Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]
Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]

Электронная книга - «Les cavernes d'acier [The Caves of Steel - fr]». Краткое содержание книги:

Les cavernes d’acier sont les villes souterraines du futur. Là, bien que privés d’air et de lumière naturels, des millions d’hommes vivent à un rythme étourdissant.
Malgré une civilisation superscientifique et l’apparition de robots intelligents, les passions humaines n’ont pas cessé pour autant et le meurtre n’a pas disparu.
Mais le problème de Lije Baley West pas seulement de retrouver un meurtrier, il est aussi d’y parvenir avant son collègue R. Daneel. R. = Robot, car R. Daneel est un androïde au cerveau électronique ultraperfectionné, créé certes par l’homme, mais qui n’attend peut-être que l’occasion de prendre sa place.
1 ... 26 27 28 29 30 31 32 33 34 ... 73
Перейти на страницу:

— Mon cher monsieur Baley, répliqua Fastolfe en secouant tristement la tête, permettez-moi de vous dire que vous déraisonnez complètement. Vraiment, vous nous attribuez d’incroyables idées ! Voyons, supposez maintenant, supposez tout simplement, que R. Daneel soit réellement R. Daneel. Supposez qu’il soit vraiment un robot.

« Il en résultera tout naturellement que le cadavre examiné par le commissaire Enderby était bien celui du Dr Sarton. Vous ne pourriez raisonnablement plus prétendre que ce corps déchiqueté était celui d’un autre robot : en effet, le commissaire Enderby a assisté à la construction de R. Daneel et il peut se porter garant qu’il n’en existe qu’un seul exemplaire.

— Oh ! répliqua Baley, si vous en arrivez là, le commissaire principal ne m’en voudra pas de dire qu’il n’est pas un expert en Robotique, et, pour ma part, je ne trouverais rien d’étonnant à ce que vous ayez construit des douzaines de robots comme R. Daneel !

— Ne nous écartons pas du sujet, monsieur Baley, je vous prie. Que direz-vous, si R. Daneel est vraiment un robot ? Tout votre raisonnement ne va-t-il pas aussitôt s’effondrer ? Quelle autre base pourrez-vous donner à ce complot interstellaire, aussi mélodramatique qu’invraisemblable, auquel vous croyez ?…

— S’il est un robot ! Mais, moi, je vous dis que c’est un homme !

— Vous n’avez cependant pas étudié à fond la question, monsieur Baley. Pour établir la différence entre un robot, même le plus humanoïde des robots, et un être humain, il n’est pas nécessaire de se creuser la tête ni de se livrer à des déductions compliquées et hasardeuses, sur les actes ou les paroles de ce robot. Il suffit par exemple d’essayer de le piquer avec une épingle. Avez-vous essayé de piquer R. Daneel, monsieur Baley ?

— Quoi ? fit le détective, bouche bée.

— Eh bien oui ! L’expérience est facile à faire. Il y en a d’ailleurs d’autres moins simples. Sa peau et ses cheveux ont l’air naturel, mais les avez-vous examinés à la loupe ? D’autre part, il semble respirer, surtout quand il se sert d’air pour parler ; mais, avez-vous remarqué que son souffle est irrégulier, et que des minutes entières peuvent s’écouler sans qu’il respire ? Vous auriez même pu recueillir de l’air qu’il expire et mesurer la proportion de gaz carbonique qu’il contient. Vous auriez pu essayer de lui faire une prise de sang, de lui tâter le pouls, d’écouter battre son cœur. Vous me comprenez, monsieur Baley ?…

— Tout cela, ce sont des phrases, répliqua Baley, fort mal à l’aise. Mais je ne suis pas disposé à me laisser bluffer, docteur Fastolfe. J’aurais pu évidemment tenter l’une de ces expériences ; mais vous imaginez-vous que ce prétendu robot m’aurait laissé le piquer avec une seringue ? Ou l’examiner au microscope, ou encore l’ausculter avec un stéthoscope ?

— Ah, oui ! Je vois ce que vous voulez dire, murmura Fastolfe, qui, se tournant vers R. Daneel, lui fit un petit signe de la main.

R. Daneel toucha le poignet de la manche droite de sa chemise, et la fermeture éclair diamagnétique de la manche s’ouvrit d’un seul coup sur toute sa longueur, découvrant ainsi un bras musclé dont la peau avait absolument l’aspect de la chair humaine ; il était couvert de poils courts et dorés, dont la quantité et la répartition correspondaient tout à fait à ceux d’un bras naturel.

