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Электронная книга - «Moby Dick». Краткое содержание книги:

Ismaël, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier d'un capitaine nommé Achab, amputé d'une jambe, qui emmènera Ismaël autour du monde à la poursuite du cachalot blanc…
Faut-il présenter ce livre mythique, magnifique aventure, suspense prenant qui nous amène peu à peu à l'apocalypse finale, parabole chargée de thèmes universels et nouvelle Bible aux accents prophétiques.
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– La chicha! la chicha! s’écria don Pedro, notre énergique ami a l’air de se trouver mal, qu’on emplisse son verre!

– Ce n’est pas nécessaire, messieurs, un instant et je poursuis… Donc, messieurs, apercevant si brutalement, la Baleine blanche à cinquante mètres à peine du navire oublieux du pacte liant les membres de l’équipage, l’homme de Ténériffe avait instinctivement et involontairement poussé ce cri, alors que le monstre avait bel et bien été vu par les hommes renfrognés des trois têtes de mâts. Une agitation frénétique régna instantanément.

La Baleine blanche, la Baleine blanche! s’écriaient à qui mieux mieux le capitaine, les seconds et les harponneurs, nullement ébranlés par les rumeurs inquiétantes qui couraient à son sujet et également anxieux de prendre un poisson si célèbre et si précieux, tandis que l’équipage maussade regardait de travers, et en la maudissant, la repoussante beauté de cette grande forme laiteuse qui, illuminée par les paillettes d’un soleil horizontal, se mouvait en scintillant, vivante opale dans le matin bleu de la mer. Messieurs, les événements se déroulèrent selon une étrange fatalité, comme s’ils avaient été tracés sur la carte du monde avant même la naissance de la terre. Le mutin était premier rameur à bâbord dans la baleinière du second, il était donc assis à ses côtés lorsqu’il se trouvait à l’avant avec sa lance et devait haler ou filer la ligne au commandement. De plus, lorsque les quatre pirogues furent mises à la mer, celle du second se trouva en tête, et personne n’eut un hurlement de joie aussi féroce que Steelkilt tandis qu’il peinait à son aviron. Après avoir nagé vigoureusement, leur harponneur piqua et, la lance à la main, Radney bondit à l’avant. Il entrait toujours en fureur, semblait-il, dès qu’il était dans une baleinière. Et le cri qui traversait son bandage demandait qu’on l’amenât sur le dos même du cachalot. Sans se faire prier, son tireur l’amena toujours plus près, à travers une écume aveuglante qui mêlait deux blancheurs, jusqu’à ce que soudain la pirogue donnât comme sur un récif, penchât et projetât à la mer le second qui était debout. Il tomba aussitôt sur le dos glissant de la baleine, la pirogue se redressa et fut jetée de côté par le remous, tandis que Radney se débattait dans la houle sur l’autre flanc du monstre. Il émergea de l’écume et on l’aperçut un instant indistinctement à travers ce voile, luttant sauvagement pour se dérober au regard de Moby Dick. Mais la baleine fit brutalement volte-face et, soulevant un soudain tourbillon, saisit le nageur dans ses mâchoires, se dressa sur l’eau en le brandissant, piqua à nouveau droit devant elle et sonda.

Cependant, au premier heurt de la pirogue, l’homme des Lacs avait filé la ligne de façon à se trouver à l’arrière du maelström, il observa tranquillement la scène, considérant ses propres pensées. Mais une secousse brusque et terrifiante fit plonger du nez la pirogue; tirant rapidement son couteau, il coupa la ligne, et la baleine fut libre. Mais à quelque distance de là on vit réapparaître Moby Dick, des lambeaux rouges de la chemise de Radney accrochés dans les dents qui l’avaient dévoré. Les quatre baleinières continuèrent à lui livrer la chasse, mais le cachalot les évita puis enfin disparut tout à fait.

En temps voulu, le Town-Ho atteignit son port, un endroit sauvage et solitaire que n’habitait aucune créature civilisée. Là, mené par l’homme des Lacs, tout l’équipage, hormis cinq ou six matelots, déserta parmi les palmiers. Par la suite, ils s’emparèrent d’une grande double pirogue de guerre des sauvages et mirent à la voile vers un autre port.

