Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Pisteur - Livre 1 - Partie 1 [Pathfinder - fr]
Pisteur - Livre 1 - Partie 1 [Pathfinder - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Pisteur - Livre 1 - Partie 1 [Pathfinder - fr]

Электронная книга - «Pisteur - Livre 1 - Partie 1 [Pathfinder - fr]». Краткое содержание книги:

Rigg sait garder les secrets. Seul son père connaît la vérité au sujet de son étrange talent qui consiste à voir le passé des gens. Mais quand ce dernier meurt, Rigg est stupéfié de découvrir le nombre de choses qu’on lui a cachées : des secrets sur son passé, son identité, son destin. Quand le garçon comprend qu’il peut non seulement voir le passé, mais aussi le changer, son avenir va devenir de plus en plus incertain… D’aucuns considèrent l’œuvre de cet auteur contemporain majeur comme incontournable. De confession mormone, il n’a jamais cessé de défendre une science-fiction initiatique humaniste.
1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 65
Перейти на страницу:

Rigg plongea la main dans son pantalon, en sortit la sacoche, l’ouvrit en grand puis étudia les pierres précieuses, se demandant laquelle choisir. Il porta son choix sur la petite larme bleu clair qui s’était dissimulée dans les coutures de son pantalon à Halte-de-Flaque, la seule finalement à s’être distinguée des autres. Il s’en saisit avant de resserrer les cordons de la sacoche et de remballer le tout dans son pantalon, puis fit le tour de la table d’un pas décidé. « Voici, monsieur, dit-il. Examinons cela à la lumière du jour. »

Prendre la peine de venir lui présenter la gemme en personne… que de générosité pour un garçon du rang de Rigg. Après avoir rabaissé son interlocuteur, il lui faisait sentir que lui aussi méritait le respect, sinon l’amitié, de ce jeune et riche inconnu.

Rigg posa la pierre sur la table, loin du bord. « J’ai conscience que vous n’êtes pas joaillier, monsieur, et que de l’avis éclairé de vos conseillers dépendra votre estimation de la présente pierre. Mais j’imagine que vous vous y connaissez suffisamment en biens de valeur pour vous rendre compte de ce que vous avez sous les yeux. » Parce que moi, je n’y connais rien, ajouta Rigg intérieurement.

Avant même que M. Tonnelier ait eu le temps de s’approcher de son fauteuil, Rigg l’écarta d’un geste rapide. « Ne laissons pas son dossier gâcher la luminosité », expliqua-t-il.

Tonnelier n’eut d’autre choix que de prendre place sur l’un des tabourets pour examiner la pierre en plein jour, pendant que Rigg s’installait dans son fauteuil. De dominant, le banquier devenait dominé, et voyait sa ruse retournée contre lui. Pendant l’examen, Rigg jeta un coup d’œil rapide à ses deux compères et vit Miche lutter pour ne pas éclater de rire, car M. Tonnelier, bien plus petit que lui et pas plus grand qu’Umbo, battait de loin les deux autres en ridicule sur son tabouret, son âge n’aidant pas.

Rigg se leva en même temps que le banquier et reglissa le fauteuil à sa place. Autant s’y asseoir le temps de l’examen pouvait passer, autant y rester assis après risquait d’être interprété comme de l’insolence pure.

M. Tonnelier s’éclaircit la gorge. « Si cette pierre est bien celle que je pense et, vous l’aurez compris, je nourris peu de doutes à ce sujet, alors vous faites un immense honneur à notre modeste maison, monsieur.

— L’honneur dû à tous les honnêtes hommes d’affaires, repartit Rigg, quand la situation requiert la confiance la plus absolue.

— Désirez-vous une avance sur la vente, monsieur, pendant que je la poursuis en votre nom ?

— Je ne mets pas la pierre en gage, monsieur », déclara Rigg, écartant avec un dédain manifeste l’idée qu’un jeune homme de sa condition puisse se présenter avec un tel trésor contre un simple argent de poche. Même si, au fond, c’était le but. « Je suis sûr que votre note de reçu accompagnée de votre estimation suffira. » Cette note leur assurerait en effet de ne pas manquer de crédibilité dans les endroits les plus luxueux, mais ne servirait à rien dans les bonnes vieilles tavernes.

« Oui, j’entends bien, je ne voulais pas… Puis-je vous recommander une auberge qui compte parmi les meilleures de la ville ? Vous ne regretterez ni sa cuisine ni ses chambres.

