qui commandait, mais il ne savait plus que faire.

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