Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]

Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:

Les paqueninos, la Reine et les humains de Lusitania sont menacés par l’arrivée de la Flotte Stellaire qui compte utiliser le « Petit Docteur », un désintégrateur moléculaire, pour préserver la race humaine du terrible virus de la descolada.
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 99
Перейти на страницу:

Mais raconterait-elle aussi le reste ? Raconterait-elle comment une femme pleurait seule dans sa chambre, le cœur plein d’amertume, pleurait toutes les larmes de son corps, non parce que Ender n’était plus là, mais à cause de la honte qu’elle éprouvait à avoir enfin réussi à se comprendre. Car bien qu’elle ait aimé et admiré – non, qu’elle ait vénéré cet homme –, lorsqu’il avait quitté ce monde, elle n’avait éprouvé aucune peine, mais un grand soulagement et une profonde excitation. Soulagement : L’attente est terminée. Excitation : Mon heure est arrivée !

C’était bien évidemment ce qu’elle ressentait. Elle n’était pas stupide au point de se croire dotée d’une force morale hors du commun. Et la raison pour laquelle elle ne pleurait pas avec Novinha et Valentine était qu’elles venaient de perdre un élément majeur de leur vie. Qu’ai-je donc perdu en ce qui me concerne ? Ender ne m’a accordé qu’une partie de son attention, guère plus. Nous n’avons passé que quelques mois ensemble, quand il était mon maître à Trondheim ; et puis, une génération plus tard, nous nous sommes retrouvés ici pendant quelques mois. À chaque fois il semblait préoccupé, il y avait des choses et des gens plus importants que moi qui sollicitaient son attention. Je n’étais pas sa femme. Je n’étais pas sa sœur. Je n’étais que l’élève et la disciple d’un homme qui avait eu suffisamment d’élèves dans sa vie et ne souhaitait plus en avoir. Ainsi ce n’est pas une si grande partie de ma vie qui disparaît, car il n’a été pour moi qu’un rêve et non un compagnon.

Je me pardonne, mais ne peux empêcher ce sentiment de honte et de peine que j’éprouve, pas à cause de la mort d’Andrew Wiggin, mais parce qu’au moment de sa mort je me suis révélée telle que je suis vraiment : totalement égoïste, concernée uniquement par ma propre carrière. J’ai choisi d’être le porte-parole de la mort d’Ender. C’est pourquoi le moment de sa mort ne peut être que l’accomplissement de ma vie. Quel genre de vautour suis-je donc ? Quel genre de parasite, de sangsue…

Et pourtant ses doigts continuaient à taper, phrase sur phrase, malgré les larmes qui coulaient. Là-bas, dans la maison de Jakt, Valentine pleurait avec son mari et sa famille. Dans celle d’Ohaldo, Grego, Ohaldo et Novinha s’étaient réunis pour se réconforter les uns les autres de la perte de celui qui avait été pour eux un mari et un père. Ils avaient leur propre relation avec lui, moi j’avais la mienne. Ils ont leurs propres souvenirs intimes ; les miens seront publics. Je parlerai, puis je publierai ce que j’ai dit, et ce que j’écris en ce moment même donnera une nouvelle dimension et un sens neuf à la vie d’Ender Wiggin pour tous les habitants des Cent Planètes. Ender le Xénocide ; Andrew le Porte-Parole des Morts ; Andrew l’homme discret marqué par la solitude et la compassion ; Ender l’analyste brillant qui pouvait sonder n’importe quel problème et n’importe quel individu sans être influencé par la peur, l’ambition, voire… la pitié. L’homme de justice et l’homme de pitié, deux individus dans un même corps. L’homme dont la compassion a aidé à reconnaître et à aimer les reines avant même d’en toucher une de ses propres mains ; l’homme dont le sens aigu de la justice l’a poussé à les exterminer croyant qu’elles étaient ses ennemies.

Est-ce qu’Ender me jugerait sévèrement pour mes détestables pensées ? Bien sûr – il ne m’épargnerait pas, il verrait ce que mon cœur a de pire en lui.