— Eh bien ? dit Baley.

R. Daneel pinça alors légèrement, entre le pouce et l’index de sa main gauche, l’extrémité du médius de sa main droite. Baley ne put voir en quoi consistèrent exactement les détails des manipulations qui suivirent ce geste. Mais d’un seul coup, le bras du robot s’ouvrit en deux, comme l’avait fait la manche de sa chemise, quand la fermeture diamagnétique s’était défaite. Et là, aux yeux stupéfaits du détective, apparut, sous une mince couche de matière ressemblant à de la chair, un enchevêtrement compliqué de tiges et de fils d’acier brillant et gris bleu, de cordes et de joints métalliques.

— Voulez-vous vous donner la peine d’examiner de plus près comment Daneel a été construit, monsieur Baley ? demanda poliment le Dr Fastolfe.

Mais Baley entendit à peine la proposition qui lui était faite ; ses oreilles en effet se mirent à bourdonner, et ce qu’il perçut par-dessus tout, ce fut un éclat de rire aigu et presque hystérique du commissaire Enderby.

9

Eclaircissements fournis par un Spacien

Quelques minutes passèrent et le bourdonnement s’accrut, au point de couvrir l’éclat de rire. Le dôme et tout ce qu’il contenait vacillèrent, et Baley perdit complètement la notion du temps.

Finalement il se retrouva assis dans la même position, mais sans pouvoir s’expliquer ce qu’il faisait là. Le commissaire principal avait disparu de l’écran de la télévision, qui n’était plus qu’une surface laiteuse et opaque. Quant à R. Daneel, il était assis à côté de lui, et il lui pinçait le haut du bras, dont il avait retroussé la manche. Juste sous sa peau, Baley aperçut la petite raie sombre d’une aiguille, et, tandis qu’il regardait R. Daneel lui faire cette piqûre, il sentit le liquide qu’on lui injectait pénétrer sa chair, puis son sang, puis son corps tout entier. Et, petit à petit, il reprit conscience de la réalité.

— Vous sentez-vous mieux, mon cher associé ? demanda R. Daneel.

— Oui, merci, répondit-il en retirant son bras, que le robot ne retint pas.

Il rabattit sa manche et regarda autour de lui. Le Dr Fastolfe était toujours à la même place, et un léger sourire atténuait un peu la lourdeur de ses traits.

— Est-ce que je me suis évanoui ? demanda Baley.

— Dans un certain sens, oui. Vous avez, je crois, reçu un coup très brutal.

Et soudain, le détective se rappela toute la scène qu’il venait de vivre. Il saisit vivement le bras de Daneel, en remonta la manche autant qu’il le put, découvrant ainsi le poignet. La chair du robot était douce au toucher, mais on sentait que, sous cette couche, il y avait une matière plus dure que des os. R. Daneel laissa le policier lui serrer le bras, et Baley l’examina longuement, pinçant la peau le long de la ligne médiane. Comportait-elle une légère couture ? Logiquement, il devait y en avoir une. Un robot, recouvert de peau synthétique, et construit pour ressembler vraiment à un être humain, ne pouvait être préparé par des procédés ordinaires. On ne pouvait, dans ce but, dériveter une poitrine métallique, ou retirer un crâne. Il fallait, au lieu de cela, dissocier les diverses parties d’un corps mécanique assemblées par une succession de joints micromagnétiques. Un bras, ou une tête, ou un corps tout entier, devait pouvoir, sur un simple contact en un point déterminé, s’ouvrir en deux, et se refermer de même par une manœuvre contraire.

Baley, rouge de confusion, leva les yeux vers le Dr Fastolfe.

— Où est donc le commissaire principal ? demanda-t-il.

Il avait à s’occuper d’affaires urgentes. Je l’ai vivement encouragé à nous quitter, en l’assurant que nous prendrions soin de vous.

— Vous venez déjà de le faire fort bien, dit Baley, d’un ton bourru. Et maintenant, je crois que nous n’avons plus rien à nous dire.

Il se leva péniblement ; ses articulations lui faisaient mal, et, subitement, il se sentit un vieil homme, trop vieux pour repartir à zéro…

1 ... 26 27 28 29 30 31 32 33 34 ... 73
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)