Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]
La voix des morts [Speaker for the Dead - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]

Электронная книга - «La voix des morts [Speaker for the Dead - fr]». Краткое содержание книги:

3 000 ans ont passé depuis le massacre des doryphores. Mais seulement vingt-six ans pour Ender Wiggin. Paradoxe de la relativité du temps dans l’espace ! Hanté par sa participation au génocide d’un peuple, Ender poursuit sa quête : trouver une planète où il pourra enfin déposer le cocon de la reine des doryphores.
Serait-ce Lusitania ? Là vivent les piggies, drôles de petits cochons à l’esprit agile. Des êtres étranges, véritable énigme pour les hommes. N’ont-ils pas assassiné, sans mobile apparent, le scientifique qui les étudiait ? Une mort mystérieuse et rituelle. Ender s’est jure de découvrir la vérité sur ce meurtre. Malgré la peur et l’incompréhension des hommes.
La paix régnera-t-elle un jour entre des races aussi différentes ? Les hommes, les piggies et… pourquoi pas les doryphores ?
1 ... 67 68 69 70 71 72 73 74 75 ... 111
Перейти на страницу:

Au bout du compte, la visite du Porte-Parole avait manifestement fait évoluer la situation.

Miro s’agenouilla près du Porte-Parole, qui gardait la tête baissée, le menton contre la poitrine.

— Porte-Parole, dit Miro. Corno pode ser ? Comment est-il possible que vous soyez le premier Porte-Parole et que vous soyez cependant aussi Ender ? Não pode ser.

— Je ne pensais pas qu’elle leur raconterait tout cela, souffla-t-il.

— Mais le Porte-Parole des Morts, celui qui a écrit ce livre, est l’homme le plus sage qui ait jamais vécu depuis que les hommes voyagent dans les étoiles, alors qu’Ender était un assassin, qu’il a tué tout un peuple, une belle race de ramen qui aurait pu tout nous apprendre…

— Humains l’un et l’autre, cependant, souffla le Porte-Parole.

Humain était près d’eux, à présent, et il cita un verset de L’Hégémon :

— « La maladie et la guérison sont dans tous les cœurs. La mort, la délivrance sont dans toutes les mains. »

— Humain, dit le Porte-Parole, dis à ton peuple de ne pas pleurer pour ce qu’il a fait par ignorance.

— C’était une chose horrible, dit Humain. C’était notre plus beau cadeau.

— Dis à ton peuple de rester silencieux et de m’écouter.

Humain cria quelques mots, pas dans la Langue des Mâles, mais dans celle des Epouses, la langue de l’autorité. Ils se turent, s’assirent pour écouter ce que le Porte-Parole avait à dire.

— Je ferai tout mon possible, dit le Porte-Parole, mais je dois vous connaître pour être en mesure de raconter votre histoire. Je dois vous connaître afin de savoir si la boisson est ou non empoisonnée. Et le problème le plus difficile demeurera. L’espèce humaine est libre d’aimer les doryphores parce qu’elle croit qu’ils sont tous morts. Vous êtes toujours en vie, de sorte qu’elle a encore peur de vous.

Humain se leva et montra son corps, comme s’il était frêle et faible.

— De nous !

— Ils ont peur de ce dont vous avez peur, quand vous levez la tête et voyez les étoiles s’emplir d’êtres humains. Ils ont peur d’arriver un jour sur une planète et de constater que vous y êtes déjà installés.

— Nous ne voulons pas nous y installer avant, dit Humain. Nous voulons nous y installer aussi.

— Dans ce cas, donnez-moi du temps, demanda le Porte-Parole. Montrez-moi qui vous êtes, afin que je puisse le leur montrer.

— Tout, promit Humain. Nous te montrerons tout.

Mange-Feuille se leva. Il parla dans la Langue des Mâles, mais Miro comprit.

— Il y a des choses qu’il ne nous appartient pas de montrer.

Humain répondit sèchement, et en spark :

— Il n’appartient pas davantage à Pipo, Libo, Miro et Ouanda de nous montrer ce qu’ils nous ont enseigné. Mais ils l’ont fait.

— Leur stupidité ne doit pas forcément être notre stupidité.

Mange-Feuille utilisait toujours la Langue des Mâles.

— De même que leur sagesse ne s’applique pas nécessairement à nous, répliqua Humain.

Puis Mange-Feuille dit, dans la Langue des Arbres, quelque chose que Miro ne comprit pas. Humain ne répondit pas et Mange-Feuille s’en alla.

Tandis qu’il s’éloignait, Ouanda revint, les yeux rouges à force d’avoir pleuré.

Humain se tourna à nouveau vers le Porte-Parole.

— Que veux-tu savoir ? demanda-t-il. Nous te le dirons, nous te le montrerons, si nous le pouvons.

