Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Bouclier périlleux [Perilous Shield - fr]
Bouclier périlleux [Perilous Shield - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Bouclier périlleux [Perilous Shield - fr]

Электронная книга - «Bouclier périlleux [Perilous Shield - fr]». Краткое содержание книги:

L’autorité des Mondes syndiqués s’effondre lentement depuis la victoire de l’Alliance. Partout éclatent sécessions et guerres civiles. Que deviendront ces « étoiles perdues » ?
De haute lutte, Midway a conquis son indépendance et s’est soustrait à la dictature syndic. Mais à quoi bon si c’est pour retomber sous sa férule faute d’une flotte spatiale digne de ce nom ? Ou pour succomber à une nouvelle agression des Énigmas ? Car voici que surgissent aux confins du système stellaire les vaisseaux du CECH Boyens, le vieil adversaire, ainsi que ceux des extraterrestres belliqueux. Et, même si Black Jack Geary, retour d’expédition dans l’espace inexploré, a plus d’un tour dans son sac pour venir à bout de ces menaces-là, il reste l’ennemi dans l’ombre, l’ennemi infiltré, celui qui vous sourit en face et vous poignarde dans le dos.
Des siècles de conditionnement dictatorial ne s’effacent pas d’un trait. La présidente Gwen Iceni et le général Drakon vont pourtant devoir apprendre à se faire confiance alors que le danger rôde autour d’eux.
1 ... 82 83 84 85 86 87 88 89 90 ... 116
Перейти на страницу:

« Colonel Rogero ? » Jamais la voix de Bradamont ne lui avait fait autant plaisir.

« Présent.

— Le destroyer Bandoulière a été envoyé pour nous escorter. L’amiral Timbal s’inquiète de plus en plus d’une possible ingérence dans le transfert des prisonniers, voire d’une tentative d’arraisonnement d’un ou plusieurs cargos. Il va également nous dépêcher le croiseur léger Coupe. Ces deux bâtiments ont reçu l’ordre de nous accompagner jusqu’au point de saut pour Atalia.

— Merci, capitaine », répondit Rogero en s’efforçant d’adopter le ton le plus dégagé et professionnel possible, façon « cette femme n’est jamais qu’un collègue officier ». Quelqu’un pourrait tenter d’interférer ? Les forces terrestres de l’Alliance ? Ou peut-être son service du renseignement ? Sinon des gens dont j’ignore tout moi-même. J’espère que l’amiral Timbal saura nous en dépêtrer. « C’est donc ça, lieutenant, dit-il à Foster. On nous envoie une escorte.

— Une escorte ? s’étonna le lieutenant. Les forces mobiles de l’Alliance vont nous accompagner ?

— Ça peut paraître étrange, je sais. Songez à quel point ça doit leur faire bizarre.

— M’est avis qu’ils auraient plutôt envie de nous aligner si nous tentions le moindre truc louche, grommela le patron Barchi.

— Nous n’allons rien tenter de tel. Continuons d’embarquer ces gens puis déguerpissons de ce système.

— À vos ordres, mon colonel ! » répondit Foster.

Éperonner quiconque pour l’inciter à s’activer eût été superflu. Plus la peine. Nul n’avait envie de s’attarder à Varandal, où l’Alliance tenait le haut du pavé et où les signes de sa prépondérance militaire s’affichaient partout, mortellement dangereux.

« Euh… colonel ? questionna le patron du cargo, dont la voix et le maintien n’auguraient rien de bon. Mes travailleurs de ligne me signalent un problème avec les communications internes. Quelque chose dans le nouveau matériel qu’on a installé semble interférer avec elles, tant et si bien que, si vous comptez vous entretenir avec quelqu’un à bord du cargo avant qu’on ait déterminé la cause de ce dysfonctionnement, il vous faudra d’abord lui envoyer un coursier. »

Voyant Rogero se renfrogner aussitôt, le patron parut encore plus fébrile. « Les communications externes sont-elles aussi touchées ? »

Le lieutenant Foster secouait déjà la tête quand le patron répondit. « Non. Bon, aucun problème de ce côté-là. Mais c’est précisément l’équipement des communications externes qui interfère avec celui des communications internes. Nous pourrions sans doute les réparer très vite si nous coupions pendant quelques minutes les communications avec l’extérieur…

— Nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre, l’interrompit Rogero. Du moins pas si longtemps. » Se retrouver dans l’incapacité de communiquer avec les navettes de l’Alliance et les autres cargos créerait un problème sérieux, tandis qu’une perte temporaire des communications internes ne serait sans doute qu’agaçante. « Dès qu’elles seront remises en état, faites-le-moi savoir. »

Le patron hocha la tête, manifestement soulagé que la réaction de Rogero eût été si bénigne.

