Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]
À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]

Электронная книга - «À la fin de l'hiver [At Winter's End - fr]». Краткое содержание книги:

La chute des comètes avait apporté le long hiver, comme, cent millions d’années plus tôt, lorsque les dinosaures avaient disparu. L’Hiver durait depuis soixante-dix mille ans.
Le Peuple survivait à l’abri de son cocon souterrain, génération après génération. Et voilà que le Printemps, annoncé par la Tradition, était revenu. Le Peuple devait sortir et aller recueillir son héritage dans la glorieuse cité de Vengiboneeza. Mais était-il encore humain ?
1 ... 60 61 62 63 64 65 66 67 68 ... 137
Перейти на страницу:

Quand il revint à lui, il était dans les bras de Torlyri, à l’autre bout de la pièce. Elle le serrait contre elle en fredonnant d’une voix rassurante. Hresh réussit à accommoder et il vit Koshmar tenant entre les mains le casque de l’étranger qu’elle regardait d’un air perplexe. Le prisonnier était allongé de tout son long. Harruel et Konya le saisirent par les chevilles pour le traîner hors de la pièce sans plus de délicatesse que s’il s’était agi d’un sac de céréales.

— N’essaie pas de te remettre debout tout de suite, murmura Torlyri. Retrouve d’abord ton équilibre et reprends ton souffle.

— Que s’est-il passé ? Pourquoi l’emmènent-ils ?

— Il est mort, dit Torlyri.

— Il est tombé raide mort dès que tu es entré en contact avec son esprit, dit Koshmar. Toi aussi, tu es tombé raide par terre. Nous avons cru que vous étiez morts tous les deux, mais tu n’étais qu’évanoui. Il est mort avant même de toucher le sol. C’était pour éviter de répondre à tes questions. Il avait le moyen de s’arracher la vie par le seul pouvoir de son esprit.

Elle frappa rageusement le casque contre le rebord de la tablette des trophées.

— Jamais nous ne saurons rien sur lui ! s’écria-t-elle. Jamais nous ne saurons rien !

L’idée effleura l’esprit de Hresh que c’était peut-être de sa faute, qu’il aurait dû prévoir une manœuvre défensive de ce genre de la part de l’étranger et qu’il n’aurait jamais dû persuader Koshmar de le laisser utiliser sa seconde vue pour l’interrogatoire.

Il aurait sans doute mieux valu avoir recours à la Pierre des Miracles, se dit-il.

Mais comment aurait-il pu le savoir ? Thaggoran, lui, l’aurait peut-être su, mais Hresh se rendait compte qu’il était encore loin d’avoir la sagesse et l’expérience de Thaggoran. Je suis encore si jeune, songea-t-il. Certes, le temps y remédierait, mais Hresh sentait une grande tristesse le gagner. Il aurait pu apprendre des choses extraordinaires de cet homme appartenant à une autre tribu, mais au lieu de cela, il avait simplement contribué à lui ôter la vie.

Il valait mieux ne plus y penser.

Hresh se dirigea vers Koshmar qui ne quittait pas le casque des yeux et passait la main sur les rayons dorés dans un geste machinal où la colère le disputait à l’incrédulité. Au bout de quelques instants, elle tourna la tête vers lui et Hresh vit qu’elle avait un regard morne et maussade.

— J’ai quelque chose à te dire, fît Hresh. Je reviens du cœur de la cité où j’étais parti avec Haniman. Nous sommes descendus dans une grande salle occupant le sous-sol d’un bâtiment et où se trouve une ancienne machine des yeux de saphir. Une machine qui fonctionne encore.

Koshmar le regarda avec une attention accrue et une lueur se remit à briller dans ses yeux.

— C’est une machine dont la fonction est de montrer des images de la Grande Planète, poursuivit Hresh. Plus que des images. Elle a été construite pour montrer la Grande Planète elle-même. J’ai utilisé cette machine, Koshmar, et j’ai utilisé le Barak Dayir.

— Et tu as vu quelque chose ?

— Oh ! oui ! Des choses merveilleuses !

9. Au cœur du chaudron

C’est ainsi que Hresh commença véritablement à pénétrer les mystères de Vengiboneeza. La machine tapie dans le sous-sol de la place aux trente-six tours lui avait ouvert la voie. Avec l’aide du Barak Dayir.

