Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Les martiens [The Martians - fr]
Les martiens [The Martians - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les martiens [The Martians - fr]

Электронная книга - «Les martiens [The Martians - fr]». Краткое содержание книги:

D’une mission d’entraînement en Antarctique aux terrifiantes tempêtes de sable qui balaient les canyons désolés de la planète rouge, Les Martiens met en scène toute une galerie de personnages ayant joué un rôle dans cette histoire de la colonisation de la planète soeur magistralement décrite par Kim Stanley Robinson dans sa trilogie martienne, d’ores et déjà saluée comme l’un des grands classiques de la science-fiction.
Depuis l’épopée des Cent — les premiers explorateurs —, ce sont des générations d’hommes et de femmes qui ont transformé en colonie durable ce qui n’était au départ qu’un avant-poste à l’existence bien ténue. Les expéditions internationales qui se sont succédé ont débouché sur la création d’un monde. Celui-ci a connu une évolution inéluctable, avec son cortège de luttes politiques, de révolutions et de conflits armés.
A une époque où la longévité est de l’ordre d’un siècle et demi, Les Martiens raconte l’épopée de générations d’humains vivant aux limites de la frontière ultime, où les paysages façonnés par les hommes sont sans cesse en butte aux monstrueux caprices de la nature.
Les Martiens, c’est la chronique épique d’une planète qui représente l’un des recours les plus plausibles de l’humanité. A l’horizon 2050, autrement dit demain…
1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 110
Перейти на страницу:

Dedans, il faisait sombre. Une fenêtre donnait sur le cratère. Le haut des piliers du temple était visible entre les arbres.

Ils servirent à Nirgal une curieuse infusion faite avec une sorte d’herbe des marais. Ils étaient des issei, lui dirent-ils, et pas seulement des issei : ils avaient été parmi les Cent Premiers. Edvard Pétrin et George Berkovic. C’est surtout Edvard qui parlait. Ils étaient amis. Des collègues de Phyllis Boyle. Le temple du cratère était un monument à sa mémoire. Ils en avaient construit un pareil, tous les trois, il y avait longtemps, avec de la glace, pour s’amuser. Lors de la première expédition vers le pôle Nord, avec Nadia et Ann, en M-2.

— Tout au début, ajouta George avec un sourire implacable.

Ils lui racontèrent leur histoire et Nirgal comprit qu’ils l’avaient souvent répétée. Edvard raconta l’essentiel, George finissant certaines de ses phrases traînantes, ou ajoutant un commentaire de son cru.

— Nous étions là quand tout s’est effondré. Sans raison. Ils ont tout gâché alors que ça aurait si bien pu marcher. Je ne dis pas que nous leur en voulons, mais nous sommes amers. 2061 n’était pas nécessaire.

— On aurait pu éviter tout ça s’ils avaient écouté Phyllis. C’est vraiment la faute d’Arkady.

— Ce Bogdanov, avec sa stupide confiance. Alors que Phyllis avait un plan qui aurait très bien marché, et il n’y aurait pas eu ce désastre et tous ces morts.

— Il n’y aurait pas eu de guerre.

— C’est elle qui nous a sauvés quand on était coincés sur Clarke. Après avoir sauvé tous les autres sur Mars.

Ils s’illuminèrent vaguement en repensant à elle. Ils étaient contents de pouvoir raconter leur histoire. Ils avaient survécu à 61, ils avaient œuvré pour la paix entre les deux révolutions, ils avaient aidé l’ATONU de Burroughs à coordonner les travaux dans le bassin minier de Vastitas, à programmer son exploitation accélérée de telle sorte que les sites menacés de submersion par la mer du Nord soient épuisés avant de disparaître sous l’eau et la glace. C’était une période de gloire, un moment de l’histoire où on pouvait observer le terrifiant pouvoir de la technologie sur le paysage sans se soucier des conséquences : pas de déclarations d’impact environnemental, pas de cicatrices irrémédiables… des milliards de dollars de métaux extraits avant que la glace envahisse les sites.

— C’est à ce moment-là que nous avons trouvé cet endroit, poursuivit George.

— Amazonis regorgeait de métaux, ajouta Edvard. Nous n’avons pas réussi à tout extraire.

— Et maintenant, bien sûr…, reprit George en sirotant son infusion.

Il y eut un silence. George remplit leurs tasses. Edvard reprit le crachoir :

— Nous étions à Burroughs quand la seconde révolution a éclaté. On travaillait pour l’ATONU. Phyllis était déjà morte. Tuée par des terroristes rouges.

— À Kasei.

Nirgal resta impassible.

Ils le regardaient.

— C’était Maya, en fait. Maya, qui a tué Phyllis. C’est ce qu’on nous a dit.

Nirgal soutint leur regard en dégustant son infusion.

Ils laissèrent tomber.

