Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
1942-Le jour se lève - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

1942-Le jour se lève

Электронная книга - «1942-Le jour se lève». Краткое содержание книги:

1942-Le jour se lève
1 ... 37 38 39 40 41 42 43 44 45 ... 60
Перейти на страницу:

Au Grand Quartier Général de Vinnytsia, le Führer s’emporte contre ces généraux qui, devant la résistance russe à Stalingrad, prêchent pour le recul de la VIe armée de Paulus, jusqu’à la boucle du Don.

Hitler éructe, injurie, menace.

Heureusement, le 25 octobre 1942, le général Paulus fait savoir au Führer que la prise de Stalingrad sera chose faite le 10 novembre au plus tard.

Hitler est aussitôt rasséréné. La réalité semble rejoindre ses visions.

Il indique déjà les mouvements que devront faire la IVe et la VIe armée, une fois Stalingrad conquise.

Il sait pourtant que leur flanc, le long du Don, est menacé, que seules des troupes hongroises, roumaines, italiennes, ne possédant ni blindés, ni artillerie, ni transports de fantassins, sont en couverture des armées allemandes.

Si elles cèdent, la VIe armée de Paulus peut être encerclée.

Hitler paraît ne pas envisager cette hypothèse que les rapports qu’on lui a remis évoquent.

Hitler secoue la tête, serre les poings.

« Là où un soldat allemand a posé le pied, il l’y laisse », répète-t-il d’une voix sourde.

31

.

Le soldat allemand, en cet automne 1942, marche dans les faubourgs de Stalingrad qui ne sont plus qu’un immense champ de gravats et de ruines.

La Luftwaffe a la maîtrise du ciel, une journée de bombardements tue 40 000 personnes et les habitants, les soldats blessés, essaient de quitter la ville, située sur la rive droite de la Volga.

Il leur faut traverser le fleuve, large de 1 500 mètres et soumis aux attaques aériennes le jour, et la nuit aux bombardements incessants de l’artillerie et des mortiers allemands.

Mais on veut rejoindre cette rive est qui constitue l’« arrière » de Stalingrad.

L’écrivain Viktor Nekrassov, lieutenant à Stalingrad, écrit :

« Vers la fin octobre, alors qu’il ne nous reste plus que quelques têtes de pont sur la rive droite du fleuve, nous disposons d’un nombre très réduit d’unités : 20 000 hommes peut-être en tout. Mais de l’autre côté de la Volga, il y a une véritable montagne de matériel : tout le ravitaillement, toute l’artillerie, tous les avions y sont concentrés. »

Les Katioucha – batteries à canons multiples – lancent leurs projectiles sans discontinuer.

En dépit de cette puissance, les renforts qui doivent passer le fleuve sont soumis aux tirs de l’artillerie allemande.

« Ces passages sont pathétiques. On fait traverser le fleuve à une vingtaine de soldats. Il s’agit ou bien des vieux de 50 à 55 ans, ou bien des tout jeunes de 18, 19 ans. Ils sont là, sur la rive, tremblant de froid et de peur. On leur donne des vêtements chauds et puis on les dirige vers la ligne de front, parfois à quelques centaines de mètres. Quand ils y arrivent, les obus allemands ont déjà tué la moitié de ces hommes… Chose curieuse, tous ces types qui parviennent au front deviennent rapidement des soldats endurcis, de vrais frontoviks. »

Ils découvrent l’enfer.

Au nord de la ville, dans la zone industrielle, se dressent les pans de mur des usines – usines de tracteurs, d’armement, usine métallurgique : Djerjinski, Octobre Rouge, Barricade. Au sud, le terrain est relativement ouvert. Une colline, « Mamaï », se dresse au centre de la ville et la domine.

On se bat au corps à corps.

Le général allemand Doerr écrit :

« C’en est fini à jamais des opérations conduites à grandes guides, des espaces immenses de la steppe, la guerre passe aux coteaux de la Volga avec leurs taillis drus et leurs ravins encaissés…

« Pour chaque immeuble, château d’eau, maison, atelier, chaque remblai de chemin de fer, chaque mur, chaque cave, ou même pour chaque amas de ruines, c’est une bataille à livrer, implacable.

