Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le clan de l'ours des cavernes - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le clan de l'ours des cavernes

Электронная книга - «Le clan de l'ours des cavernes». Краткое содержание книги:

Il y a 35.000 ans, la terre se réchauffe lentement, alors que l’homme se dégage peu à peu de la bête, maîtrise l’outil et le feu. Une fillette de 5 ans, nommée Ayla, échappe à un tremblement de terre. Elle se réfugie auprès d’un clan étranger qui l’adopte.
1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 140
Перейти на страницу:

— Pourquoi as-tu ramassé cette fronde la première fois ? demanda-t-il en la foudroyant du regard.

— Je n’en sais rien, répondit-elle en baissant les yeux, désespérée par la colère sourde du sorcier.

— Non contente de la toucher, tu as chassé avec, tu as tué des animaux avec, tout en sachant que tu n’en avais pas le droit.

— Mon totem m’a envoyé un signe, Creb, ou du moins j’ai cru que c’en était un, répondit Ayla en dénouant son amulette. Voilà ce que j’ai trouvé après avoir décidé de chasser, ajouta-t-elle en tendant le fossile à Mog-ur.

Un signe ? Son totem lui aurait envoyé un signe ? Les hommes tressaillirent. La révélation d’Ayla donnait à la situation une nouvelle dimension. Mais la question demeurait : pourquoi avait-elle décidé de chasser ?

Le sorcier examina la pierre avec intérêt. En effet, il s’agissait d’un caillou très étrange, évoquant par sa forme un coquillage marin, mais de toute évidence il s’agissait bien d’une pierre. Y avait-elle vu un encouragement à utiliser une fronde, l’arme qui lançait des pierres ? Mog-ur ne pouvait répondre à cette question. L’interprétation des signes envoyés par un totem à celui ou celle qu’il protégeait concernait exclusivement la personne et son totem. Mog-ur rendit le fossile à la fillette.

— Creb, ajouta-t-elle pour tenter de le convaincre, j’ai cru que mon totem voulait m’éprouver, et que cette épreuve consistait à endurer les mauvais traitements de Broud. Je me suis dit qu’il me laisserait chasser si je parvenais à les subir sans me plaindre.

Des regards interrogateurs se tournèrent vers le jeune homme qui semblait très mal à l’aise.

— Le jour où le lynx m’a attaquée, poursuivit Ayla, j’ai cru qu’il s’agissait d’une nouvelle épreuve. Après cela, j’ai failli arrêter de chasser pour toujours. Puis, j’ai eu l’idée de m’entraîner avec deux pierres, pour plus de sécurité. J’ai même cru que cette idée venait aussi de mon totem.

— Oui, je vois, répondit le sorcier. Brun, j’aimerais que l’on me laisse un peu de temps pour réfléchir à tout cela.

— Je crois que nous ferions bien d’y réfléchir tous, déclara le chef. Nous nous réunirons demain matin pour en discuter, sans la fille.

— Je ne vois pas la nécessité de réfléchir indéfiniment, rétorqua Broud. Nous savons tous le châtiment qu’elle mérite.

— Ce châtiment pourrait se révéler néfaste pour tout le clan, Broud. Avant de la condamner, je dois m’assurer que nous avons bien considéré tous les aspects du problème. Nous nous retrouverons demain.

Les hommes s’entretinrent entre eux en revenant à la caverne.

— Je n’ai jamais entendu parler d’une femme qui voulait chasser, dit Droog. Est-ce que son totem n’en serait pas la cause ? C’est un totem mâle.

— Je ne me suis pas permis de discuter le jugement de Mog-ur, quand il a annoncé son totem, dit Zoug, mais je me suis dit alors qu’un Lion des Cavernes, tout de même, c’était beaucoup pour une petite fille, même si les cicatrices sur sa cuisse sont sans aucun doute la marque d’un lion. Mais aujourd’hui, après l’avoir vue tirer à la fronde, ça ne m’étonne plus. Mog-ur avait raison... comme toujours.

— Est-ce qu’elle ne serait pas moitié homme, moitié femme ? avança Crug. Il y en a qui le pensent.

— C’est vrai qu’elle ne se comporte pas comme une femme doit le faire, ajouta Dorv.

— Non, c’est bien une femelle, dit Broud. Et la loi veut qu’on la tue. Tout le monde le sait bien.

— Tu as probablement raison, Broud, dit Crug.

— Même si elle était moitié homme, je n’aime pas l’idée d’une femme qui chasse, dit Dorv, l’air buté. Je n’aime pas non plus l’idée qu’elle fasse partie du clan. Elle est trop différente de nous.

