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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Alors, l’espace se remplit de petites ombres, battant de leurs six membres dans la fantomatique bouffée d’air qui les portait au loin. Quelque chose d’autre partit avec elles, une chose de la taille d’un ballon de football, une chose que Bury, lui, sut reconnaître.

C’était ainsi qu’ils avaient trompé l’officier du sas : grâce à une tête humaine tranchée.

Bury se retrouva en train de flotter à trois mètres du filin. Il inspira profondément. Bien : il avait lancé la bonne bouteille d’air comprimé. Allah avait eu pitié.

Il attendit qu’une silhouette à forme humaine, sortie du Lénine, vint vers lui grâce à ses propulseurs dorsaux et le prenne en remorque. Son toucher le fit tressaillir. Peut-être l’astronaute se demanda-t-il pourquoi Bury scrutait si intensément sa visière. Peut-être pas.

31. Défaite

Le Mac-Arthur fit un écart soudain. Rod agrippa l’intercom et cria : « Sinclair ! Qu’est-ce que vous faites ? »

La réponse fut tout juste audible. « Ce n’est pas moi. Cap’taine. Je ne contrôle pas du tout les fusées de stabilisation et très peu le reste.

— Oh, bon Dieu ! » dit Blaine. L’image de Sinclair s’évanouit.

D’autres écrans cessèrent de fonctionner. La passerelle ne répondait plus. Rod enclencha les circuits de secours. Rien.

« Ordinateur désactivé, fit Crawford. Je n’ai plus de réponse.

— Essayez par ligne directe. Passez-moi Cargill, dit Rod à son signaleur.

— Je l’ai, cap’taine.

— Jack, comment ça se passe, là-derrière ?

— Mal, patron. Je soutiens un siège. Je n’ai plus de liaisons que par ligne directe – et encore je ne les ai pas toutes. » Le Mac-Arthur fit une nouvelle embardée. « Commandant ! cria Cargill. Le lieutenant Piper fait savoir que les minis se battent entre eux dans la cambuse principale ! Une vraie bataille rangée !

— Grand Dieu ! Combien de ces monstres avons-nous à bord ?

— Je n’en sais rien ! Des centaines, peut-être. Ils ont dû quitter tous les canons de l’astronef et ensuite se répandre partout. Ils sont… » La voix de Cargill fut coupée.

« Jack ! cria Rod. Signaleur, avez-vous une liaison d’urgence qui nous relie au premier lieutenant ? »

Avant que l’adjoint du maître de timonerie ne puisse répondre, Cargill était de nouveau en ligne. « On a eu chaud. Deux minis armés sont sortis de la calculatrice de tir. Nous les avons tués. »

Blaine réfléchit rapidement. Il était en train de perdre ses circuits de commandement et ne savait pas combien d’hommes il lui restait. L’ordinateur était hanté. Si jamais ils redevenaient maîtres à bord, il y aurait de fortes chances pour que le Mac-Arthur ne puisse plus reprendre l’espace. « Vous êtes encore là, Cargill ?

— Oui, commandant.

— Je descends au sas parler à l’amiral. Si je ne vous appelle pas d’ici un quart d’heure, abandonnez le vaisseau. Quinze minutes, Jack. Top départ.

— À vos ordres.

— Vous pouvez commencer à rassembler l’équipage. Mais à bâbord seulement, Jack – du moins si l’orientation ne varie pas. Les officiers de sas ont ordre de refermer les passages à travers le bouclier au fur et à mesure que le Mac-Arthur roule sur lui-même. »

Rod salua son équipe et partit vers les issues extérieures. Les coursives étaient sens dessus dessous. Certaines d’entre elles étaient pleines de brume jaune – les gaz de combat. Blaine avait espéré liquider la menace granéenne grâce à ceux-ci, mais cela n’avait pas suffi, sans qu’il sache pourquoi.

Les Marines avaient abattu un bon nombre de cloisons et s’étaient barricadés derrière les débris. Ils attendaient, l’arme au poing.

« Les civils sont dehors ? demanda Rod à l’officier d’évacuation.