L’équipage du navire étant réduit à une poignée d’hommes, le capitaine fit appel aux insulaires pour l’aider à la besogne ardue d’abattre en carène afin de réparer la voie d’eau. Mais ces quelques Blancs durent, de nuit et de jour, monter une garde incessante dans la crainte où ils étaient de leurs dangereux alliés. Le travail qu’ils eurent à fournir était si rigoureux que lorsque le navire fut prêt à reprendre la mer, les hommes étaient trop épuisés pour que le capitaine osât s’embarquer avec eux dans un navire d’un pareil tonnage. Après avoir tenu conseil avec ses officiers, il ancra le navire aussi loin que possible de la côte, mit ses canons en batterie, les chargea, entassa ses mousquets à la poupe, avertit les insulaires qu’ils n’approcheraient qu’à leurs risques et périls puis, prenant un homme avec lui, il hissa la voile sur sa meilleure baleinière, mit le cap, vent arrière, sur Tahiti, à cinq cents milles de là, afin d’y enrôler un équipage de renfort.

Quatre jours après leur départ, ils aperçurent un grand canoë qui semblait avoir abordé sur une basse île corallienne. Ils s’en éloignèrent mais la sauvage embarcation vint sur eux et bientôt la voix de Steelkilt les somma de mettre en panne, faute de quoi ils les couleraient. Le capitaine sortit un pistolet. Un pied sur l’une des proues, un pied sur l’autre des pirogues accouplées, l’homme des Lacs eut un rire méprisant et l’assura que, s’il entendait seulement le clic du verrou du pistolet, il l’enterrerait lui, le capitaine, parmi les bulles et l’écume.

– Que voulez-vous de moi? s’écria le capitaine.

– Où allez-vous? et pourquoi? demanda Steelkilt. Et ne mentez pas!

– Je suis en route pour Tahiti afin de trouver des hommes.

– Bon. Laissez-moi vous aborder un moment. En toute paix. Sur ce, il plongea depuis la pirogue, gagna la baleinière à la nage puis, grimpant sur le plat-bord, il se tint face à face avec le capitaine.

– Croisez les bras, sir, et tenez la tête droite. Maintenant répétez après moi: dès que Steelkilt m’aura quitté, je jure de débarquer sur cette île et d’y demeurer six jours. Si je manque à ma parole, que je sois foudroyé!

– Quel bon élève! ricana l’homme des Lacs. Adios, señor! et il retourna à la nage vers ses camarades.

Ils surveillèrent la baleinière jusqu’à ce qu’elle fût tirée à sec sur les racines des cocotiers, puis Steelkilt remit à la voile et en temps voulu arriva à Tahiti sa destination à lui aussi. Là, la chance lui sourit, deux navires appareillaient pour la France et providentiellement ils avaient exactement besoin du nombre d’hommes qu’ils se trouvaient être. Ils s’embarquèrent et furent à jamais à l’abri de leur ancien capitaine si celui-ci avait eu des velléités de les poursuivre légalement.

Une dizaine de jours après le départ des navires français, la baleinière atteignit Tahiti, et le capitaine fut contraint d’enrôler deux des insulaires parmi les plus civilisés ayant quelque usage de la mer. Il fréta une petite goélette indigène et regagna son navire avec ses hommes. Il y retrouva tout en ordre et reprit sa croisière.

Où est Steelkilt à présent? nul ne le sait, messieurs, mais sur l’île de Nantucket, la veuve de Radney implore encore la mer qui se refuse à rendre ses morts, et voit encore en rêve l’affreuse baleine blanche qui l’a tué.

– En avez-vous terminé? demanda doucement don Sebastian.

– Oui, señor.

– Alors je vous en prie, dites-moi en toute sincérité si vous-même vous croyez que cette histoire est vraie en substance? Elle est si étonnante! La tenez-vous de source sûre? Pardonnez-moi si j’ai l’air d’insister.

– Et pardonnez-nous également, monsieur du marin, car nous renchérissons sur la demande de don Sebastian, réclama l’assemblée avec un intérêt extrême.

– Y a-t-il un volume des Saints Évangiles à l’auberge Dorée, messieurs?

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