Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]
Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]

Электронная книга - «Les enfants de l'esprit [Children of the Mind - fr]». Краткое содержание книги:

Les paqueninos, la Reine et les humains de Lusitania sont menacés par l’arrivée de la Flotte Stellaire qui compte utiliser le « Petit Docteur », un désintégrateur moléculaire, pour préserver la race humaine du terrible virus de la descolada.
Seule Jane, l’intelligence artificielle alliée d’Ender, est capable de sauver Lusitania et les espèces qui y vivent. Mais son action est menacée par le Congrès Stellaire, qui s’efforce de déconnecter tous les réseaux informatiques qu’elle utilise.
Quant à Ender, il doit maintenir toute son attention, malgré ses forces déclinantes, pour que les enfants nés de son esprit — Peter et Val — puissent mener à bien leurs quêtes respectives : la recherche sur la planète Pacifica d’un puissant leader d’opinion susceptible d’influer sur la décision du Congrès et l’exploration de planètes colonisables pour préparer l’exode des habitants de Lusitania. Le compte à rebours va bientôt s’achever...
1 ... 68 69 70 71 72 73 74 75 76 ... 99
Перейти на страницу:

— Je ne sais pas si vous avez raison dans les détails, dit Jane. Mais cela nous ouvre des possibilités. Cela implique aussi qu’ils ne peuvent sans doute pas nous attaquer directement. Ce qui modifie complètement les risques encourus.

— Et l’on ose dire que tu n’es rien sans ton ordinateur », dit Miro.

Elle fut aussitôt gênée. Par inadvertance, il venait de s’adresser à elle avec la même désinvolture qu’au temps où il lui parlait à voix basse via la pierre. Mais dans le cas présent, la taquiner sur la perte de son réseau informatique le rendait étrangement plus froid, il pouvait plaisanter de la sorte quand Jane se trouvait dans la pierre qu’il portait. Mais maintenant qu’elle était une créature de chair, le problème était différent. C’était désormais un être humain. Avec des sentiments qu’il fallait ménager.

Jane en avait toujours eu, pensa Miro. Mais je n’y prêtais pas attention parce que… parce que ce n’était pas nécessaire. Parce que je ne la voyais pas. Parce que, d’une certaine manière, elle n’était pas réelle pour moi.

« Je voulais dire… bien raisonné, se reprit-il.

— Merci. » Il n’y avait pas d’ironie dans la voix de Jane, mais Miro savait qu’elle était bien là, parce que la situation le commandait. Miro, cet humain au raisonnement unidimensionnel, était en train de dire à cet être brillant qu’elle avait bien raisonné – comme s’il pouvait en juger !

Il fut brusquement contrarié, pas par Jane, mais par lui-même. Pourquoi devait-il faire attention à tout ce qu’il disait pour la simple raison qu’elle n’avait pas acquis ce corps de manière normale ? Certes, elle n’était pas humaine avant, mais elle l’était désormais, et on pouvait lui parler comme à n’importe quel autre être humain. Si elle était différente d’un autre être humain, de quelle que manière que ce soit, qu’est-ce que ça changeait ? Chaque individu est différent, et pour être tout a fait poli, n’était-il pas supposé traiter tout le monde de la même manière ? Ne dirait-il pas « Vous voyez ce que je veux dire ? » à un aveugle, en partant du principe que le sens métaphorique de « voir » sera compris sans que ledit aveugle se froisse ? Alors pourquoi ne pas dire à Jane : « Bien raisonné » ? Ce n’était pas parce que sa façon de raisonner était tellement éloignée de celle d’un esprit humain qu’on ne pouvait pas utiliser une expression courante à son intention.

En l’observant, Miro lut dans son regard une certaine tristesse. Cela provenait sans doute de sa confusion – en plaisantant comme il venait de le faire, comme il faisait toujours, il se sentait brusquement gêné, se rétractait. C’était pour cette raison que le « merci » de Jane avait quelque chose d’ironique. Elle voulait qu’il soit naturel avec elle, et il n’y arrivait pas.

Bon, il n’avait pas été naturel, mais il pouvait sûrement y arriver.

Quelle importance après tout ? Ils étaient ici pour résoudre le problème des descoladores, pas pour régler les complications de leur relation personnelle suite aux échanges de corps.

« Dois-je en conclure que nous sommes tous d’accord ? demanda Ela. Sommes-nous d’accord pour envoyer des messages contenant les informations codées du virus de la descolada ?

— La première version seulement, dit Jane. Du moins pour commencer.

— Et lorsqu’ils répondront, j’essayerai de procéder à une simulation pour voir ce qui se produirait si nous construisions et assimilions la molécule en question.

— S’ils nous en envoient une, intervint Miro. Et si notre théorie est exacte.

— Miro ou l’optimisme ! dit Quara.

