Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]
Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]

Электронная книга - «Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]». Краткое содержание книги:

Après la grande guerre atomique de la fin du XXe siècle, le monde ne fut plus que chaos et désordre. Pour éliminer les hordes barbares qui s’étaient formées, les survivants durent remettre leur sort entre les mains de l’armée. Un siècle plus tard la civilisation, arrivée à l’âge des étoiles, restait dirigée par les militaires. Ainsi, c’était en portant les armes, en payant l’impôt de la sueur et du sang, que l’homme du xxie siècle devait acquérir le droit d’être citoyen. Dans cet univers militariste, Juan Rico s’engage le jour de ses dix-huit ans dans l’Infanterie Spatiale. Il ne sait pas quel sort terrible attend le fantassin qui, sur les mondes lointains, affronte les armées arachnides. En s’engageant, il a voulu devenir un homme, mais un soldat des étoiles est-il encore humain ?
1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 69
Перейти на страницу:

Les trous dans les rangs et l’accélération de la rotation des sauts provenaient en grande partie des accidents. Nous avions des blessés et des morts. Il y avait aussi ceux qui refusaient d’entrer dans leur capsule. Personne ne les engueulait. Ils passaient leur tour et ils étaient renvoyés le même soir. Même un gars qui avait déjà fait plusieurs sauts pouvait paniquer. Dans ce cas, les instructeurs étaient très gentils avec lui, comme un ami qui se sent malade.

Je n’ai jamais vraiment refusé d’entrer dans une capsule. Mais j’ai appris à trembler. Ça m’arrivait chaque fois pour les premiers sauts. Je n’ai pas changé.

Mais vous n’êtes pas un vrai fantassin si vous n’avez pas sauté.

On raconte une histoire, sans doute absolument fausse, à propos d’un fantassin qui visitait Paris. Aux Invalides, devant le tombeau de Napoléon, il demanda au gardien :

— Qui était-ce ?

Le gardien prit un air scandalisé.

— Monsieur l’ignore donc ? Mais ceci est le tombeau de Napoléon ! Napoléon Bonaparte, le plus grand soldat que l’Histoire ait connu !

Le fantassin réfléchit un instant, puis il demanda :

— Vraiment ? Où est-ce qu’il a sauté ?

Mais finalement, nous avons eu droit à notre brevet.

En me relisant, je vois que j’ai à peu près tout oublié. Je n’ai pas dit un mot à propos de nos armes, je n’ai pas parlé de cet incendie de forêt que nous avons combattu pendant trois jours, ni de l’alerte qui était une véritable alerte (mais nous ne l’avons appris que plus tard.) Il y eut aussi la tente de la popote qui fut arrachée par le vent. Oui, je m’aperçois que je n’ai pas vraiment parlé du temps. Pour nous, c’était quelque chose de très important, surtout la pluie et la boue, vous comprenez. Mais le temps, lorsque vous y pensez rétrospectivement, perd son importance. Vous prenez n’importe quel almanach au hasard et vous redistribuez pluie, vent, neige ou grêle sur n’importe quelle année, vous ne verrez pas la différence.

Au départ, notre régiment avait compté 2 009 hommes. Nous fûmes 187 à passer le brevet. Il y avait eu 14 morts (dont un par jugement). Les autres avaient donné leur démission, ils avaient été mutés, évacués sur avis médical, etc. Le major Malloy prononça un bref discours, on nous donna à chacun un certificat et on nous passa en revue pour la dernière fois. Puis le régiment fut dissous et son drapeau mis sous scellés pour trois semaines, jusqu’à l’arrivée de trois mille civils. Une foule dont on devrait faire une unité militaire.

J’étais désormais un soldat. J’avais le droit de placer fièrement un S devant mon matricule, au lieu du R de recrue. C’était un grand jour pour moi.

10

L’Arbre de la Liberté, de temps à autre, doit être arrosé du sang des patriotes…

Thomas Jefferson, 1787.

Ou plutôt, je pensais que j’étais un soldat. Jusqu’au moment où je me présentai au vaisseau où j’étais affecté.