« La distance entre les lignes ennemies et les nôtres est réduite… Il est impossible de se dégager de cette zone de combats rapprochés… »

Pour les soldats allemands, les Russes sont des « bêtes sauvages », des « fanatiques », des « barbares qui emploient des méthodes de gangsters », « ce ne sont pas des hommes, mais des créatures en fer. Ils ne sont jamais fatigués et le tir de nos armes ne les effraie pas ».

C’est bien l’enfer !

« Chaque soldat se considère comme un condamné à mort. »

Le général Tchouikov donne à ses soldats ses conseils pour les combats rapprochés. « L’expérience est souveraine, dit-il.

« Déplacez-vous à quatre pattes ou en rampant. Soyez prêt à l’attaque, la mitraillette à l’épaule, et dix à douze grenades en réserve… N’entrez jamais seul dans une maison ; allez-y à deux : vous et une grenade. La grenade d’abord et vous derrière la grenade, puis le coup de balai avec votre mitraillette…

« Il est possible que l’ennemi contre-attaque ; réagissez brutalement à la grenade, à la mitraillette, à la baïonnette et, si vous n’en avez pas, au poignard et au couteau… »

Cependant, les Allemands, appuyés par les chars, soutenus par la Luftwaffe, progressent. Mais les pertes sont énormes, le désespoir gagne.

« Mon Dieu, pourquoi nous avez-vous abandonnés ? » s’interroge un lieutenant de panzers.

« Il y a quinze jours que nous nous battons pour une seule maison, à grands coups de mortier, de grenade, de mitrailleuse… et de baïonnette, écrit-il. Depuis le troisième jour, les corps de cinquante-quatre des nôtres jonchent le sol, à la cave, sur les paliers, dans l’escalier… Le front ? C’est un corridor entre deux chambres incendiées, un mince plafond entre deux étages. La seule aide que nous recevions est celle de camarades qui occupent les escaliers de secours et les cheminées des maisons voisines. D’étage à étage, on se bombarde avec des grenades, au milieu des explosions, de nuages de poussière et de fumée, de monceaux de plâtras, de flots de sang, de débris de mobilier, et d’excréments humains. Demandez à un soldat ce que représente seulement une demi-heure de combats corps à corps dans de pareilles conditions. Et imaginez Stalingrad ; quatre-vingts jours et quatre-vingts nuits de corps à corps…

« Stalingrad n’est plus une ville. De jour, c’est un gigantesque nuage de fumée brûlante et aveuglante, recouvrant un vaste brasier. Et quand la nuit descend, une de ces nuits torrides, hurlantes et sanglantes, les chiens s’enfuient, plongent dans la Volga et nagent désespérément pour gagner l’autre rive. Les nuits de Stalingrad sont une terreur pour eux. Les animaux fuient cet enfer… que, seul, l’homme peut endurer ! »

On se bat aussi pour contrôler le centre de la ville et la colline Mamaï qui s’y dresse.

De nouvelles divisions russes ont réussi à traverser la Volga. L’une est commandée par le général Rodimtsev, qui a combattu en Espagne, durant la guerre civile, et dont les soldats sont aguerris. Ils s’enterrent sur les flancs de la colline, et repoussent toutes les attaques allemandes.

L’autre est commandée par le major général Gourtiev. Elle est composée des « Sibériens ».

Ils sont lancés dans la bataille en octobre dans le secteur nord de la ville :

« Ils sont jeunes, grands, pleins de santé, dit Tchouikov. Ils portent l’uniforme des parachutistes avec poignards et dagues à la ceinture. Ils chargent à la baïonnette. Ils envoient sur leur épaule un nazi mort comme un sac de paille. Personne ne les vaut pour les combats de maison à maison. Ils attaquent par petits groupes, surgissent dans les maisons et dans les caves et se servent alors de leurs couteaux et de leurs dagues. Même encerclés, ils continuent de se battre et meurent en criant “Pour le pays et pour Staline ! On ne se rendra jamais”. »

1 ... 37 38 39 40 41 42 43 44 45 ... 60
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)