— Je suis le roi des trouillards, proclama-t-il. Mais toi, tu es la reine des emmerdeuses.

— On ne pourrait pas enterrer la hache de guerre ? se plaignit Jane d’un air taquin. On ne pourrait pas être tous amis ? »

Quara lui tomba dessus. « Écoute-moi bien ! Je me fous de savoir quel genre de supercerveau tu étais avant, mais ne te mêle pas des discussions de famille, compris ?

— Regarde autour de toi, Quara, coupa Miro. Si elle n’intervenait pas dans nos discussions de famille, quand aurait-elle l’occasion de parler ? »

Coupe-Feu leva la main. « Moi, je ne me suis pas occupé de vos affaires de famille, j’espère que vous m’en serez reconnaissants. »

Jane fit taire Miro et Coupe-Feu d’un geste de la main. « Quara, dit-elle doucement, je vais te dire quelle différence il y a entre moi, ton frère et ta sœur ici présents. Ils ont l’habitude de toi parce qu’ils te connaissent depuis longtemps. Ils te sont dévoués, parce que vous avez tous connu des coups durs dans votre famille. Ils font preuve de patience devant tes crises de puérilité et ton obstination bornée, parce qu’ils ne cessent de se répéter, encore et encore, que tu ne peux pas t’en empêcher, que tu as eu une enfance malheureuse. Moi, en revanche, je ne fais pas partie de ta famille, Quara. Mais t’ayant observée depuis longtemps en période de crise, je peux me permettre de te livrer en toute franchise mes conclusions. Tu es une femme brillante et très habile dans tout ce que tu entreprends. Tu es souvent très perceptive et tu sais faire preuve de créativité, tu sais aussi trouver des solutions en étant remarquablement directe et persévérante.

— Excuse-moi, dit Quara. Mais ne serais-tu pas en train de m’envoyer promener ?

— Mais, ajouta Jane, tu n’es pas suffisamment créative, futée, directe ou persévérante pour mériter que l’on prête l’oreille plus de quinze secondes aux monumentales foutaises dont tu nous abreuves à chaque minute de ton existence. Tu as eu une enfance malheureuse, et alors ? C’était il y a longtemps, et tu es censée avoir tourné la page et te comporter envers les autres comme n’importe quel adulte un tant soit peu courtois.

— En d’autres termes, tu ne peux pas admettre que quelqu’un d’autre que toi puisse être assez intelligent pour avoir une idée qui ne t’était pas venue.

— Tu ne comprends pas ce que je suis en train de te dire. Je ne suis pas ta sœur. Techniquement parlant, je ne suis même pas humaine. Si ce vaisseau retourne un jour sur Lusitania, ce sera parce que je l’aurai envoyé là-bas par la force de mon esprit. Tu comprends ça ? Tu comprends la différence qui nous sépare ? Pourrais-tu envoyer ne serait-ce qu’un grain de poussière vers moi ?

— Je n’ai pas l’impression que tu déplaces quoi que ce soit en ce moment, dit Quara, triomphante.

— Tu essayes encore d’avoir le dernier mot. Sans t’apercevoir que je ne suis pas en train de me quereller avec toi, ni même d’avoir une discussion. Ce que tu peux me dire en ce moment est sans importance. Ce qui compte, c’est ce que j’essaye de te faire comprendre. En d’autres termes, si ton frère et ta sœur sont prêts à supporter l’insupportable de ta part, ce n’est pas mon cas. Continue d’agir comme la petite enfant gâtée que tu es, et quand ce vaisseau retournera sur Lusitania tu risques fort de ne pas faire partie du voyage. »

Miro faillit éclater de rire en voyant l’expression de Quara. Cependant, il savait que ce n’était pas le moment de manifester ouvertement sa joie.

« La voilà qui me menace, dit Quara en prenant les autres à témoin. Vous l’entendez ? Elle veut me faire taire en me menaçant.

— Je n’oserais jamais te tuer, dit Jane. Mais je risque de ne pas être en mesure de concevoir ta présence à bord lorsque j’enverrai ce vaisseau Dehors et le ramènerai Dedans. La simple pensée que tu puisses être là risque d’être tellement insupportable que mon inconscient a toutes les chances de la rejeter et donc de t’exclure. Je ne comprends pas clairement comment tout cela fonctionne. Je ne sais pas ce que ça a à voir avec mes sentiments. Je n’ai jamais essayé de transporter quelqu’un que je détestais. J’essayerai bien évidemment de t’emmener avec les autres, ne serait-ce, pour des raisons qui dépassent ma compréhension, que parce que Miro et Ela m’en voudraient si je m’en abstenais. Mais essayer ne suffit pas toujours. Donc, ce que je te suggère, Quara, c’est d’essayer de faire un minimum d’effort pour te rendre un peu plus sympathique.

1 ... 68 69 70 71 72 73 74 75 76 ... 99
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)