Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants [The Amazing Maurice and His Educated Rodents - fr]
Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants [The Amazing Maurice and His Educated Rodents - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants [The Amazing Maurice and His Educated Rodents - fr]

Электронная книга - «Le fabuleux Maurice et ses rongeurs savants [The Amazing Maurice and His Educated Rodents - fr]». Краткое содержание книги:

Vous connaissez l’histoire du joueur de flûte de Hamelin ? Les rats avaient envahi la ville, les habitants se désespéraient ; un joueur de flûte vint les sauver, qui ensorcela les rats au son de son instrument et les fit quitter la ville derrière lui pour les noyer dans la rivière.
Imaginez maintenant des rats intelligents qui soient de mèche avec le joueur de flûte… et pilotés par le roi de l’arnaque soi-même, le fabuleux Maurice, le chat de tous les chats. Ça, c’est une combine qui peut rapporter gros.
Jusqu’au jour où la fine équipe s’attaque au bourg de Bad Igoince où l’attendent le mystère, la terreur et le Mal.
1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 55
Перейти на страницу:

La Mort et Maurice baissèrent les yeux sur le contour flou, indistinct, de Pistou. D’autres se tenaient à présent autour de lui et le soulevaient.

« TU ES SUR ? dit la Mort. APRES TOUT, C’EST UN RAT.

— Ouim’sieur. C’est là que tout se complique, monsieur.

— TU NE PEUX PAS EXPLIQUER ?

— Voilà. Je ne sais pas pourquoi, monsieur. Tout est un peu bizarre ces temps-ci, monsieur.

— CETTE ATTITUDE NE RESSEMBLE PAS A UN CHAT COMME TOI, MAURICE. JE SUIS ETONNE.

— Je suis plutôt secoué moi-même, monsieur. J’espère seulement que personne ne s’en rendra compte, monsieur. »

La Mort reposa Maurice près de son cadavre.

« TU NE ME LAISSES GUERE LE CHOIX. LA SOMME EST CORRECTE, MEME SI JE TROUVE ÇA ETONNANT. NOUS SOMMES VENUS POUR DEUX MORTS ET NOUS EN EMPORTONS DEUX… LE COMPTE Y EST.

— Je peux poser une question, monsieur ? dit Maurice alors que la Mort se retournait pour partir.

— TU RISQUES DE NE PAS OBTENIR DE REPONSE.

— J’imagine qu’il n’existe pas de Grand Chat céleste, hein ?

— TU ME SURPRENDS, MAURICE. ÉVIDEMMENT, IL N’EXISTE PAS DE DIEUX CHATS. ÇA RESSEMBLERAIT TROP AU… BOULOT. »

Maurice hocha la tête. Un des avantages, quand on est chat, en dehors des vies en supplément, c’est que la théologie reste beaucoup plus simple. « Je ne me souviendrai pas de tout ça, hein, monsieur ? dit-il. Ce serait trop embarrassant.

— BIEN ENTENDU, MAURICE…

— Maurice ? »

Le monde retrouva ses couleurs, et Keith caressait Maurice. Le chat ressentait des élancements et des douleurs partout. Comment un pelage pouvait-il faire mal ? Ses pattes lui hurlaient leur souffrance, il croyait avoir un morceau de glace à la place d’un œil et ses poumons étaient en feu.

« On te croyait mort ! dit Keith. Malicia allait t’enterrer au fond de son jardin ! Elle a déjà un voile noir, elle a dit.

— Quoi ? Dans son sac d’aventure ?

— Certainement, fit Malicia. Supposez qu’on se retrouve en radeau sur une rivière pleine de poissons mangeurs…

— Ouais, d’accord, merci », grogna Maurice. L’atmosphère empestait le bois brûlé et la vapeur sale.

« Tu vas bien ? demanda Keith qui avait toujours l’air inquiet. Tu es un chat noir porte-bonheur maintenant !

— Ha ha, oui, ha ha », fit Maurice d’un air lugubre. Il se releva péniblement d’une poussée. « Le petit rat va bien ? demanda-t-il en s’efforçant de regarder autour de lui.

— Il était sans connaissance tout comme toi mais, quand ils ont voulu le déplacer, il a toussé un tas de saletés. Il n’est pas en forme mais il va mieux.

— Tout est bien qui finit… commença Maurice qui grimaça. J’ai du mal à tourner la tête.

— Tu es couvert de morsures de rat, voilà pourquoi.

— À quoi ressemble ma queue ?

— Oh, ça va. Elle est presque toute là.

— Oh, parfait. Tout est bien qui finit bien, alors. L’aventure est terminée, il ne reste plus qu’à servir le goûter et les petits gâteaux, comme dit la fille.

— Non, objecta Keith. Il reste le joueur de flûte.

— Ils ne peuvent pas lui donner une piastre pour le dérangement et lui demander de s’en aller ?

