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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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La pesanteur régnant dans le vaisseau chuta sensiblement. Les volants d’inertie s’étaient mis en mouvement pour lui ôter sa rotation. Bury s’activa pour rassembler les objets nécessaires à tout voyageur, sans considération de prix. Il pourrait toujours racheter les articles les plus luxueux mais…

Les minis ! Il lui faudrait récupérer la fausse bouteille d’air comprimé qui se trouvait dans le sas D. Et si on le dirigeait vers une autre issue ?

Il boucla rapidement ses bagages. Deux valises, dont une que Nabil porterait. Maintenant qu’il avait des ordres, le domestique se hâtait. On entendit encore des cris confus, à l’extérieur, et plusieurs fois des escouades de matelots ou de Marines passèrent en flottant devant la porte de la cabine. Ils portaient tous des armes et des armures.

Sa combinaison commença à se gonfler. L’astronef dépressurisait. Toute idée d’exercice avait disparu. Certains des équipements scientifiques ne supportaient pas la mise sous vide. Et personne n’était venu à sa chambre vérifier l’état de son équipement de secours. Or, la Flotte ne risquerait pas des vies civiles lors d’une simulation d’état d’urgence.

« À TOUT LE PERSONNEL CIVIL : RENDEZ-VOUS AU SAS PNEUMATIQUE DE BABORD LE PLUS PROCHE », dit une voix au ton froid. Les astronautes des F.S.E. parlaient toujours de cette façon-là quand ils se trouvaient en face d’une crise réelle. Cela suffit à convaincre Bury de l’urgence de la situation. « L’ÉVACUATION DES CIVILS SE FERA UNIQUEMENT PAR LES SAS BÂBORD. SI VOUS HÉSITEZ SUR LA DIRECTION À PRENDRE, RENSEIGNEZ-VOUS AUPRÈS DE N’IMPORTE QUEL OFFICIER OU MATELOT. VEUILLEZ PROCÉDER LENTEMENT. NOUS AVONS LE TEMPS D’EVACUER TOUT LE PERSONNEL. » L’officier flotta devant Bury et emprunta une autre coursive.

Bâbord ? Bien. Nabil avait intelligemment caché la fausse bonbonne dans le sas le plus proche. Loué soit Allah, celui-ci se trouvait du bon côté. Bury fit signe à son domestique et commença à se haler de poignée en poignée le long du mur. Nabil se mouvait avec grâce. Il avait subi un bon entraînement depuis qu’ils étaient confinés là.

Dans la coursive, ils rencontrèrent une foule de gens désorientés. Derrière lui, Bury vit des Marines arriver dans la coursive, se retourner et tirer, dans la direction d’où ils venaient. Quelqu’un répondit à leur feu et le sang jaillit pour former des globules qui restèrent en l’air dans le couloir. L’éclairage faiblit.

Un sous-officier vint vers eux et les pressa. « Allons-y, allons-y, grogna-t-il. Dieu garde les Marines !

— Sur quoi tirent-ils ? demanda Bury.

— Sur des minis, gronda l’astronaute. S’ils prennent cette coursive, partez vite, monsieur Bury. Les petits salopards ont des armes.

— Des lutins ? fit Bury, incrédule. Des lutins ?

— Oui, m’sieur, le vaisseau en est plein. Ils ont remanié les systèmes de ventilation à leur goût… Avancez, s’il vous plaît, monsieur. Je vous en prie. Les commandos ne tiendront pas longtemps. »

Bury se tracta sur une poignée et flotta jusqu’au bout de la coursive où un matelot l’attrapa habilement au vol et lui fit négocier le virage. Des lutins ? Mais on les avait exterminés…

Devant le sas, il y avait foule. Les civils arrivaient sans cesse et les membres non combattants de l’équipage ajoutaient à la cohue. Bury poussa et joua des coudes pour atteindre le compartiment contenant la bouteille d’air comprimé. Ah ! Elle était toujours là. Il saisit le fac-similé et le tendit à Nabil qui le fixa à la combinaison de Bury.

