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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Blaine hocha froidement la tête. « À vos ordres, amiral.

— Alors nous nous sommes compris. » L’expression de l’amiral ne varia pas. « Bon voyage, capitaine Blaine.

— Et mon aviso ? demanda Rod. Amiral, il faut que je lui parle…

— C’est moi qui alerterai le personnel de l’aviso, capitaine. Votre vaisseau n’émettra pas !

— À vos ordres, amiral. » Rod jeta un regard circulaire à sa passerelle. Tout le monde s’y affolait. Les Marines avaient dégainé leur arme et l’un des maîtres de timonerie pestait contre un panneau qui s’était effondré.

Bon sang, l’intercom est-il sûr ? se demanda Rod. Il cria des ordres à un agent de liaison et fit signe à trois Marines d’accompagner ce dernier.

« Message de Renner, capitaine, annonça le signaleur.

— N’accusez pas réception, gronda Blaine.

— À vos ordres, ne pas accuser réception. »

La bataille du Mac-Arthur faisait rage.

30. Cauchemar

À bord de l’aviso, il y avait une douzaine d’humains et deux bruns-et-blancs. Les autres Granéens étaient allés directement au vaisseau-ambassade, mais les Fyunch (clic) de Whitbread et de Sally restaient à bord. « Inutile que nous y allions, dit la Granéenne de Jonathan. Nous voyons quotidiennement le preneur de décisions. » Peut-être était-ce tout de même utile. L’aviso était plein à craquer et la navette du Mac-Arthur n’arrivait pas.

« Qu’est-ce qui les retarde ? dit Renner. Lafferty, envoyez un message. » Depuis quelques jours, Lafferty, le pilote de l’aviso, était largement inemployé. Il enclencha le dispositif radio.

« Pas de réponse », dit-il. Il avait l’air intrigué.

« Vous êtes sûr que votre poste fonctionne bien ?

— Il marchait, il y a une heure, dit Lafferty. Ah ! Voilà un appel. Du Lénine, lieutenant. »

Le visage du capitaine Mikhailov apparut sur l’écran. « Veuillez demander aux extra-terrestres de quitter le vaisseau », dit-il.

Les Granéennes semblèrent surprises, amusées et un peu froissées. Elles partirent en jetant un regard en arrière et en posant une question muette. Whitbread haussa les épaules. Staley, non. Quand les Granéennes furent dans le pont-sas étanche, Staley ferma le panneau d’accès derrière elles.

Kutuzov apparut. « Renner, vous allez envoyer tout votre personnel à bord du Lénine. En scaphandre pressurisé. Une de mes chaloupes viendra vous chercher. Les civils traverseront sur un pont de singe et obéiront aux ordres de mon pilote. Ils devront emporter une réserve d’air d’une heure. En attendant, vous ne tenterez pas de communiquer avec le Mac-Arthur. Est-ce compris ? »

Renner hoqueta. « Oui, amiral.

— Vous n’admettrez aucun extra-terrestre à bord jusqu’à nouvel ordre.

— Mais quelle raison dois-je invoquer ?

— Vous leur direz que l’amiral Kutuzov est un crétin paranoïaque, Renner. Maintenant exécutez mes ordres.

— Oui, amiral. » L’écran s’éteignit. Renner était pâle.

« Voilà que lui aussi se met à lire les pensées…

— Kevin, que se passe-t-il ? demanda Sally. On nous réveille au milieu de la nuit, on nous emmène ici… Rod ne veut plus nous répondre, l’amiral veut que nous risquions nos vies et que nous offensions les Granéens. » Elle ressemblait beaucoup à la nièce du sénateur Fowler : une femme impériale qui avait tenté de coopérer avec la Flotte et en avait maintenant assez.

Le docteur Horvath était encore plus indigné. « Je ne prendrai aucunement part à tout cela, monsieur Renner. Je n’ai pas l’intention d’endosser cette combinaison pressurisée.

