Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Триллеры » Blood Wedding [Robe de marié]
Blood Wedding [Robe de marié] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Blood Wedding [Robe de marié]

Электронная книга - «Blood Wedding [Robe de marié]». Краткое содержание книги:

Sophie Duguet - young, successful, and happily married - thought at first she was becoming absentminded when she started misplacing her mail and forgetting where she'd parked her car the night before. But then, as her husband and colleagues pointed out with increasing frustration, she began forgetting things she'd said and done, too. And when she was detained by the police for shoplifting, a crime she didn't remember committing, the confusion and blackouts that had begun to plague her took on a more sinister cast. Her marriage started to come apart at the seams.
Now Sophie is in much deeper water: The young boy she nannies is dead while in her care, a tragedy of which she has no memory. Afraid for her sanity and of what the police will do to her when the body is discovered, Sophie goes on the run, changing her identity and appearance to evade the law. Forced to lead a very different kind of life, one on the margins of society, Sophie wonders where everything went wrong.
Still, with a new name and a new life, she hopes that she'll be able to put her demons to rest for good. It soon becomes clear, however, that the real nightmare has only just begun.
1 ... 48 49 50 51 52 53 54 55 56 ... 64
Перейти на страницу:

Quand Auverney est ressorti du hangar, il est allé disposer le salon de jardin dans une zone ombragée à quelques mètres de là, puis il est entré dans la maison. Aux jumelles, Frantz l’a vu passer dans la cuisine puis dans le salon. Il est ressorti quelques minutes plus tard avec son ordinateur portable, deux dossiers dans des chemises en carton, et il s’est installé à la table de jardin pour travailler. Il consulte peu ses notes et tape vite sur le clavier. D’où il se trouve, Frantz le voit de trois quarts dos. De temps en temps, Auverney sort un plan, le déroule, vérifie une cote, fait de rapides calculs à la main sur la couverture même de son dossier. Patrick Auverney est un homme sérieux.

La scène est effroyablement statique. N’importe quelle vigilance serait prise en défaut, mais pas celle de Frantz. Quelle que soit l’heure, il ne quittera son poste d’observation que bien longtemps après que la dernière lumière sera éteinte dans la maison.

p.auverney@neuville.fr — Vous êtes connecté.

— Tu es là ???

Sophie a mis près de vingt minutes à s’organiser un poste de travail convenable sans faire le moindre bruit. Elle a empilé des cartons dans un angle mort. Avec une vieille couverture, elle a recouvert une table de bricolage. Puis elle a ouvert l’ordinateur portable et s’est connectée au système Wi-Fi de la maison de son père.

Souris_verte@msn.fr — Vous êtes connecté.

— Papa ? Je suis là.

— Ouf !

— STP, n’oublie pas : pense à varier tes gestes, consulte tes notes, fais des trucs « pro »…

— Je suis un « pro » !

— Tu es un papa-pro.

— Ta santé ?????

— Pas d’inquiétude.

— Tu plaisantes ?

— Je veux dire : plus d’inquiétude. Je vais remonter.

— Tu me fais peur.

— À moi aussi, je me suis fait peur. Mais cesse de t’inquiéter, tout va aller bien maintenant. Lu mon e-mail ?

— Je suis en train. Je l’ai ouvert dans une autre fenêtre. Mais avant tout : je t’aime. Tu me manques beaucoup. BEAUCOUP. Je t’aime.

— Je t’aime aussi. C’était si bon de te retrouver, mais NE ME FAIS PAS PLEURER MAINTENANT STP !!!

— OK. Je garde tout ça pour plus tard. Pour après… Dis-moi, tu es certaine que ce qu’on fait là sert à quelque chose parce que sinon, on a l’air un peu cons, tous les deux…

— Lis bien mon e-mail : je peux te jurer que s’il est là, il est EN TRAIN de t’observer.

— J’ai l’impression de jouer dans un théâtre vide.

— Alors, rassure-toi : tu as UN spectateur ! Et TRÈS attentif, même !

— S’il est là…

— Je SAIS qu’il est là.

— Et tu penses que RIEN ne lui échappe ?

— Je suis la preuve vivante que rien ne lui échappe.

— Ça fait réfléchir…

— Quoi ?

— Rien…

— Hou hou ?

— …

— Papa, tu es là ?

— Oui.

— Tu as fini de réfléchir ?

— Pas vraiment…

— Tu fais quoi ?

— Maintenant je fais des gestes. Je reprends ton e-mail.

— OK.

— C’est tellement dingue et en même temps ça me fait un bien fou…!

— Quoi ?

— Tout. Te voir, te savoir là. Vivante.

— … savoir aussi que je n’ai rien fait de tout ça, avoue-le !

— Oui, aussi.

— Tu as eu des doutes, hein ?

— …

— Hou hou ?

— Oui, j’en ai eu.

— Je ne t’en veux pas, tu sais, moi-même j’y ai cru. Alors toi…

— …

— Allô ?

— Je finis la lecture de ton e-mail…

— …

— OK, terminé ma lecture. Je suis sidéré.

— Des questions ?

— Des tonnes.

— Des doutes ?

— Écoute, c’est difficile comme ça…

— DES DOUTES ????

— Oui, merde !

— C’est comme ça que je t’aime. Commence par les questions.

— L’histoire des clés…

— Tu as raison : tout commence là. Au début juillet 2000, un type en moto m’arrache mon sac, dans ma voiture. Le sac m’est rendu par le commissariat deux jours plus tard : un délai qui lui permet largement de faire des doubles de tout. Notre appartement, la voiture… Il pouvait entrer chez nous, prendre des choses, les changer de place, interroger nos mails, bref : TOUT, absolument TOUT !

— Tes… troubles, datent de cette époque ?

— Ça correspond. À l’époque, je prenais des trucs pour dormir, à base de plantes. Je ne sais pas ce qu’il mettait dedans, mais je pense que c’est ce qu’il me donne aussi depuis. Après la mort de Vincent, j’ai pris mon poste chez les Gervais. La femme de ménage a perdu son trousseau quelques jours après mon entrée en service. Elle l’a cherché partout, elle était paniquée et elle a eu peur d’en parler aux patrons. Miraculeusement, elle l’a retrouvé pendant le week-end. Même schéma… Je pense qu’il s’est servi de ce jeu-là pour venir étrangler le petit. C’est POUR ÇA que j’ai cru que la porte était fermée de l’intérieur.

— Possible… Et le type en moto ?

— Des types en moto, il y en a plein, mais je sais que c’est toujours le même ! Celui qui me vole mes clés, celui qui vole le trousseau de la femme de ménage, le type qui nous suit, Vincent et moi, que Vincent renverse et qui se sauve, celui que je piège en cachant mon téléphone portable dans les toilettes d’un café à Villefranche…

— Bon, OK, les choses tiennent bien dans cet ordre-là. Qu’attends-tu pour prévenir la police ?

— …

— Tu as suffisamment d’éléments, non ?

— Je n’ai pas l’intention de le faire.

—  ????? Que veux-tu de plus ?

— Ce n’est pas suffisant…

—  ??

— Disons que ça ne me suffit pas.

— C’est totalement con !

— C’est ma vie.

— Alors c’est moi qui vais le faire !

— Papa ! Je suis Sophie Duguet ! Je suis recherchée pour AU MOINS trois meurtres !! Si la police me trouve maintenant, c’est l’internement. À vie ! Tu penses que la police va prendre au sérieux mes élucubrations si je n’ai pas de PREUVES certaines ?

1 ... 48 49 50 51 52 53 54 55 56 ... 64
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)