Le Porte-Parole se tourna vers Miro et Ouanda :

— Que dois-je leur demander ? Je sais si peu de choses que j’ignore ce que nous avons besoin de connaître.

Miro regarda Ouanda.

— Vous n’avez pas d’outils en pierre ou en métal, dit-elle, mais votre maison est en bois, de même que vos arcs et vos flèches.

Humain se leva et attendit. Le silence se prolongea.

— Quelle est ta question ? dit finalement Humain.

Comment est-il possible que le rapport ne lui soit pas apparu ? se dit Miro.

— Nous, les êtres humains, expliqua le Porte-Parole, utilisons des outils en pierre ou en métal pour abattre les arbres, lorsque nous voulons en faire des maisons, des flèches ou des bâtons comme ceux que vous avez.

Les mots du Porte-Parole ne furent pas assimilés immédiatement. Puis, soudain, tous les piggies se levèrent. Ils se mirent à courir follement, sans but, se heurtant parfois les uns aux autres, ou bien aux maisons et aux arbres. Ils étaient presque tous silencieux, mais l’un d’entre eux gémissait de temps en temps, exactement comme ils avaient crié quelques instants plus tôt. C’était étrange, cette démence presque silencieuse des piggies, comme s’ils avaient d’un coup perdu le contrôle de leur corps. De nombreuses années de contrôle prudent de la communication, de secret presque total vis-à-vis des piggies et, à présent, le Porte-Parole les brisait et la conséquence était cette folie.

Humain sortit du chaos et se jeta par terre devant le Porte-Parole.

— Ô Porte-Parole ! cria-t-il d’une voix forte. Promets-moi que tu ne les laisseras jamais abattre mon père, Rooter, avec leurs outils en pierre et en métal ! Si vous voulez assassiner quelqu’un, il y a des frères très âgés qui se sacrifieront, qui seront heureux de mourir, mais ne les laisse pas tuer mon père !

— Ni le mien ! crièrent d’autres piggies. Ni le mien !

— Nous n’aurions jamais planté Rooter si près de la clôture, dit Mandachuva, si nous avions su que vous étiez… que vous étiez des varelse.

Le Porte-Parole leva à nouveau les mains.

— Les êtres humains ont-ils coupé un seul arbre, sur Lusitania ? Jamais, la loi l’interdit. Vous n’avez rien à craindre de nous.

Le silence se fit tandis que les piggies s’immobilisaient. Finalement, Humain se redressa.

— À cause de toi, les humains nous paraissent encore plus effrayants, dit-il au Porte-Parole. Je voudrais que tu ne sois jamais venu dans notre forêt.

La voix d’Ouanda fit écho à la sienne :

— Comment peux-tu proclamer cela, après que vous avez assassiné mon père comme vous l’avez fait ?

Humain la regarda avec stupéfaction, incapable de répondre, Miro prit Ouanda par les épaules, et le Porte-Parole des Morts dit dans le silence :

— Vous avez promis de répondre à toutes mes questions. Je vous demande donc : Comment fabriquez-vous vos maisons en bois, l’arc et les flèches de celui-ci, ces bâtons ? Nous vous avons indiqué la seule façon que nous connaissions ; montrez-moi un autre moyen, celui que vous employez.

— Un frère fait don de lui-même, dit Humain. Je te l’ai dit. Nous expliquons à un frère aîné ce qu’il nous faut, nous lui montrons la forme et il fait don de lui-même.

— Pouvons-nous voir comment cela se passe ? demanda Ender.

Humain regarda les autres piggies.

— Tu veux que nous demandions à un frère de faire don de lui-même juste pour que tu puisses voir ? Nous n’avons pas encore besoin d’une nouvelle maison, et nous avons toutes les flèches nécessaires…

— Montre-lui !

Miro et tous les autres pivotèrent sur eux-mêmes, découvrant Mange-Feuille qui sortait à nouveau de la forêt. Il gagna énergiquement le milieu de la clairière ; il ne les regarda pas et parla comme s’il était un Hérault, un crieur de village, sans se soucier de savoir si on l’écoutait. Il parla dans la Langue des Epouses et Miro ne comprit que des bribes.

— Que dit-il ? souffla le Porte-Parole.

Miro, à genoux près de lui, s’efforça de traduire.

— Il est allé voir les épouses, apparemment, et elles lui ont dit de faire tout ce que vous demanderiez. Mais ce n’est pas aussi simple. Il leur dit que… je ne connais pas ces mots… quelque chose à propos de la mort collective. Quelque chose à propos de la mort des frères, de toute façon. Regardez-les – ils n’ont pas peur.

1 ... 67 68 69 70 71 72 73 74 75 ... 111
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)