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Электронная книга - «Moby Dick». Краткое содержание книги:

Ismaël, attiré par la mer et le large, décide de partir à la chasse à la baleine. Il embarque sur le Pequod, baleinier d'un capitaine nommé Achab, amputé d'une jambe, qui emmènera Ismaël autour du monde à la poursuite du cachalot blanc…
Faut-il présenter ce livre mythique, magnifique aventure, suspense prenant qui nous amène peu à peu à l'apocalypse finale, parabole chargée de thèmes universels et nouvelle Bible aux accents prophétiques.
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Telle était la personne que je trouvai assise sur la barre d’arcasse après avoir suivi le capitaine Peleg dans la cabine. L’espace entre les ponts était étroit, et le vieux Bildad se tenait assis là, droit comme un i, car il s’asseyait toujours ainsi sans s’appuyer jamais comme s’il eût voulu ménager les basques de son vêtement. Son chapeau était posé à côté de lui, il tenait ses jambes croisées avec raideur, sa veste de drap était boutonnée jusqu’au cou et, les lunettes sur le nez, il paraissait absorbé dans la lecture d’un volume imposant.

– Bildad, s’écria le capitaine Peleg, je t’y reprends, Bildad, hein? Voilà maintenant trente ans, à ma connaissance certaine, que tu étudies ces Écritures. Où en es-tu, Bildad?

Comme s’il était habitué depuis longtemps à un langage aussi profane de la part de son vieux compagnon de bord, Bildad, sans relever son manque de respect, leva tranquillement les yeux et, me voyant, les reporta interrogativement sur Peleg.

– Il dit qu’il est notre homme, Bildad, dit Peleg. Il veut embarquer.

– Le veux-tu? me demanda Bildad d’une voix caverneuse en se tournant vers moi.

– Si tu le veux bien, répondis-je, le tutoyant sans m’en rendre compte, tant il était quaker jusqu’au bout des ongles.

– Que penses-tu de lui, Bildad? demanda Peleg.

– Il fera l’affaire, répondit Bildad, en m’examinant, et il se remit à déchiffrer son livre en marmottant de manière presque audible.

Je trouvais qu’il était bien le plus bizarre vieux quaker que j’aie jamais vu, d’autant plus que Peleg, son ami et compagnon de longue date, accusait le contraste, avec son genre de casseur d’assiettes. Mais je ne dis rien, me contentant de porter un regard perçant sur ce qui m’entourait. Peleg ouvrit un coffre et, sortant le rôle d’équipage, plaça devant lui une plume et de l’encre, en s’asseyant lui-même à une petite table. Je commençai à penser qu’il était grand temps que je me décide à connaître les conditions que j’accepterais pour mon engagement. Je savais déjà qu’il n’était pas question de salaire sur les baleiniers; mais l’équipage, y compris le capitaine, recevait des parts sur le bénéfice appelées quantièmes d’une part proportionnelle au degré d’importance des tâches respectives des hommes. Je me rendais compte également qu’étant novice, ma part ne saurait être bien grande, mais du fait que je connaissais la mer, que j’étais capable de gouverner un navire et d’épisser un cordage, je ne doutais pas que, d’après ce que j’avais entendu dire, l’on m’offrirait un 275e – c’est-à-dire le 275e d’une part des bénéfices nets du voyage à quelque taux qu’ils se montassent. Bien que ce 275e de part fût plutôt de ceux qu’ils appelaient à long terme, c’était toujours mieux que rien; et si la chance favorisait notre voyage, cela paierait presque les vêtements que j’userais à bord, sans compter le lit et la table pour lesquels je ne débourserais pas un sou.

D’aucuns pourront trouver que c’est une piètre manière d’accumuler une fortune princière – et ce l’était, une bien piètre manière en vérité. Mais je ne suis pas de ceux qu’émeuvent les fortunes princières, et je suis bien content si le monde est disposé à me nourrir et à m’héberger lorsque je peux loger à l’enseigne menaçante du «Nuage d’orage». Tout compte fait, je trouvai ce 275e à peu près équitable, mais je n’aurais pas été surpris qu’on m’offrît le 200e, vu la carrure de mes épaules.

