Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]
- Автор: Хайнлайн Роберт Энсон
- Год: 1974
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- Переводчик: Мишель Демют
- Жанр: Космическая фантастика
Электронная книга - «Étoiles, garde-à-vous ! [Starship Troopers - fr]». Краткое содержание книги:
Les trous dans les rangs et l’accélération de la rotation des sauts provenaient en grande partie des accidents. Nous avions des blessés et des morts. Il y avait aussi ceux qui refusaient d’entrer dans leur capsule. Personne ne les engueulait. Ils passaient leur tour et ils étaient renvoyés le même soir. Même un gars qui avait déjà fait plusieurs sauts pouvait paniquer. Dans ce cas, les instructeurs étaient très gentils avec lui, comme un ami qui se sent malade.
Je n’ai jamais vraiment refusé d’entrer dans une capsule. Mais j’ai appris à trembler. Ça m’arrivait chaque fois pour les premiers sauts. Je n’ai pas changé.
Mais vous n’êtes pas un vrai fantassin si vous n’avez pas sauté.
On raconte une histoire, sans doute absolument fausse, à propos d’un fantassin qui visitait Paris. Aux Invalides, devant le tombeau de Napoléon, il demanda au gardien :
— Qui était-ce ?
Le gardien prit un air scandalisé.
— Monsieur l’ignore donc ? Mais ceci est le tombeau de Napoléon ! Napoléon Bonaparte, le plus grand soldat que l’Histoire ait connu !
Le fantassin réfléchit un instant, puis il demanda :
— Vraiment ? Où est-ce qu’il a sauté ?
Mais finalement, nous avons eu droit à notre brevet.
En me relisant, je vois que j’ai à peu près tout oublié. Je n’ai pas dit un mot à propos de nos armes, je n’ai pas parlé de cet incendie de forêt que nous avons combattu pendant trois jours, ni de l’alerte qui était une véritable alerte (mais nous ne l’avons appris que plus tard.) Il y eut aussi la tente de la popote qui fut arrachée par le vent. Oui, je m’aperçois que je n’ai pas vraiment parlé du temps. Pour nous, c’était quelque chose de très important, surtout la pluie et la boue, vous comprenez. Mais le temps, lorsque vous y pensez rétrospectivement, perd son importance. Vous prenez n’importe quel almanach au hasard et vous redistribuez pluie, vent, neige ou grêle sur n’importe quelle année, vous ne verrez pas la différence.
Au départ, notre régiment avait compté 2 009 hommes. Nous fûmes 187 à passer le brevet. Il y avait eu 14 morts (dont un par jugement). Les autres avaient donné leur démission, ils avaient été mutés, évacués sur avis médical, etc. Le major Malloy prononça un bref discours, on nous donna à chacun un certificat et on nous passa en revue pour la dernière fois. Puis le régiment fut dissous et son drapeau mis sous scellés pour trois semaines, jusqu’à l’arrivée de trois mille civils. Une foule dont on devrait faire une unité militaire.
J’étais désormais un soldat. J’avais le droit de placer fièrement un S devant mon matricule, au lieu du R de recrue. C’était un grand jour pour moi.
10
L’Arbre de la Liberté, de temps à autre, doit être arrosé du sang des patriotes…