— Nous serons ravis que vous nous en recommandiez trois, dit Rigg, et aurons une pensée reconnaissante pour vous lorsque notre choix sera arrêté. »

Tonnelier avait troqué ses mouvements empesés et sa dignité surfaite du début pour une alacrité presque fiévreuse. Il se précipita vers une étagère, en descendit un livre et une pile de feuilles puis courut chercher une plume et un encrier avant de s’attabler pour écrire. Entre-temps, Rigg avait sorti la lettre de référence de Père et l’avait couchée devant lui, pour qu’il puisse écrire son nom officiel sans faire de fautes.

Il erra ensuite jusqu’à sa bibliothèque et s’y arrêta un instant. Très peu de noms sur les tranches, mais beaucoup de dates – des livres de comptes pour la plupart. Ceux qui portaient un titre étaient écrits dans tant de langues étrangères que Rigg le suspecta de les avoir achetés uniquement pour leurs reliures anciennes et ouvragées, en ignorant tout de leur contenu. Ou alors, il venait de faire affaire avec un linguiste émérite à l’aise dans une dizaine de langues.

Père en était un, pensa Rigg. Il lui avait appris à parler et à écrire quatre langues, en plus de la sienne, et à en déchiffrer bien d’autres, tout en l’instruisant sur l’histoire de leurs locuteurs et l’étendue de leurs écrits. « Un homme qui ne connaît qu’une langue n’en comprend aucune », lui avait-il dit un jour, en réponse à ses plaintes sur l’inutilité complète d’une telle démarche.

« Votre commission, monsieur Tonnelier, lança Rigg, toujours le dos tourné. Il me semble normal, au vu des circonstances, qu’elle s’élève non pas à l’habituel demi pour cent, mais aux trois quarts, à toucher à signature de l’acte de vente. »

M. Tonnelier resta sans mot dire, continuant à noircir la feuille de sa plume. Rigg était persuadé qu’il avait prévu de se ménager une commission confortable, de l’ordre de trois ou quatre pour cent. En retournant à la table, il vit que Tonnelier avait raturé le contrat, ajoutant « trois quarts d’un pour cent » dans l’espace libre au-dessus du « un demi pour cent » barré. Peut-être avait-il spécifié la commission habituelle, finalement. Ou bien l’avait-il ajoutée par suite de l’intervention de Rigg, la barrant juste pour donner le change, mais pour le savoir il lui faudrait attendre de questionner Miche, qui n’avait pas quitté le banquier des yeux.

Rigg et Tonnelier apposèrent leur signature au bas des deux documents officiels : le contrat d’agence, qui stipulait que Tonnelier était habilité à conclure un contrat avec un joaillier et à recevoir les fonds correspondant à la vente de la gemme, et la note de reçu, qui déclarait que la maison Tonnelier était en possession d’un article d’une valeur au moins égale à une bourse, appartenant à Rigg Sessamekesh, fils de M. S.V. du Haut Stashi.

Il n’arrivait toujours pas à se faire à son nom complet, mais s’efforça de l’écrire avec soin et clarté. Il ne signait pas n’importe quoi non plus.

Au cours officiel d’Aressa Sessamo, une bourse valait deux cent dix mille plis, et bien plus encore en amont de la rivière. Avec ça, ils ne devraient pas avoir trop de mal à trouver une chambre – pourquoi pas dans la maison du maire, s’il se permettait la fantaisie d’aller s’annoncer lui-même et de lui en demander une.

Le nom de « bourse » n’était pas inconnu de Miche, qui se l’imaginait comme une montagne d’argent accessible aux seuls riches ; pour Umbo, ça n’avait rien à voir, c’était juste un petit sac pour les ranger dedans. Rigg avait quant à lui appris à jongler avec les bourses, les pluies, les lueurs, les comptes et les rais aussi facilement que d’autres avec les valderois, valdereines, valdejeans et valdecoches – ou avec les plis, bouts, tours et chances, comme on les appelait plus bas sur la rivière. Avec une bourse, on se payait déjà une belle propriété à Gué-de-la-Chute, avec du terrain pour nourrir trois cents âmes. Les revenus générés suffiraient à entretenir une grosse dizaine de serviteurs et les chevaux pour y atteler un joli carrosse. Une famille y prospérerait de génération en génération, à moins qu’un conflit familial ne vienne morceler les terres.

Voilà ce que valait à elle seule une unique petite bourse, si quelqu’un avait jamais frappé une telle monnaie ; Père disait que ces sommes astronomiques n’apparaissaient que de manière abstraite dans les registres des banques et au trésor, ou noir sur blanc sur les documents officiels.

1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 65
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)