— Oui, commandant. On le pense. J’ai fait ratisser la zone, patron, mais je n’ose pas risquer ça une deuxième fois. Le coin des civils est bourré de minis – comme s’ils y avaient habité.

— C’était peut-être le cas, Piper », dit Blaine. Il alla au sas et s’orienta vers le Lénine. Le laser de communication s’alluma. Blaine se laissa planer dans le vide, essayant de ne pas bouger pour garder le circuit de protection ouvert.

« Votre situation ? » demanda Kutuzov. À contrecœur, sachant ce que cela entraînerait, Rod lui dit tout.

« Action recommandée ? dit sèchement l’amiral.

— Le Mac-Arthur ne pourra peut-être plus jamais naviguer. Je pense que je vais devoir l’abandonner et le saborder dès que je l’aurai ratissé pour secourir les hommes encerclés par les Granéens.

— Et où serez-vous ?

— À la tête de l’équipe de secours, amiral.

— Non. » La voix était calme. « J’accepte vos recommandations, capitaine, mais je vous ordonne de quitter votre astronef. Enregistrez ça sur le journal de bord, commandant Borman, ajouta-t-il en se détournant de l’écran. Vous donnerez l’ordre d’abandonner et de saborder votre unité, vous déléguerez vos pouvoirs à votre second et vous vous rendrez à bord de l’aviso numéro deux du Lénine. Sur-le-champ.

— Amiral. Amiral, je demande l’autorisation de demeurer à bord jusqu’à ce que l’équipage soit en sûreté.

— Refusé, jeta la voix sans pitié. Je suis bien persuadé de votre courage. En aurez-vous assez pour continuer de vivre après avoir perdu votre unité ?

— Amiral… » Oh, qu’il aille au diable ! Rod se tourna vers le Mac-Arthur, rompant ainsi la liaison protégée. Dans le sas, on se battait. Un groupe de minis avait fait fondre la cloison opposée à la barricade des Marines qui faisaient feu. Blaine grinça des dents et se détourna de la bataille. « Amiral, vous ne pouvez pas m’ordonner de tourner le dos à mon équipage et de m’enfuir !

— Ah non ? Capitaine, vous avez du mal à vivre en ce moment ? Vous pensez que l’on parlera de vous à voix basse durant toute votre vie ? Cela vous effraie ? Et c’est à moi que vous dites cela ? Exécutez les ordres, capitaine lord Blaine.

— Non, amiral.

— Vous désobéiriez à un ordre direct, capitaine ?

— Je ne peux l’accepter, amiral. C’est encore mon vaisseau. »

Il y eut un long silence. « Votre respect des traditions est admirable, capitaine, mais stupide. Il est très possible que vous soyez le seul officier de l’Empire capable d’organiser une défense contre cette menace. Vos connaissances valent bien plus que votre vaisseau. Elles valent plus que tous les hommes qui sont à bord, maintenant que les civils sont évacués. Je ne peux pas vous permettre de mourir, capitaine. Vous allez quitter votre astronef même s’il faut pour cela que j’y envoie un nouveau commandant de bord.

— Il ne me retrouverait pas, amiral. Veuillez m’excusez, j’ai du travail.

— Arrêtez ! » Il y eut un autre instant silencieux. « Très bien, capitaine, nous allons établir un compromis. Si vous voulez bien rester en communication avec moi, je vous permettrai de rester à bord du Mac-Arthur jusqu’à ce que vous l’ayez sabordé. Mais, à l’instant précis où vous ne serez plus en contact avec moi, à cette seconde-là vous ne commanderez plus rien. Dois-je envoyer le commandant Borman ? »

L’ennui, c’est qu’il a raison, pensa Rod. Le Mac-Arthur est perdu. Cargill pourrait faire sortir les hommes aussi bien que moi. Peut-être sais-je effectivement des choses importantes. Mais c’est mon vaisseau ! « J’accepte votre proposition, amiral. Je pourrai de toute façon mieux diriger les opérations d’ici. La passerelle est isolée du reste du monde.

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