Néanmoins, une chose me faisait douter de recevoir une part généreuse sur les bénéfices et c’était celle-ci: à terre, j’avais entendu parler du capitaine Peleg et de son inénarrable vieux compère Bildad et du fait qu’étant les plus gros propriétaires du Péquod, les autres actionnaires disséminés et de moindre importance laissaient la presque entière direction des affaires du navire à ces deux-là. Et je soupçonnai ce vieux pingre de Bildad d’avoir largement son mot à dire dans les engagements d’autant plus que je l’avais trouvé à bord, se sentant tout à fait chez lui dans cette cabine, et lisant sa Bible comme s’il se trouvait au coin de sa propre cheminée. Maintenant, tandis que Peleg essayait vainement de tailler une plume à l’aide de son couteau, le vieux Bildad, à ma grande surprise, étant donné qu’il était partie intéressée dans ces formalités, Bildad ne nous accorda aucune attention, mais continua à marmotter les phrases de son livre: «Ne vous amassez point de trésors sur la terre ou la mite…»

– Alors, capitaine Bildad, interrompit Peleg, qu’en dis-tu? quelle part donnerons-nous à ce jeune homme?

– Tu sais mieux… fut la sépulcrale réponse, la 777e ne serait pas trop, n’est-ce pas?… «où la mite et le ver consument… mais amassez-vous…»

Amassez! vraiment! pensai-je avec une part pareille! la 777e! Eh bien! vieux Bildad, vous avez résolu que moi le premier, je n’amasserai pas ici-bas, là où la mite et le ver consument. C’était une part à long terme, à un terme excessif en vérité, bien que l’amplitude du chiffre puisse, de prime abord, tromper un terrien, un peu de réflexion montrera que si 777 est un bien gros nombre, pourtant lorsqu’on lui ajoute la particule ème, force lui sera faite de constater que le 777e d’un centime cela fait beaucoup moins que 777 doublons d’or. C’est bien ce que je pensais à ce moment-là.

– Que le diable t’emporte, Bildad, s’écria Peleg, tu ne veux quand même pas filouter ce jeune homme! il faut lui donner plus que cela.

– Sept cent soixante-dix-septième, répéta Bildad sans lever les yeux; et il se remit à marmonner «car où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.»

– Je vais l’inscrire pour une trois centième, dit Peleg. Tu m’as bien entendu, Bildad. J’ai dit la trois centième.

Bildad posa son livre et se tournant vers lui avec solennité dit:

– Capitaine Peleg, tu as un cœur généreux, mais tu dois prendre en considération ce devoir qui est le tien envers les autres propriétaires de ce navire: des veuves, des orphelins pour bon nombre d’entre eux, et admettre que si nous rétribuons trop largement les services de ce jeune homme, nous enlèverons peut-être le pain de la bouche à ces veuves et à ces orphelins. La 777e, capitaine Peleg.

– Toi, Bildad! rugit Peleg en se levant et en s’agitant bruyamment dans la cabine. Maudit sois-tu, capitaine Bildad, si j’avais suivi ton avis dans ces domaines, j’aurais eu, avant ce jour, une conscience à traîner qui serait assez lourde pour envoyer par le fond le plus grand vaisseau qui ait jamais doublé le cap Horn.

– Capitaine Peleg, poursuivit Bildad fermement, ta conscience peut bien tirer dix pouces d’eau ou dix brasses, je n’en sais rien, mais étant donné que tu es toujours un pécheur impénitent, capitaine Peleg, je redoute beaucoup que ta conscience, elle, n’ait une voie d’eau, ne te coule et ne t’entraîne dans la fournaise de l’enfer, capitaine Peleg.

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