Je m’aperçois que j’ai oublié autre chose : comment la Fédération Terrienne était passée de l’état de « paix » à celui d’« urgence », puis de « guerre ». Je n’y avais guère prêté attention moi-même. Lorsque je m’étais engagé, c’était la « paix », l’état normal des choses. Du moins les gens le pensaient-ils. C’est lors de mon stage au Camp Currie que fut déclaré « l’état d’urgence », ce qui m’importait moins que ma coupe de cheveux, mon uniforme et les exercices. L’opinion de l’adjudant Zim sur ces différents points était au centre de mes préoccupations. Et puis, après tout, l’« urgence » c’est encore la « paix ».

En état de « paix », les civils ne prêtent pas la moindre attention aux pertes militaires si celles-ci ne figurent pas à la une des journaux et s’ils n’ont aucun parent parmi les victimes.

Pour ma part, je n’ai pas trouvé le moindre exemple d’une période de « paix » dans l’Histoire durant laquelle il n’y ait eu aucun combat.

Le conflit durait en tout cas depuis plusieurs années quand je me présentai à mon unité, les « Chats Sauvages de Willie », plus officiellement connue sous l’appellation de Compagnie K du Troisième Régiment de la Première Division d’Infanterie Mobile. Avec eux, j’embarquai à bord du Valley Forge, avec mon malheureux certificat en poche.

Les historiens ne semblent pas s’entendre à propos de ce conflit qu’ils appellent « Troisième Guerre Spatiale » (ou, parfois « Quatrième »), ou encore « Première Guerre Interstellaire », ce qui semble plus exact. Pour nous, c’était « La Guerre des Punaises ». De toute façon, historiquement, le début officiel du conflit ne coïncida pas avec mon embarquement. Il était surtout question, en fait, d’« incidents », de « patrouilles » et d’« actions de police ». Mais on meurt tout aussi facilement lors d’une « action de police » que pendant une guerre bien officielle.

En vérité, je crois bien qu’un soldat ne perçoit pas mieux l’existence d’une guerre que n’importe quel civil, sauf pour la petite partie qui le concerne, quand vient le moment de l’action. La plupart du temps, il est obsédé par son sac de couchage, les adjudants et la possibilité de décrocher une ration supplémentaire auprès du cuistot.

Quand je rejoignis les « Chats Sauvages » à la Base de Luna, en compagnie de Al Jenkins et de Kitten Smith, je me retrouvai avec des gars qui avaient déjà effectué plus d’un saut au combat. En fait, ils étaient des soldats et nous étions des bleus. Mais personne ne nous brima. Les caporaux et les adjudants semblaient presque aimables après la cruauté scientifiquement dosée de nos instructeurs.

Il nous fallut quelque temps pour nous rendre compte que cette amabilité signifiait simplement que nous n’étions rien, que nous valions à peine l’effort d’un bon coup de gueule jusqu’à notre premier saut de combat – un vrai combat, qui avait coûté la vie à ces « Chats Sauvages » dont nous occupions maintenant les couchettes.

Je vais vous dire à quel point j’étais novice. Alors que le Valley Forge se trouvait encore à la Base de Luna, je tombai sur mon chef de groupe en tenue de sortie. Il portait à l’oreille gauche un petit pendentif, un minuscule crâne d’or merveilleusement ciselé, avec, au lieu des deux célèbres tibias croisés des pirates, plusieurs petits ossements d’or, microscopiques.

A la maison, j’avais toujours porté des boucles d’oreilles et des bagues, surtout quand j’avais rendez-vous avec une fille. J’en avais eu de très belles, avec des rubis gros comme l’ongle de mon petit doigt. Ils avaient appartenu à mon arrière-arrière-grand-père maternel. J’aimais les bijoux et j’avais eu du mal à les abandonner en me présentant à l’Armée. Mais ce crâne d’or pouvait apparemment être porté avec l’uniforme. Les lobes de mes oreilles n’étaient pas percés. Ma mère s’y était opposée. Mais je pouvais toujours faire monter ce crâne sur un clip. Il me restait encore l’argent de mon brevet et je n’avais pas l’intention de le laisser moisir.

1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 69
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)