Le bûcher d'un roi
- Автор: Мартин Джордж Рэймонд Ричард
- Серия: Le Trone de fer #13
- Год: 2012
- Язык: французский
- Год: Pygmalion
- ISBN: 978-2-7564-0586-5
- Переводчик: Patrick Marcel
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:
Stannis lui jeta un coup d’œil aigre. « Pas pour moi, ser. Je ne veux pas de veuves éplorées dans mon sillage. Les femmes resteront ici, avec les vieux, les blessés et les enfants. Ils serviront d’otages pour assurer la loyauté de leurs époux et pères. Les sauvageons composeront mon avant-garde. Ils seront commandés par le Magnar, avec leurs propres chefs pour sergents. Mais d’abord, nous devons les armer. »
Il a l’intention de piller notre armurerie, comprit Jon. La nourriture et les vêtements, les terres et les forteresses, et maintenant les armes. Il m’entraîne chaque jour plus loin. Si les mots n’étaient peut-être pas des épées, les épées, elles, en étaient bel et bien. « Je pourrais trouver trois cents lances, annonça-t-il à contrecœur. Des casques, également, si vous les acceptez vieux, cabossés et rouges de rouille.
— Des armures ? demanda le Magnar. De la plate ? De la maille ?
— À la mort de Donal Noye, nous avons perdu notre armurier. » Le reste, Jon le laissa sous-entendu. Donnez de la maille aux sauvageons et ils constitueront un danger deux fois plus grand au royaume.
« Le cuir bouilli suffira, déclara ser Godry. Une fois que nous aurons goûté au combat, les survivants pourront détrousser les morts. »
Les rares qui survivront assez longtemps. Si Stannis plaçait le peuple libre en avant-garde, la plupart périraient sans délai. « Mors Omble pourra se réjouir de boire dans le crâne de Mance Rayder, mais pas de voir des sauvageons traverser ses terres. Le peuple libre mène des razzias chez les Omble depuis l’Aube des temps, franchissant la baie des Phoques en quête d’or, de moutons et de femmes. Une de celles qu’ils ont enlevées était la fille de Freuxchère. Votre Grâce, laissez ici les sauvageons. Les prendre avec vous ne servira qu’à tourner contre vous les bannerets du seigneur mon père.
— Les bannerets de votre père semblent ne guère apprécier ma cause, de toute façon. Je me dois de supposer qu’ils me considèrent comme… Comment m’avez-vous donc appelé, lord Snow ? Un prétendant condamné de plus ? » Stannis scruta la carte. Un long moment durant, il n’y eut d’autre bruit que les dents du roi qui grinçaient. « Laissez-moi. Tous. Lord Snow, restez. »
Ce congé subit ne fut guère du goût de Justin Massey, mais il n’avait d’autre choix que de sourire et de se retirer. Horpe le suivit pour sortir, après avoir lancé à Jon un regard mesuré. Clayton Suggs vida sa coupe et marmonna à Harwood Fell quelques mots qui firent rire l’homme plus jeune. L’un de ces mots était petit. Suggs était un chevalier d’aventure parvenu, aussi vulgaire que robuste. Clinquefrac fut le dernier à prendre congé. À la porte, il adressa à Jon une révérence goguenarde, souriant largement d’une bouche remplie de chicots bruns et cassés.
Tous ne semblait pas inclure dame Mélisandre. L’ombre rouge du roi. Stannis héla Devan pour avoir plus d’eau citronnée. Lorsque sa coupe fut pleine, le roi but et déclara : « Horpe et Massey aspirent au siège de votre père. Massey guigne aussi la princesse sauvageonne. Il a jadis servi mon frère Robert comme écuyer et acquis son appétit pour la chair féminine. Horpe prendra Val pour femme si je le lui ordonne, mais ce sont des combats, qu’il convoite. Écuyer déjà, il rêvait du manteau blanc, mais Cersei Lannister a parlé contre lui et Robert l’a écarté. Peut-être à juste titre. Ser Richard aime trop tuer. Lequel voudriez-vous voir comme lord de Winterfell, Snow ? Celui qui sourit ou celui qui tue ?
— Winterfell revient à ma sœur Sansa.
