Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le Dompteur de lions - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Dompteur de lions

Электронная книга - «Le Dompteur de lions». Краткое содержание книги:

Le point de vue des éditeurs
C’est le mois de janvier et un froid glacial s’est emparé de Fjällbacka. Une fille à demi nue, surgie de la forêt enneigée, est percutée par une voiture. Lorsque Patrik Hedström et ses collègues sont prévenus, la jeune fille a déjà été identifiée. Il s’agit de Victoria, portée disparue depuis quatre mois. Son corps présente des blessures qu’aucun accident ne saurait expliquer : ses orbites sont vides, sa langue est coupée et ses tympans percés. Quelqu’un en a fait une poupée humaine. D’autres cas de disparitions dans les environs font redouter que le bourreau n’en soit pas à sa première victime.
De son côté, Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire pour son nouveau bouquin. Une femme purge sa peine depuis plus de trente ans pour avoir tué son mari, un ancien dompteur de lions, qui maltraitait leur fille avec sa complicité passive. Mais Erica est persuadée que cette mère de famille porte un secret encore plus sombre. Jonglant entre ses recherches, une maison en perpétuel désordre et des jumeaux qui mettent le concept de l’amour inconditionnel à rude épreuve, elle est loin de se douter que pour certains, l’instinct maternel n’a rien de naturel…
Avec ce neuvième volet de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg signe un polar crépusculaire et violent. La reine du noir nordique s’y montre plus indomptable que jamais.
1 ... 74 75 76 77 78 79 80 81 82 ... 98
Перейти на страницу:

— Ce soir, tu devrais essayer de te reposer, dit-elle.

Patrik sourit. La mine de sa femme l’avait déjà renseigné. Elle avait une révélation à lui faire.

— Non, j’ai besoin de ton aide.

Il alla dans le séjour dire bonjour aux enfants. Ils se précipitèrent sur lui, tous les trois, et se jetèrent dans ses bras. C’était un des nombreux avantages du rôle de père : après une journée d’absence, on était accueilli comme si on revenait d’un périple sur les sept mers.

— Bien sûr, pas de problème, répondit Erica, et il entendit le soulagement dans sa voix.

Il était curieux d’en savoir plus, mais sentit qu’il devait d’abord manger un morceau.

Une demi-heure plus tard, il était rassasié et prêt à écouter ce que sa femme brûlait d’envie de lui dévoiler.

— Je me suis aperçue aujourd’hui que j’avais oublié de vérifier un truc, dit-elle en s’asseyant en face de lui. J’avais demandé si Laila avait eu des visites ou des appels téléphoniques, ce qui n’était pas le cas.

— Oui, je m’en souviens.

Il la contempla à la lueur des bougies allumées sur la table. Elle était si belle. Il avait tendance à l’oublier parfois, comme s’il était tellement habitué à son visage qu’il n’y réagissait plus. Il devrait le lui dire plus souvent. Il devrait la bichonner davantage, même s’il savait qu’elle se satisfaisait de leurs petits moments privilégiés : leurs soirées dans le canapé, la tête posée sur son épaule, leurs dîners en tête à tête le vendredi autour d’un bon plat et d’un verre de vin, leur bavardage au lit avant de s’endormir — oui, tout ce qu’il adorait lui aussi dans leur vie commune.

— Pardon, tu disais ?

Il s’était perdu dans ses pensées. La fatigue l’empêchait de se concentrer.

— J’avais négligé de me renseigner sur un autre moyen de communication. Une vraie boulette, je sais, mais heureusement j’ai fini par y penser.

— Viens-en au fait, ma chérie, dit-il sur un ton taquin.

— Le courrier. J’avais oublié de vérifier si elle avait reçu du courrier ou si elle avait envoyé des lettres.

— Vu ton excitation évidente, je présume que tu as trouvé quelque chose.

— Oui, mais je ne sais pas ce que ça signifie. Attends, je vais te montrer.

Elle se leva, alla chercher son sac dans le vestibule et en sortit précautionneusement quelques cartes postales qu’elle posa sur la table.

— Elles sont adressées à Laila, mais elle n’en a pas voulu, elle a demandé au personnel de les jeter. Ce qu’ils n’ont pas fait, heureusement. Comme tu peux le voir, elles représentent toutes des motifs espagnols.

— C’est qui, l’expéditeur ?

— Aucune idée. Le cachet de la poste indique différents endroits en Suède, et je ne trouve aucun point commun entre les villes.

— Qu’est-ce qu’elle en dit, Laila ?

Patrik prit une des cartes, la retourna et vit l’adresse bleue imprimée.

— Je ne lui en ai pas encore parlé. Je veux d’abord essayer de trouver le fil rouge.

— Tu as une théorie ?