Mais m’ayant jugée, il m’aimerait aussi. Il dirait : « Et alors ? Va donc raconter ma mort. S’il fallait attendre de trouver des gens parfaits pour être les porte-parole des morts, les enterrements se dérouleraient dans le silence le plus total. »

Ainsi elle écrivait, et elle pleurait ; et quand ses larmes cessèrent de couler, elle écrivait encore. Lorsque la mèche de cheveux qu’il avait laissée derrière lui serait enfermée dans une boîte puis enterrée sous l’herbe au pied des racines d’Humain, elle s’avancerait et parlerait. Sa voix le ferait revenir d’entre les morts, resurgir dans les mémoires. Et elle se montrerait aussi clémente ; elle se montrerait juste. C’était au moins une chose qu’elle avait apprise à ses côtés.

12

« Est-ce que je trahis Ender ? »

« Pourquoi les gens prétendent-ils

Que la guerre et le meurtre ne sont pas naturels ?

Ce qui n’est pas naturel, c’est de passer toute sa vie

Sans jamais lever la main sur qui que ce soit. »

Murmures Divins de Han Qing-Jao

« Nous ne sommes pas sur la bonne voie », dit Quara.

Miro sentit monter en lui une colère qui ne lui était que trop familière. Quara avait le don d’énerver les gens, ce qui était aggravé par le fait qu’elle semblait en être parfaitement consciente et y prendre plaisir. Un autre occupant du vaisseau eût-il dit exactement la même chose, Miro l’aurait écouté en prêtant une oreille attentive. Mais Quara avait une telle façon de s’exprimer, qu’elle donnait l’impression de prendre les autres pour des demeurés. Miro l’aimait comme une sœur, mais il ne pouvait s’empêcher d’être exaspéré par sa compagnie.

Toutefois, comme elle était la plus experte dans le langage ur qu’elle avait découvert plusieurs mois plus tôt dans le virus de la descolada, Miro ne manifesta pas ouvertement ce qu’il ressentait. Il préféra pivoter sur son siège pour l’écouter.

Les autres l’imitèrent, même si Ela fit moins d’efforts, voire aucun, pour cacher son énervement. « Eh bien, Quara, comment se fait-il que nous ne nous sommes pas rendu compte plus tôt à quel point nous étions stupides ? »

Quara ne se formalisa pas du sarcasme d’Ela – ou décida d’en faire abstraction. « Comment pouvons-nous déchiffrer un langage sorti de nulle part ? Nous ne disposons d’aucune référence. Nous n’avons que des enregistrements des différentes versions du virus de la descolada. Nous savons à quoi il ressemblait avant de s’adapter au métabolisme humain. Nous savons comment il a évolué après chacune de nos tentatives pour le tuer. Certains de ces changements étaient purement fonctionnels – il s’adaptait. Mais certains étaient de nature documentaliste – il enregistrait tout ce qu’il faisait.

— Nous n’en savons rien, dit Ela, affichant un peu trop le plaisir qu’elle avait de contrarier Quara.

— Moi je le sais. Quoi qu’il en soit, cela nous place dans un contexte familier. Nous savons ce que signifie ce langage, même si nous n’avons pas été en mesure de le décoder.

— Eh bien, maintenant que tu nous as éclairés, dit Ela, je ne vois pas en quoi ce nouvel élément peut nous aider à décoder ce langage. Car n’est-ce pas sur cela que tu as travaillé ces derniers mois ?

— C’est en effet ce que j’ai fait. Mais j’ai été incapable de prononcer les « mots » que la descolada avait enregistrés pour voir quel genre de réponse nous pourrions obtenir.

— C’est trop dangereux, coupa Jane. Dangereux et absurde. Ces êtres sont capables de fabriquer des virus pouvant détruire des biosphères entières, et ils sont suffisamment dénués de scrupules pour les utiliser. Et toi, tu voudrais qu’on leur donne la même arme qu’ils ont utilisée pour détruire la planète des pequeninos ? Arme qui contient de plus un enregistrement complet, non seulement du métabolisme des pequeninos, mais aussi du nôtre ? Pourquoi ne pas nous trancher la gorge tout de suite pour leur offrir notre sang, tant qu’on y est ? »

1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 99
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)