Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité

Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:

Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
1 ... 284 285 286 287 288 289 290 291 292 ... 463
Перейти на страницу:

QUE VOUS AURIEZ PU LIRE

SEIGNEUR DE LA RATIONALITÉ

Frodon scruta tous les visages mais aucun n'était tourné vers lui. Tout le Conseil s'assit, les yeux baissés, comme en pleine réflexion. Une grande terreur tomba sur lui comme s'il était sur le point de recevoir la nouvelle d'une catastrophe qu'il avait longtemps présagée et dont il avait vainement espéré qu'elle ne fut jamais mentionnée. Un désir impérieux de se retirer et de demeurer aux côtés de Bilbon à Fondcombe emplit son cœur. Il parla enfin au prix d'un effort et s'étonna d'entendre ses propres paroles comme si une autre volonté utilisait sa petite voix.

"Non," dit Frodon. "Il ne faut pas que nous fassions cela. Ne comprenez-vous pas ? C'est exactement ce que l'Ennemi désire. Tout cela, il l'a prédit."

Les visages se tournèrent vers lui, perplexes les Nains, graves les Elfes ; de la dureté dans le regard des Hommes ; et animés d'une telle ferveur ceux d'Elrond et de Gandalf, à un point tel que Frodon ne pouvait presque pas le supporter. Il fut alors très difficile de ne pas se saisir de l'anneau, encore plus difficile de ne pas le mettre et de leur faire face seulement en tant que Frodon.

"Ne vous interrogez-vous pas ?" dit Frodon d'une voix légère comme le vent et tremblante comme une brise. "Entre toutes choses, vous avez choisi d'envoyer l'anneau en Mordor ; ne devriez-vous pas vous interroger ? Comment en sommes-nous venu à cela ? À ce que, de tous nos choix possibles, nous faisons celui que notre Ennemi désire le plus ? Peut-être la Crevasse du Destin est-elle déjà gardée, suffisamment pour repousser Gandalf, Elrond et Glorfindel de concert ; ou peut-être le Maître de cet endroit a-t-il refroidi la lave qui s'y trouve, peut-être piégera-t-elle simplement l'anneau de façon à ce qu'il puisse simplement l'en extraire après qu'il y ait été jeté..." Un souvenir d'une terrible clarté revint alors à Frodon, accompagné d'un éclat de rire noir, et l'idée lui vint que c'était exactement ce que l'Ennemi ferait. Sauf que l'idée lui était venue ainsi : c'est ce qu'il me plairait de faire si je comptais régner...

Des regards pleins de doute furent échangés au sein du Conseil ; Glóin, Gimli et Boromir regardaient les Elfes avec plus de scepticisme qu'avant, comme s'ils venaient de s'éveiller d'un rêve de mots.

"L'Ennemi est très sage," dit Gandalf, "et pèse toutes choses avec soin sur la balance de sa malveillance. Mais sa seule mesure est celle du désir, du désir de pouvoir ; ainsi juge-t-il tous les cœurs. Jamais dans le sien ne germera l'idée qu'on puisse le refuser, qu'une fois en la possession de l'Anneau l'on puisse chercher à le détruire.

"Il y pensera !" s'écria Frodon. Il cherchait ses mots, tentait de véhiculer des choses qui un moment auparavant lui avaient semblées limpides et fondaient maintenant comme de la neige. "Si l'Ennemi pensait que tous ses adversaires n'étaient mûs que par le désir du pouvoir - alors il se tromperait, encore et encore, et alors le Faiseur de cet Anneau le verrait et saurait qu'il a fait une erreur quelque part !" Frodon tendit ses mains d'un air plaidant.

Boromir s'agita et sa voix fut pleine de doute : "Vous dites grand bien de l'Ennemi, pour un de ses adversaires."

La bouche de Frodon s'ouvrit et se referma sous l'effet d'une stupéfaction teintée de désespoir ; car il savait, il savait que l'Homme était fou, mais il ne trouvait rien à répondre.

Puis Bilbon parla, et sa voix flétrie fit taire toute la pièce, même Elrond, qui avait été sur le point de parler. "J'ai peur que Frodon n'ait raison," murmura le vieil hobbit. "Je me souviens, je me souviens de ce que c'était. De voir avec le Regard Sombre. Je m'en souviens. L'Ennemi pensera que nous ne pourrons nous faire confiance, que les plus faibles d'entre nous proposerons de détruire l'Anneau afin que les plus forts ne l'aient pas. Il sait que même une personne dont la bonté n'est pas véritable pourra quand même enjoindre de le détruire afin de faire montre de cette bonté qu'il n'a pas. Et l'Ennemi ne pensera pas qu'il est impossible que ce Conseil prenne une telle décision car, voyez-vous, il ne s'attend pas à ce que nous fassions preuve de sagesse." Un gloussement murmuré s'éleva de la gorge du vieil hobbit. "Et quand bien même - allons, il garderait quand même la Crevasse du Destin. Cela lui coûterait si peu."