Tout le monde savait qu’il avait fait une découverte de la plus haute importance ; Haniman s’était chargé de le crier sur tous les toits. Il y avait de quoi exciter l’imagination la plus paresseuse et Hresh devint le centre de l’attention générale. Tout le monde le dévisageait comme s’il avait été convié à un repas à la table des dieux.

— As-tu réellement vu la Grande Planète ? lui demandait-on vingt fois par jour. Comment était-ce ? Raconte-moi ! Raconte-moi !

Mais Taniane fut la seule à percer son secret.

— Ce que tu as vu dans ce souterrain est terrible, n’est-ce pas ? Si tu ne veux pas en parler, c’est parce que tu es trop bouleversé. Et cela t’a changé, Hresh, cela t’a changé. Je ne sais pas ce que tu as vu, mais cela t’a changé. Il y a maintenant en toi une tristesse qui n’y était pas.

Hresh la regarda en écarquillant les yeux.

— Non, rien n’a changé, dit-il d’un air pincé.

— Mais si, je le vois bien.

— C’est ton imagination.

— Tu peux bien me le dire, poursuivit Taniane d’une voix cajoleuse. Nous avons toujours été amis, Hresh. Et cela apaisera ton âme de te confier à quelqu’un.

— Il n’y a rien à dire ! Rien du tout !

Et il se détourna vivement, comme il le faisait toujours quand il craignait que l’on lise sur son visage qu’il mentait.

Non seulement Hresh était incapable de partager avec quiconque l’angoissante vérité qu’il avait découverte dans la salle souterraine, mais il lui était extrêmement pénible d’y penser. Tantôt il éprouvait une douleur sourde dans la région du cœur, tantôt il entendait une voix rauque et moqueuse qui murmurait : Petit singe, petit singe, petit singe. La révélation était trop douloureuse pour qu’il pût encore regarder la vérité en face. Il décida donc de l’écarter de sa conscience, de l’enfouir au plus profond de son esprit.

Pour tranquilliser son âme, Hresh se consacra tout entier à l’exploration des ruines de Vengiboneeza. Il se laissait guider par le tracé gravé dans son esprit par la machine et le Barak Dayir. Il lui suffisait de sortir la pierre sacrée pour que les points de lumière rouge sur les cercles entrecroisés lui apparaissent et il commença de mettre au jour les engins encore en état de marche dont les cachettes lui étaient toutes accessibles, certaines dans des galeries profondes, d’autres presque au niveau du sol.

Il n’en revenait pas de voir que des trésors de la Grande Planète aient pu survivre en si grand nombre au Long Hiver. Il pensait que même le métal n’aurait pu résister aux atteintes du temps. Mais partout où il cherchait, et maintenant il savait où chercher, il découvrait des merveilles de toutes sortes. La plupart de ces appareils étaient trop gros pour être déplacés, mais un certain nombre étaient faciles à transporter et une pièce spéciale avait été aménagée dans le temple pour les entreposer. Elle se remplit rapidement d’étranges instruments luisants aux mystérieuses fonctions. Hresh les examinait attentivement. Les découvrir était une chose, mais déterminer comment les utiliser était tout autre chose. La tâche était lente, malaisée et ingrate.

Un petit groupe qui prit le nom de Chercheurs se rassembla autour de Hresh pour l’aider dans ses explorations.

Le groupe des Chercheurs n’était composé au début que de la poignée de gardes du corps — Konya, Haniman, Orbin — qui accompagnaient ordinairement Hresh lors de ses expéditions dans la cité et qu’il considérait comme une gêne nécessaire, de simples porteurs de lance. Mais ils en vinrent rapidement à connaître la ville presque aussi bien que lui. Hresh réservait le plan qu’il avait dessiné à son usage personnel, mais il ne pouvait empêcher les autres d’apprendre à s’orienter. Il leur arrivait même parfois de partir seuls en expédition, car la célébrité dont jouissait Hresh pour s’être aventuré si souvent dans la cité morte stimulait chez eux l’esprit de compétition. Et ils rapportaient de temps en temps quelque petite merveille antique, découverte sous une colonne effondrée ou dans une cave remplie de décombres.

Hresh alla s’en plaindre auprès de Koshmar.

— Ce ne sont que des ignorants, dit-il. Si je ne suis pas là pour superviser leurs recherches, ils risquent d’endommager ce qu’ils découvrent.

1 ... 60 61 62 63 64 65 66 67 68 ... 137
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)