— Non, j’y réfléchis depuis qu’on me les a données. À part l’Espagne, je ne vois aucun lien.

— Laila a une sœur en Espagne, non ?

Erica opina du chef et prit une carte, elle aussi. La photo d’un matador en train d’agiter sa muleta devant un taureau furieux.

— Oui, mais apparemment, elles n’ont pas eu de contact depuis toutes ces années, et les cartes postales ont été postées en Suède, pas en Espagne.

Patrik plissa le front et essaya d’imaginer une autre approche.

— Tu as marqué sur une carte les villes où elles ont été postées ?

— Non, tiens, je n’y avais pas pensé. Allez viens, j’en ai une dans mon bureau.

Elle sortit de la cuisine et Patrik se leva péniblement pour la suivre.

Dans le bureau, Erica vérifia les cachets de la poste, puis la carte de Suède. Une fois les quatre villes localisées, elle les entoura d’un trait de marqueur. Patrik l’observa en silence, appuyé contre le chambranle. En bas, on entendit à la télé les hurlements du père d’Emil qui pourchassait son fils pour l’enfermer dans l’atelier.

— Voilà !

Elle fit un pas en arrière et observa la carte d’une mine critique. Les villes où habitaient les filles disparues étaient marquées en rouge, celles où les cartes postales avaient été postées en bleu.

— Je ne comprends toujours rien ! s’exclama-t-elle.

Patrik entra dans la pièce et vint à côté d’elle.

— Moi non plus, je ne distingue aucun schéma.

— Et rien de neuf n’est ressorti de la réunion qui pourrait nous aider ?

— Non, rien, répondit-il avec un haussement d’épaules résigné. Mais bon, vu que tu es déjà activement impliquée dans l’affaire, je vais te résumer ce qu’on s’est dit. Tu y verras peut-être plus clair que nous. Viens, on redescend, on est mieux en bas pour parler.

Il se dirigea vers l’escalier, et descendit les marches en continuant à parler par-dessus son épaule.

— Je voulais te demander de m’aider sur un truc. Tous les districts ont filmé les entretiens qu’ils ont eus avec les proches des filles, et on a des copies des vidéos. Avant, on n’avait que les rapports papier. J’aimerais que tu les regardes avec moi et que tu me dises tout ce que ça t’évoque.

— Pas de problème. On fera ça dès que les enfants seront au lit. Mais raconte-moi d’abord ce que vous vous êtes dit à la réunion.

Ils retournèrent dans la cuisine, et Patrik se demanda s’il n’allait pas proposer une petite razzia dans le congélateur pour voir ce qu’ils avaient en matière de glaces.

— Mon collègue de Göteborg voulait que je te demande de détailler encore une fois ton entretien avec la mère de Minna. On a tous le sentiment que son cas est un peu à part, et la moindre petite observation pourrait être cruciale.

— Je veux bien, mais je t’ai déjà tout dit après le rendez-vous. Maintenant ce n’est plus aussi frais dans ma tête.

— Dis-moi ce dont tu te souviens, l’encouragea Patrik.

Il exulta intérieurement en la voyant se diriger vers le congélateur et sortir un pot de crème glacée Ben & Jerry’s. Parfois il se demandait si à force de vivre ensemble on n’apprenait pas à lire dans les pensées l’un de l’autre.

— Quoi ?! Vous mangez de la glace ! C’est pas juste !

Maja était arrivée dans la cuisine, elle les regardait d’un œil mauvais. Patrik la vit prendre son élan et devina la suite.

— Anton ! Noel ! Papa et maman mangent de la glace et nous on en a pas eu !

Il soupira et se leva. Il sortit du congélateur une barquette de crème glacée format familial et répartit la glace dans trois bols. Certains combats ne valaient pas le coup d’être menés.

Il venait de remplir le troisième bol et se régalait à l’idée de se servir à lui-même une bonne portion de chocolate fudge brownie quand on sonna à la porte. Plusieurs fois, en s’acharnant sur la sonnette.

Patrik jeta un regard éberlué à Erica avant d’aller ouvrir. Sur le perron, il trouva Martin, passablement crispé.

— Putain, pourquoi tu ne réponds pas au téléphone ? Ça fait des heures qu’on essaie de te joindre !

— Qu’est-ce qu’il se passe ? demanda Patrik, et il sentit son ventre se contracter.

Martin le regarda d’un air grave.

— Jonas Persson nous a appelés. Molly et Marta ont disparu.

Derrière lui, Erica eut le souffle coupé.

Assis dans le canapé du salon, Jonas sentit son angoisse grandir. Il ne s’expliquait pas ce que la police faisait ici. Ne devrait-elle pas plutôt être sur le terrain en train de chercher ? Des crétins, des incompétents, ces flics.

1 ... 74 75 76 77 78 79 80 81 82 ... 98
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)