Un sombre pressentiment était maintenant visible jusqu'aux visages des Elfes et du Sage ; Elrond faisait la grimace et les sourcils drus de Gandalf se fronçaient.

Frodon les regarda tous et sentit une démence, une désespoir le surplomber ; et une faiblesse dans son cœur laissa sa vision s'obscurcir, s'emplir de ténèbres, vaciller. Depuis ces ténèbres, Frodon vit Gandalf, et la force du sorcier fut révélée être une faiblesse, sa sagesse, une folie. Car Frodon, dont le sein était alourdi, tiraillé par l'Anneau, sut que Gandalf n'avait à aucun moment pensé à l'Histoire et aux mythes lorsqu'il avait dit que l'Ennemi ne comprendrait aucun désir autre que celui du pouvoir ; qu'il ne s'était pas souvenu de la façon dont Sauron avait rabaissé et corrompu les Hommes de Númenor au beau milieu de leurs jours de gloire. Tout comme il n'était pas venu à l'esprit de Gandalf que l'Ennemi pourrait apprendre à comprendre ses adversaires emplis de bonté en les observant...

Le regard de Frodon passa à Elrond, mais depuis sa vision obscurcie il n'y avait là aucun espoir, au secours ; car Elrond avait laissé Isildur partir, il l'avait laissé emmener l'Anneau depuis la Crevasse du Destin, là où il aurait dû être détruit, au prix de toute cette guerre. Cela n'avait servi ni Isildur ni leur amitié car l'Anneau avait fini par tuer Isildur, et d'autres destins bien pires auraient pu lui échoir. Mais la catastrophe qui avait émané de l'acte d'Isildur avait alors semblé peu certaine à Elrond, peu certaine et lointaine ; et pourtant le coût pour Elrond d'appliquer le pommeau de son épée à l'arrière du crâne d'Isildur aurait été plus sûr, plus proche...

Comme mû par le désespoir, Frodon se tourna pour regarder Aragorn, l'homme au visage buriné qui devant ce Conseil revêtait des vêtements usés par le voyage, l'héritier de rois qui parlait aux hobbits avec gentillesse. Mais Frodon vit double, et dans la deuxième image ténébreuse il vit un Homme qui avait passé une trop grande partie de sa jeunesse entouré d'Elfes, qui avait appris à porter des vêtements humbles et tachés au beau milieu de l'or et des joyaux, sachant qu'il ne pourrait jamais égaler leur sagesse et désireux de les surpasser dans un domaine où ils ne s'aventureraient pas...

Par le regard de l'Anneau, qui n'était autre que ce lui de son Faiseur, toutes les choses nobles s'effaçaient pour révéler des stratagèmes et des mensonges, un monde de gris et de ténèbres dénué de lumière. Ils n'avaient pas fait leur choix en toute connaissance de cause, Gandalf, Elrond et Aragorn ; leurs pulsions étaient venues des parties cachées de leur être, des noires et secrètes profondeurs que l'Anneau rendait évidentes aux yeux de Frodon. Se montreraient-ils supérieurs à Sauron, eux qui ne pouvaient comprendre ni eux-mêmes ni les forces qui les faisaient agir ?

Le chuchotement acéré de Bilbon lui parvint : "Frodon !", il revint à lui et interrompit sa main qui s'était élevée vers l'anneau posé contre sa poitrine, au bout d'une chaîne ; il avait l'impression qu'un immense rocher était attaché à son cou.

Qui s'était élevée pour saisir l'Anneau détenteur de toutes les réponses.

"Comment as-tu pu porter cette chose ?" murmura Frodon à Bilbon comme s'ils avaient été les deux seules âmes de la pièce, alors même que le Conseil les regardait. "Pendant des années ? Je n'arrive pas à l'imaginer."

"Je l'ai gardé dans une pièce fermée dont seul Gandalf avait la clé," dit son oncle, "et quand je commençais à imaginer des moyens de l'ouvrir, je me souvenais de Gollum."

1 ... 284 285 286 287 288 289 290 291 292 ... 463
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)