— J’ai eu mon content d’arguments sur lady Lannister et sa revendication. » Le roi déposa sa coupe. « Vous, vous pourriez m’apporter le Nord. Les bannerets de votre père se rallieraient au fils d’Eddard Stark. Même lord Trop-Gras-pour-chevaucher. Blancport me fournirait une source directe de provisions et une base sûre sur laquelle je pourrais me replier au besoin. Il n’est pas trop tard pour réparer votre folie, Snow. Pliez le genou et jurez-moi votre épée bâtarde, et vous vous relèverez Jon Stark, sire de Winterfell et gouverneur du Nord. »
Combien de fois me forcera-t-il à le répéter ? « Mon épée est jurée à la Garde de Nuit. »
Stannis parut écœuré. « Votre père aussi était un entêté. L’honneur, appelait-il cela. Eh bien, l’honneur a son coût, comme lord Eddard l’a appris pour son chagrin. Si cela vous donne quelque soulagement, Horpe et Massey sont condamnés à la déception. Je suis plus enclin à attribuer Winterfell à Arnolf Karstark. Un bon Nordien.
— Un Nordien. » Plutôt un Karstark qu’un Bolton ou qu’un Greyjoy, se dit Jon, mais cette pensée ne le consolait guère. « Les Karstark ont abandonné mon frère au milieu de ses ennemis.
— Après que votre frère a décapité lord Rickard. Arnolf se trouvait à mille lieues de là. Il a du sang Stark dans les veines. Le sang de Winterfell.
— Pas plus que la moitié des autres Maisons du Nord.
— Ces autres Maisons ne se sont point déclarées pour moi.
— Arnolf Karstark est un vieil homme au dos tordu, et même dans sa jeunesse il n’a jamais été le combattant qu’était lord Rickard. Les rigueurs de la campagne pourraient bien le tuer.
— Il a des héritiers, trancha Stannis. Deux fils, six petits-fils, quelques filles. Si Robert avait enfanté des fils légitimes, bien des gens qui sont morts vivraient peut-être encore.
— Votre Grâce ferait meilleure affaire avec Mors Freuxchère.
— Fort-Terreur en apportera la preuve.
— Ainsi donc, vous avez l’intention de mettre à exécution ce plan d’attaque ?
— En dépit des conseils du grand lord Snow ? Certes. Horpe et Massey sont peut-être des ambitieux, mais ils ne se trompent pas. Je ne peux rester oisif tandis que monte l’étoile de Roose Bolton et que décroît la mienne. Je dois frapper et montrer au Nord que je reste un homme à craindre.
— Le triton de Manderly ne figurait pas parmi ces bannières que dame Mélisandre a vues dans ses feux, fit observer Jon. Si vous aviez Blancport et les chevaliers de lord Wyman…
— Si est un mot pour les sots. Nous n’avons reçu aucune nouvelle de Davos. Il pourrait ne jamais avoir atteint Blancport. Arnolf Karstark écrit que les tempêtes ont fait rage sur le détroit. Advienne que pourra. Je n’ai point le temps de pleurer, ni d’attendre les caprices de lord Trop-Gras. Je dois considérer Blancport comme perdu pour moi. Sans un fils de Winterfell pour se tenir à mes côtés, je ne puis espérer remporter le Nord que par le combat. Cela exige que je m’inspire de la leçon qu’a enseignée mon frère. Non qu’il ait jamais été réputé pour son enseignement. Je dois porter à mes ennemis un coup mortel avant qu’ils comprennent que je fais mouvement vers eux. »
Jon sut qu’il perdait sa salive à parler. Stannis s’emparerait de Fort-Terreur ou périrait au cours de sa tentative. La Garde de Nuit ne prend pas parti, répéta une voix, mais une autre lui répondit : Stannis combat pour le royaume, les Fer-nés pour des serfs et du pillage. « Votre Grâce, je sais où vous pourriez trouver d’autres hommes. Cédez-moi les sauvageons, et je vous indiquerai de grand cœur où et comment.
— Je vous ai donné Clinquefrac. Contentez-vous-en.
— Je les veux tous.
— Certains de vos propres Frères jurés voudraient me faire croire que vous êtes pour moitié sauvageon vous-même. Est-ce vrai ?