« Lieutenant Foster, puisque les communications internes sont coupées, allez surveiller vous-même la situation et revenez me rendre compte. »

Foster salua et sortit au pas de gymnastique.

Une autre navette s’amarra puis repartit. Une autre encore.

« Où en sommes-nous, lieutenant ? demanda Rogero au retour de Foster.

— C’est serré, colonel, mais il reste de la place. Nous pouvons encore embarquer des gens. Aucun problème de discipline.

— C’est pratiquement terminé, rapporta Barchi. Plus que deux ou trois charretées par cargo. Encore une demi-heure ou trois quarts d’heure et nous serons au diable Vauvert.

— Où diable est Vauvert ? demanda Rogero sans quitter l’écran des yeux.

— Aucune idée. Sans doute un système stellaire où personne n’a voulu s’installer. Il n’est même pas sur les cartes. »

Rogero n’avait pas digéré la bonne nouvelle que Bradamont faisait irruption sur la passerelle. « Qu’est-ce qui se passe avec les communications internes de ce cargo ? Ambaru vient de larguer des commandos ! Il faut dégager sur-le-champ ! »

Chapitre quatorze

« Des commandos ? » Les yeux de Rogero se reportèrent sur l’écran, en même temps qu’une giclée d’adrénaline fouettait son organisme. Tout son corps passait sans avertissement en mode de combat. « Je ne vois rien de… »

Bradamont secoua la tête. « Navettes furtives. Les meilleures de l’Alliance. Les senseurs de vos cargos ne les verraient même pas si elles décrivaient des boucles autour d’eux.

— L’amiral Timbal…

— … est en train de perdre le contrôle de la situation ! Il lui reste les unités de la flotte et les fusiliers placés sous ses ordres, mais les troupes terrestres et les forces aérospatiales du système n’obéissent qu’aux généraux qui sont à leur tête. Ébranlez ces cargos, pour l’amour de nos ancêtres ! »

Rogero pointa l’écran du doigt. Sa voix vibrait de colère et de dépit. « Il nous reste encore à embarquer plusieurs charretées de prisonniers. Devons-nous les abandonner ?

— Combien ? » Bradamont se fraya un chemin jusqu’aux commandes du cargo. « Laissez-moi une minute. » Ses mains se mirent à voleter sur les touches et l’écran.

« Elle est en train d’établir un plan de manœuvre », déclara Ito. Rogero se rendit subitement compte que Garadun et elle avaient suivi Bradamont jusqu’au poste de commande, de sorte qu’il était désormais comble. « Elle cherchait à arriver jusqu’ici et nos anciens codétenus lui bloquaient le passage dans les coursives, alors nous l’avons rejointe et nous leur avons ordonné à tous de la laisser passer. Que savez-vous d’elle ? Elle a une petite idée des forces mobiles ?

— Elle commandait un croiseur de combat.

— De l’Alliance, marmonna Ito. Lequel ?

— Le Dragon. »

Bradamont se tourna vers lui. « Vous pouvez y arriver. Dans la mesure où ces cargos sont capables d’une accélération à peu près équivalente à celle d’un glacier dévalant une colline par une belle journée ensoleillée, les navettes de l’Alliance peuvent encore poursuivre leur va-et-vient pendant plus d’une demi-heure. Elles pourront nous rattraper et décharger leurs passagers restants avant que nous n’ayons acquis assez de vélocité pour les obliger à dégager. La marge d’erreur est faible, mais on peut le faire. »

Rogero hésita néanmoins. Il pensait à toutes ces charretées de travailleurs, à ces gens qui risquaient de voir la liberté leur échapper à très haute vélocité alors qu’ils la touchaient presque du doigt.

Ito se propulsa à la hauteur de Bradamont et étudia l’écran en plissant les yeux. « Elle a raison. Je suis un peu rouillée, mais, si les navettes sont bien capables des performances qu’elle a entrées, ça peut marcher.

— Il faut partir tout de suite, insista Bradamont. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on s’en tirera. J’ignore de quoi sont capables exactement celles des commandos. Il est peut-être déjà trop tard. Si nous ne déguerpissons pas sans délai, nous n’avons aucun espoir de les semer. Et si ces commandos nous rattrapaient, vos fusiliers n’auraient aucune chance contre eux. »

Fuir. À nouveau. « Ils ne trouveraient pas en mes soldats des adversaires négligeables », affirma-t-il. Lui-même perçut la raideur de sa voix. « Ils le paieraient très cher.

1 ... 82 83 84 85 86 87 88 89 90 ... 116
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)