— Tu sais que j’ai toujours eu le même sentiment, Dorv, dit Broud. Je ne sais pas pourquoi Brun veut qu’on en discute encore et encore. Si j’étais le chef, nous en aurions déjà fini avec elle.

— Ce n’est pas une décision à prendre à la va-vite, Broud, dit Grod. Pourquoi se presser ? Nous ne sommes pas à un jour près.

Broud accéléra le pas sans même daigner répondre. Ce vieux Grod, toujours à sermonner, toujours de l’avis de Brun, pensait-il, amer. Brun serait-il incapable de prendre une décision ? A quoi sert de réfléchir ? Décidément, je me demande s’il n’est pas devenu trop vieux pour être encore le chef.

En arrivant à la caverne, Ayla se dirigea droit vers le foyer de Creb et s’assit sur sa fourrure, le regard perdu dans le vague. Iza lui proposa de manger un peu, mais elle refusa d’un signe de tête. Uba, qui ne comprenait pas très bien ce qui troublait sa grande amie, qu’elle adorait par-dessus tout, se glissa gentiment sur ses genoux. Ayla serra contre elle la petite fille en la berçant tendrement, jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Peu après, Iza coucha Uba et s’allongea à son tour. Mais, le cœur gros en pensant à l’étrangère qu’elle appelait sa fille et qui fixait d’un air absent les dernières braises du foyer, elle ne put trouver le sommeil.

L’aube pointa, claire et froide. Une mince couche de glace recouvrait la petite mare près de la caverne. L’hiver ne tarderait pas à confiner le clan dans la grotte.

A son lever, Iza trouva Ayla toujours assise au même endroit. La fillette était silencieuse, perdue dans son monde, figée dans l’attente de son sort. Pour la deuxième nuit consécutive, Creb n’avait pas regagné le foyer. Il ne quitterait pas son sanctuaire avant le matin. Quand les hommes furent partis, Iza apporta une infusion à Ayla, qui resta muette devant ses questions et refusa de boire. On dirait qu’elle est déjà morte, songea-t-elle, la gorge serrée par le chagrin.

Brun conduisit ses hommes à l’abri d’un gros rocher au pied duquel il fit allumer un feu. Il ne tenait pas à ce que le froid les fît se prononcer trop hâtivement, et il voulait sonder les sentiments et connaître le point de vue de chacun. Lorsqu’il commença, ce fut avec une grande solennité. Il s’adressa d’abord aux esprits puis précisa aux hommes qu’il s’agissait là d’une réunion extraordinaire.

— Une fille de notre clan, Ayla, s’est servie d’une fronde pour tuer la hyène qui emportait Brac. Elle a utilisé cette arme pendant trois ans. C’est une femelle ; et nos lois exigent le châtiment de toute femme ayant touché à une arme. Le châtiment suprême. Quelqu’un a-t-il quelque chose à dire ?

— Droog demande la parole, Brun.

— Droog a mon autorisation.

— Lorsque la guérisseuse a découvert cette fille, nous errions à la recherche d’une nouvelle caverne, car les esprits, mécontents de nous, avaient envoyé un tremblement de terre pour détruire notre ancienne demeure. Mais peut-être, après tout, n’étaient-ils pas si mécontents et voulaient-ils que nous découvrions l’enfant. Elle est aussi étrange et surprenante que les signes de nos totems. Depuis son arrivée parmi nous, la chance nous a toujours souri. Je suis persuadé que son totem nous est favorable. Si elle n’était pas différente de nous, si, par exemple, elle n’aimait pas autant se baigner dans la mer, elle n’aurait jamais pu sauver Ona de la noyade. Et, bien qu’Ona ne soit qu’une fille, je l’aime et je suis heureux qu’elle ne nous ait pas quittés pour le monde des esprits.

« Nous ne savons pas grand-chose des Autres. J’ignore ce qui l’a poussée à chasser, mais si elle n’avait pas su tirer à la fronde, Brac serait mort, lui aussi, et je préfère ne pas songer de quelle horrible façon. Qu’un chasseur tombe sous la griffe et la dent d’un carnassier, c’est dans l’ordre des choses, mais Brac n’est qu’un bébé...

« Sans compter ton affliction, Brun, et la tienne, Broud, le clan entier aurait eu à déplorer sa perte. Certes, nous ne serions pas ici à décider du sort de celle qui lui a sauvé la vie, mais nous aurions perdu un futur chef. Je pense qu’elle mérite une punition, mais comment pourrions-nous la condamner au châtiment suprême ? J’ai dit tout ce que j’avais à dire.

1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 140
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)