Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le Dompteur de lions - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Dompteur de lions

Электронная книга - «Le Dompteur de lions». Краткое содержание книги:

Le point de vue des éditeurs
C’est le mois de janvier et un froid glacial s’est emparé de Fjällbacka. Une fille à demi nue, surgie de la forêt enneigée, est percutée par une voiture. Lorsque Patrik Hedström et ses collègues sont prévenus, la jeune fille a déjà été identifiée. Il s’agit de Victoria, portée disparue depuis quatre mois. Son corps présente des blessures qu’aucun accident ne saurait expliquer : ses orbites sont vides, sa langue est coupée et ses tympans percés. Quelqu’un en a fait une poupée humaine. D’autres cas de disparitions dans les environs font redouter que le bourreau n’en soit pas à sa première victime.
De son côté, Erica Falck commence à exhumer une vieille affaire pour son nouveau bouquin. Une femme purge sa peine depuis plus de trente ans pour avoir tué son mari, un ancien dompteur de lions, qui maltraitait leur fille avec sa complicité passive. Mais Erica est persuadée que cette mère de famille porte un secret encore plus sombre. Jonglant entre ses recherches, une maison en perpétuel désordre et des jumeaux qui mettent le concept de l’amour inconditionnel à rude épreuve, elle est loin de se douter que pour certains, l’instinct maternel n’a rien de naturel…
Avec ce neuvième volet de la série Fjällbacka, Camilla Läckberg signe un polar crépusculaire et violent. La reine du noir nordique s’y montre plus indomptable que jamais.
1 ... 71 72 73 74 75 76 77 78 79 ... 98
Перейти на страницу:

Ricky lui ouvrit la porte et le fit entrer. Gösta lui avait envoyé un SMS pour s’assurer qu’il y aurait quelqu’un à la maison. La tension était manifeste quand il pénétra dans le salon.

— Tu as du nouveau ? demanda Markus.

L’espoir animait leurs visages, mais ce n’était plus l’espoir de retrouver leur fille. Désormais, ils attendaient une sorte d’explication, qui les aiderait peut-être à retrouver la paix.

— Non, en tout cas rien qui concerne la mort de Victoria. Mais il existe un fait étrange qui se rapporte à l’autre enquête que nous menons.

— Lasse ? demanda Helena.

— Oui, nous avons découvert un lien entre Victoria et Lasse. Un lien qui se réfère à une autre information que je viens d’apprendre. C’est un peu délicat.

Il s’éclaircit la gorge, sans trop savoir comment présenter les faits. Il vit l’angoisse dans le regard de Ricky, la mauvaise conscience qui allait probablement l’accompagner toute sa vie.

— Nous n’avons toujours pas trouvé le corps de Lasse, mais il y avait des traces de sang à proximité de sa voiture, que nous avons fait analyser. C’était bien le sien.

— Ah bon, dit Markus. Et qu’est-ce que ça a à voir avec Victoria ?

— Voilà, vous savez que quelqu’un surveillait votre maison. Il y avait un mégot de cigarette dans le jardin de votre voisine, que nous avons également fait analyser, déclara Gösta, en approchant du sujet qu’il aurait préféré éviter. De leur propre initiative, les techniciens du laboratoire ont comparé le sang du ponton avec l’ADN du mégot, et il s’avère que les deux correspondent. Autrement dit, c’est Lasse qui surveillait Victoria, et il est fort plausible que ce soit lui, l’auteur des lettres anonymes dont Ricky nous a parlé.

— Il nous en a parlé aussi, confirma Helena avec un regard sur son fils.

— Je suis désolé de les avoir jetées, murmura-t-il. Je ne voulais pas que vous tombiez dessus.

— Ne t’en fais pas pour ça, le rassura Gösta. C’est réglé. Toujours est-il que nous travaillons maintenant sur l’hypothèse que Lasse faisait chanter quelqu’un qui a fini par en avoir marre et l’a tué. Et j’ai une théorie sur l’identité de cette personne.

— Pardon, mais j’ai du mal à suivre, dit Helena. En quoi ça concerne Victoria ?

— Oui, pourquoi est-ce qu’il la surveillait ? demanda Markus. Qu’est-ce qu’elle avait à voir avec le chantage de Lasse ? Il faut que tu nous expliques, là.

Gösta soupira et respira à fond.

— Je pense que Lasse faisait chanter Jonas Persson parce qu’il savait que ce dernier avec une relation extraconjugale avec une fille bien plus jeune que lui. Avec Victoria.

Dès qu’il eut lâché la révélation, il sentit ses épaules se détendre. Il retint sa respiration en attendant la réaction des parents de Victoria. Qui n’eut rien à voir avec celle qu’il imaginait. Helena leva les yeux et le fixa sans s’émouvoir.

— Alors là, tu te fourvoies complètement, Gösta.