— Enfin, tout le monde le sait. Elle en était bien capable. C’était tout à fait son genre. Une criminelle. Ça me rend encore malade, tout ça. Malade.

— Je n’arrive pas à croire que ça soit arrivé.

— Je me demande parfois si c’est vrai. Peut-être que Phyllis a réussi à s’en sortir et à disparaître, comme Hiroko, à ce qu’on dit. On n’a jamais retrouvé son corps. En tout cas, je ne l’ai jamais vu. Nous étions contre Mars Libre. Contre vous, ajouta-t-il avec un regard de défi.

— Nous méprisions la guérilla rouge. Au moins jusqu’à…

— Mais notre haine, nous la réservons surtout à nos compagnons de crèche, hein ?

— C’est toujours comme ça.

— Nadia, Sax, Maya… La mort, la destruction de masse. C’est tout ce qu’ils nous ont apporté, avec leurs prétendus idéaux. La mort et la destruction de masse.

— Ce n’est pas votre faute, dit George en regardant Nirgal.

— Mais si Phyllis avait survécu… Nous étions à Burroughs pendant les manifestations. Les tergiversations avec l’ATONU. L’inondation de la ville – l’inondation délibérée de la plus grande ville de Mars ! Phyllis n’aurait jamais laissé faire ça.

— Nous étions dans les avions qui ont évacué la population.

— Cinq avions. Cinq, et gigantesques. Nous sommes partis pour Sheffield. Nous étions là-bas aussi quand c’est arrivé. La mort et la destruction. Nous avons essayé de nous interposer. Nous avons essayé de faire ce que Phyllis aurait fait.

— De nous interposer.

— Oui, de nous interposer entre l’ATONU et les Rouges. C’était impossible, mais on a essayé. On a essayé. Sans nous, le câble serait tombé deux fois. C’est un monument à Phyllis, exactement comme notre petit belvédère. Elle était la meilleure avocate de l’ascenseur. Une visionnaire. Alors nous avons fait de notre mieux.

— Après l’armistice, nous sommes partis pour l’est.

— Par la piste, quand c’était possible. En patrouilleur, quand c’était nécessaire. On s’est séparés à Underhill, hein ?

— Et on s’est retrouvés à Elysium. Mais après des aventures comme vous n’en avez jamais entendu. Inénarrable !

— On a traversé la glace de la mer du Nord.

— On a pris le pont au-dessus de la Manche.

— On a traversé la Bosse à pied, tout du long. Et puis finalement on s’est retrouvés ici et on a participé à la construction du port de Cimmeria. Tout en militant pour qu’on l’appelle Boyle Harbor, pour faire pendant au Boone Harbor de Tempe.

— Et à tous les endroits appelés Bogdanov.

— Mais ça n’a pas marché. C’est une héroïne oubliée. Enfin, un jour, justice lui sera rendue. L’histoire jugera. En attendant, nous essayons de promouvoir Cimmeria, et de prospecter un peu dans la forêt.

— Vous n’avez jamais eu de nouvelles d’Hiroko ? demanda Nirgal.

Ils se regardèrent. Nirgal n’avait pas idée de ce que signifiait cet échange, mais c’était comme s’ils tenaient une sorte de conversation silencieuse.

— Non. Hiroko… Il y a si longtemps qu’elle a disparu. Nous n’avons plus jamais entendu parler d’elle. Mais ce n’est pas votre mère ?

— Si, si.

— Et vous, vous n’avez pas de nouvelles d’elle ?

— Non. Elle a disparu à Sabishii. Quand l’ATONU a tout incendié. Il paraît qu’elle a été tuée à ce moment-là, ajouta-t-il en repensant à eux tous. On dit aussi qu’elle se serait enfuie avec Iwaoj Gene, Rya et les autres. J’ai entendu dire récemment qu’ils étaient peut-être allés à Elysium. Ou quelque part par ici.

Ils froncèrent les sourcils.

— Je n’ai jamais entendu dire ça. Et toi ?

— Non. Cela dit, même si c’était vrai, ils ne nous l’auraient pas dit.

— Non.

— Mais vous n’avez rien vu par ici, insista Nirgal. Pas de colonies, ou de campements ?

— Non. Enfin…

— Il y a des colonies partout. Mais ils vont tous en ville. Ce sont tous des indigènes comme vous. Quelques Kurdes.

— Rien d’inhabituel.

— Et vous pensez que toutes les colonies sont déclarées ?

— Je crois.

— Je crois.

Nirgal réfléchit. Rares étaient les Cent Premiers qui s’étaient rangés du côté de l’ATONU dès le début ; une demi-douzaine peut-être. Hiroko se serait-elle fait connaître d’eux ? Aurait-elle essayé de se cacher d’eux ? S’ils savaient où elle était, le lui diraient-ils ?

1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 110
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)