— Le Lénine approche du Mac-Arthur », dit Whitbread d’un air détaché. Il regardait par un hublot. « L’amiral l’a entouré de chaloupes. Je crois qu’on est en train de faire passer un câble. »

Tout le monde se tourna vers les hublots d’observation. Lafferty mit le télescope de l’aviso au point et envoya l’image captée sur l’écran de la passerelle. Un moment plus tard, des silhouettes en tenue spatiale commencèrent à suivre des câbles vers les chaloupes du Lénine, qui se présentaient tour à tour.

« Ils abandonnent le Mac-Arthur », dit Staley interloqué. Il leva les yeux, son visage anguleux tout froncé. « Une des navettes du Lénine vient vers nous. Mademoiselle, il vous faut vous hâter. Je ne pense pas qu’il nous reste longtemps.

— Je vous ai dit que je n’irais pas », insista Horvath.

Staley porta la main à la crosse de son pistolet. La tension monta.

« Docteur, vous rappelez-vous les ordres que le vice-roi Merrill a donnés à l’amiral Kutuzov ? demanda doucement Renner. Si je me souviens bien, il doit détruire le Mac-Arthur plutôt que de laisser les Granéens obtenir des informations importantes. » La voix de Renner était calme, presque railleuse.

Horvath tenta de parler. Il semblait avoir de la difficulté à contrôler son visage. Enfin, sans un mot, il se dirigea vers l’armoire à équipement pressurisé. Un instant plus tard, Sally le suivit.

Après l’incident du café, Horace Bury avait regagné sa cabine. Il aimait travailler tard la nuit et dormir après le déjeuner et, bien qu’il n’eût actuellement aucune tâche en cours, il conservait son habitude.

Les sirènes du Mac-Arthur le réveillèrent. Quelqu’un envoyait les Marines à leurs uniformes de combat. Il attendit, mais rien ne se passa pendant un long moment. Puis vint la puanteur. Cela l’étouffait. Rien dans sa mémoire n’y ressemblait. Une sorte de suc distillé d’huile minérale et d’odeur corporelle – et cela sentait de plus en plus mauvais.

D’autres sonneries retentirent. « PARÉS À MISE SOUS VIDE – TOUT LE PERSONNEL EN COMBINAISON PRESSURISÉE. TOUT LE PERSONNEL MILITAIRE EN ARMURE DE COMBAT. PARÉS À DÉPRESSURISATION. »

Nabil pleurait de peur. « Imbécile ! Ta combinaison ! » hurla Bury en courant chercher la sienne. Ce ne fut qu’après qu’il eut recommencé à respirer de l’air normal qu’il écouta de nouveau les annonces.

Les voix semblaient anormales. Elles ne sortaient pas des haut-parleurs mais… on criait, dans les coursives. « LES CIVILS AUX POSTES DE SAUVETAGE. TOUT LE PERSONNEL CIVIL DOIT SE PRÉPARER À ABANDONNER LE VAISSEAU. »

Vraiment. Bury en sourit presque. C’était la première fois – était-ce un exercice ? Il y eut encore des bruits confus. Un peloton de Marines en armure de combat, l’arme au poing, passait en courant. Le sourire disparut des lèvres de Bury qui chercha autour de lui lesquels de ses biens il pourrait sauver.

Il entendit d’autres cris. Un officier apparut dans la coursive et commença à hurler d’une voix trop forte. Les civils quitteraient le Mac-Arthur en suivant des câbles. Ils pouvaient emporter un sac chacun, mais aurait besoin de garder une main libre.

Par la barbe du Prophète ! Que se passait-il ? Avaient-ils récupéré le métal doré de l’astéroïde, le supraconducteur de chaleur ? Ils n’avaient sûrement pas pu emporter le précieux percolateur autonettoyant. Que devrait-il tenter de sauver d’une perte irrémédiable ?

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