À la grande surprise de Dan, Anna s’était chargée d’accompagner les filles au centre équestre. Elle avait besoin de prendre l’air, et même la présence des chevaux n’aurait pu l’en dissuader. Elle grelottait et serra plus fort sa veste autour d’elle. Pour ajouter à toutes ses misères, son mal au cœur ne faisait qu’empirer et elle commençait à douter que ce soit un simple effet psychosomatique. Elle avait dû attraper la gastro qui sévissait à l’école. Jusque-là elle avait réussi à lui tenir tête en avalant dix grains de poivre blanc, mais elle se voyait déjà penchée sur une bassine, à vomir ses tripes.

Quelques filles se gelaient en attendant devant l’écurie. Emma et Lisen coururent les rejoindre, et Anna les suivit.

— Bonjour, pourquoi vous n’êtes pas entrées ?

— Marta n’est pas encore arrivée, dit une grande fille brune. D’habitude elle n’est jamais en retard.

— Elle ne va sûrement pas tarder.

— Mais Molly devrait être là aussi, ajouta la grande brune.

Les autres opinèrent — c’était manifestement la chef de la bande.

— Vous avez vérifié si elles ne sont pas chez elles ?

Anna regarda la maison. La lumière était allumée, il devait donc y avoir quelqu’un.

— Non, on n’oserait jamais faire ça, dit la fille, l’air épouvanté.

— Eh bien, moi, j’y vais. Attendez-moi.

Elle traversa rapidement la cour. Son empressement n’arrangea pas le mal au cœur, et elle s’appuya sur la main courante en montant les marches du perron. Elle dut sonner deux fois avant que Jonas ne vienne ouvrir. Il s’essuya les mains sur un torchon ; à en juger par l’odeur de cuisine, il était en train de préparer à manger.

— Bonjour, dit-il, l’air perplexe.

Anna se racla la gorge.

— Bonjour. Je cherche Marta et Molly, elles sont là ?

— Non, elles doivent être à l’écurie, répondit Jonas en consultant sa montre. Marta a un cours dans pas longtemps, et Molly est censée l’aider.

— Elles ne sont pas encore arrivées, dit Anna en secouant la tête. Vous avez une idée d’où elles peuvent être ?

— Aucune. Je ne les ai pas vues depuis ce matin, j’ai dû partir tôt pour une urgence et quand je suis revenu, il n’y avait personne. J’ai un peu dormi, et j’ai eu des consultations. J’étais persuadé qu’elles étaient à l’écurie cet après-midi. Molly a un concours important à préparer, je pensais qu’elles étaient en plein entraînement. Et la voiture n’a pas bougé.

Il montra la Toyota bleue garée devant la maison.

— Qu’est-ce qu’on fait alors ? Les filles attendent…

Il prit son téléphone, posé sur une commode dans le vestibule, et appela un numéro pré-enregistré.

— Non, elle ne répond pas. Bizarre. Elle a toujours son portable avec elle, dit Jonas, et il eut l’air inquiet. Je vais voir avec ma mère.

Il l’appela et Anna l’entendit expliquer de quoi il s’agissait, tout en disant à sa mère de ne pas s’inquiéter, que tout allait bien. Il termina la conversation en disant “allez ciao” plusieurs fois.

— Ah, les mamans et les téléphones, ronchonna-t-il avec une petite grimace. C’est plus facile de faire voler un cochon que de raccrocher quand on a sa mère au bout du fil.

— Oui, c’est vrai.

Anna fit comme si elle savait de quoi il parlait, alors qu’en fait, leur mère, à Erica et elle, n’avait pratiquement jamais donné de ses nouvelles.

— Elles sont passées chez elle dans la matinée, après ça, elle ne les a plus vues. Molly n’est pas allée au collège aujourd’hui, elle avait mal au ventre, mais elles avaient quand même prévu de reprendre l’entraînement cet après-midi.

Il enfila un blouson et rejoignit Anna sur le perron.

— Je viens avec vous, on va voir si on les trouve. Elles sont forcément quelque part par là.

Ils firent le tour de la cour, regardèrent dans la vieille grange et dans le manège, puis dans la salle polyvalente. Aucune trace de Molly et Marta.

Les filles étaient dans l’écurie à présent, leurs voix résonnaient quand elles parlaient aux chevaux et entre elles.

— On va attendre un moment, déclara Anna. Si elles n’arrivent pas, je pense qu’on repartira. Il y a peut-être eu un malentendu sur l’horaire.

— Oui, probablement, dit Jonas sans conviction. Je vais chercher encore un peu, ne partez pas tout de suite.

— D’accord.

Anna entra dans l’écurie, en prenant garde de rester à bonne distance des énormes bêtes.

Ils étaient sur le chemin du retour. Patrik avait insisté pour conduire, il lui fallait ça pour décompresser.

— Quelle journée ! On n’a pas chômé ! s’exclama-t-il. C’était une bonne chose, ce débriefing, mais j’avoue que j’avais espéré des retombées directes et immédiates. J’aurais adoré avoir une sorte d’illumination soudaine.

1 ... 71 72 73 74 75 76 77 78 79 ... 98
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)