— Pas au joueur de flûte. On ne demande pas des trucs pareils au joueur de flûte.

— Un méchant, hein ?

— Je ne sais pas. On dirait. Mais j’ai un plan. » Maurice grogna. « Toi, tu as un plan ? fit-il. Tu l’as trouvé tout seul ?

— Noir-mat, Malicia et moi.

— Expliquez-moi votre plan sensationnel, soupira Maurice.

— On va garder les quiquis en cage et aucun rat ne sortira pour suivre le joueur de flûte. Comme ça, il aura l’air bête, non ? dit Malicia.

— C’est tout ? C’est ça votre plan ?

— Tu ne crois pas que ça va marcher ? s’étonna Keith. D’après Malicia, il sera tellement gêné qu’il partira.

— Vous ne connaissez rien aux gens, hein ? soupira Maurice.

— Quoi ? J’en fais partie ! protesta Malicia.

— Et alors ? Les chats, eux, s’y connaissent en gens. Bien obligés. Personne d’autre ne peut ouvrir les placards. Écoutez, même le roi des rats avait un meilleur plan que ça. Un bon plan, ce n’est pas un plan où il y a un gagnant, c’est un plan où personne ne croit avoir perdu. Compris ? Voici ce que vous devez faire… Non, ça ne marcherait pas, il nous faudrait beaucoup d’ouate…»

Malicia ramena d’une secousse son sac devant elle d’un air triomphant. « En fait, avoua-t-elle, je m’étais dit que si jamais je me retrouvais prisonnière dans un calmar mécanique géant sous-marin et que j’avais besoin de boucher…

— Tu vas nous annoncer que tu as beaucoup d’ouate, c’est ça ? la coupa le chat tout net.

— Oui.

— J’étais bête de m’inquiéter, hein ? »

Noir-mat planta son épée dans la boue. Les rats importants se regroupèrent autour de lui, mais ils avaient changé. Parmi les rats âgés se trouvaient des jeunes, chacun portant une marque rouge au front, et ils se pressaient vers le premier rang.

Tous jacassaient. Noir-mat avait flairé une odeur de soulagement après que le rat squelette était passé sans leur accorder un regard…

« Silence ! » hurla-t-il.

Son ordre fit l’effet d’un gong. Tous les yeux rouges se tournèrent vers lui. Il se sentait fatigué, il ne respirait pas bien, et il était maculé de suie et de sang. Tout le sang n’était pas le sien.

« Ce n’est pas terminé, dit-il.

— Mais on vient de…

— Ce n’est pas terminé ! » Noir-mat fit du regard le tour du cercle. « On n’a pas eu tous les gros rats, les vrais combattants, haleta-t-il. Saumure, prends vingt rats et retourne aider les gardes des nids. Grosses-Remises et les vieilles femelles sont revenues et mettront en pièces le moindre agresseur, mais je veux être sûr. »

L’espace d’un instant, Saumure fixa Noir-mat d’un œil mauvais. « Je ne vois pas pourquoi tu…

— Exécution ! »

Saumure se fit aussitôt tout petit, adressa des signes aux rats derrière lui et détala.

Noir-mat passa les autres en revue. Sous son regard, certains se penchèrent en arrière comme s’il s’agissait d’une flamme. « On va former des équipes, dit-il. Tous ceux du clan qui ne seront pas de garde rejoindront une équipe. Au moins un rat dépiégeur par groupe ! Emmenez du feu ! Et certains jeunes rats feront les messagers, comme ça vous resterez en contact ! Ne vous approchez pas des cages, les pauvres bêtes peuvent attendre ! Mais vous allez explorer tous les tunnels, toutes les caves, tous les trous et tous les recoins ! Et si vous tombez sur un rat bizarre et qu’il se fait tout petit, faites-le prisonnier ! Mais s’il veut se battre – et les gros voudront se battre parce qu’ils ne savent rien faire d’autre – tuez-le ! Brûlez-le ou mordez-le ! Mais supprimez-le ! Vous m’entendez ? »

Un murmure d’assentiment lui répondit. « Je vous demande si vous m’entendez ? » Cette fois, il eut droit à un rugissement. « Bien ! Et on ne s’arrêtera pas tant que ces tunnels ne seront pas sûrs d’un bout à l’autre ! Et ensuite on recommencera ! Jusqu’à ce qu’ils soient à nous ! Parce que…» Noir-mat empoigna son épée mais s’appuya un instant dessus afin de reprendre son souffle, et, quand il se remit à parler, c’était presque un chuchotement. «… Parce qu’on est au cœur du Bois noir désormais, qu’on a trouvé le Bois noir dans nos cœurs et que… cette nuit… on… sème la terreur ! » Il prit une autre inspiration et seuls les rats les plus proches de lui entendirent la suite : « Et qu’on n’a nulle part ailleurs où aller. »

1 ... 41 42 43 44 45 46 47 48 49 ... 55
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)