« Cela ne sera pas nécessaire, monsieur », dit un officier. Bury comprit qu’il l’entendait parler par le truchement d’une atmosphère. Ici la pression subsistait. Pourtant ils n’avaient pas franchi de panneau étanche ! Les lutins ! Ils avaient fabriqué cette barrière invisible que le mineur avait à bord de son astronef de recherche ! Il la lui fallait ! « On ne sait jamais », marmonna Bury à l’attention de l’officier. L’homme haussa les épaules et fit entrer deux autres personnes dans le mécanisme de transfert. Puis ce fut au tour de Bury. L’officier des Marines les fit avancer. Le sas se vida. Bury toucha l’épaule de Nabil et tendit le bras. Nabil partit, se halant le long d’un câble vers l’obscurité de l’extérieur. Du noir partout, devant, pas d’étoiles, rien. Qu’y avait-il là-dehors ? Bury se prit à retenir sa respiration. Allah soit béni, je témoigne que Allah est Un… Non ! La fausse bonbonne se trouvait sur son dos, et à l’intérieur : deux minis en animation suspendue. Une richesse encore inconnue ! Une technologie plus avancée que toutes celles de l’Empire ! Un flot infini d’inventions et de conceptions nouvelles l’attendait. Mais… quelle sorte de génie avait-il fait jaillir de sa lampe magique ?

Ils traversèrent l’ouverture très réduite ménagée dans le champ Langston. Dehors il n’y avait que la noirceur de l’espace et une forme encore plus sombre, tout là-bas. D’autres câbles y menaient qui sortaient du bouclier du Mac-Arthur et sur lesquels filait une nuée de minuscules araignées. Derrière Bury, se trouvait une autre silhouette en combinaison et, derrière elle, encore une autre. Nabil et les autres étaient devant lui et… Ses yeux s’ajustaient rapidement à la lumière ambiante. Il apercevait les nuances d’un rouge profond du Sac à charbon. La tache vers laquelle il se dirigeait devait être le champ de force du Lénine. Allait-il devoir traverser ça ? Non, des chaloupes l’entouraient et les araignées spatiales y entraient.

La navette approchait. Bury se retourna pour lancer un dernier regard au Mac-Arthur. Au cours de sa longue vie, il avait fait ses adieux à d’innombrables demeures temporaires : le Mac-Arthur n’avait pas été la plus accueillante. Il eut une pensée pour toute la technologie que l’on allait détruire. Les machines améliorées par les minis, le percolateur magique. Il eut quelques regrets. L’équipage du Mac-Arthur lui était authentiquement reconnaissant de son action en faveur du café. La dégustation offerte aux officiers avait eu du succès. Cela s’était bien passé. Peut-être, à bord du Lénine

Le sas étanche était maintenant minuscule. Une guirlande de réfugiés le suivait le long du câble. Il ne voyait pas l’aviso. Où son Granéen pouvait-il être ? Le reverrait-il jamais ?

Son regard plongeait directement vers la silhouette en combinaison qu’il précédait. Elle ne portait pas de bagages et était en train de doubler Bury car elle avait les deux mains libres. Les projecteurs du Lénine se réfléchissaient sur sa visière. Mais, au moment où Bury la regarda, sa tête obliqua légèrement et l’intérieur du casque fut illuminé.

Bury vit au moins trois paires d’yeux en train de lui retourner son regard. Il aperçut les petits visages.

Par la suite, Bury songea qu’il n’avait jamais agi aussi vite de toute sa vie. Le temps d’un battement de cœur, il resta interdit à observer la créature qui venait sur lui, tandis que ses pensées tourbillonnaient et alors… Les hommes qui entendirent son hurlement dirent que c’était celui d’un fou ou d’un écorché vif.

Alors, Bury projeta sa valise sur la silhouette.

Son prochain cri fut articulé : « Ils sont dedans ! Ils sont là-dedans ! » Il arracha la bouteille d’air comprimé de son dos et la lança.

La combinaison esquiva maladroitement la valise. Deux minis étaient dans les bras à essayer de manœuvrer les doigts… ils perdirent leur appui, tentèrent de rattraper le câble. Le cylindre de métal noir cueillit la combinaison spatiale en pleine verrière et pulvérisa celle-ci.

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