Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Récemment redevenu cohérent, le moi de Harry menaçait de se fracasser à nouveau ; les mots tombaient comme des coups de marteau sur sa conscience, ils le ramenaient pas à pas au-dessus du précipice où se tapissait une vaste abysse ; il essaya de trouver quelque chose qui le sauverait, une répartie maline qui réfuterait les mots, mais elle ne vint pas.
Le regard du professeur Quirrell sur Harry reflétait plus de curiosité que d'autorité. "M. Potter, il est très facile de comprendre comment Azkaban a été construite et comment elle continue d'exister. Les hommes se soucient de leurs perspectives de perte et de gain propres ; leur cruauté et leur négligence ne connaît aucune limite tant qu'ils ne s'attendent pas à ce que cela ait des répercussions sur eux. Tous les autres sorciers de ce pays ne sont au fond pas différents de celui qui souhaitait régner sur eux, Vous-Savez-Qui ; il ne leur manque que son pouvoir et sa... franchise."
Les mains du garçon étaient serrées si fort que ses ongles pénétraient sa paume, mais il aurait été impossible de voir si ses doigts étaient blancs, ou si son visage était pâle, car la faible lumière bleue transformait tout en ombre et en glace. "Vous avez un jour offert de me soutenir si mon ambition était de devenir le prochain Seigneur des Ténèbres. En est-ce la raison, professeur ?"
Le professeur de Défense inclina sa tête, un fin sourire sur ses lèvres. "Apprenez tout ce que j'ai à vous apprendre, M. Potter, et vous finirez par diriger ce pays. Vous pourrez alors abattre la prison que la démocratie a créé si vous trouvez alors qu'Azkaban vous rebute encore. Que cela vous plaise ou non, M. Potter, vous savez aujourd'hui que votre volonté entre en conflit avec celle de la population de ce pays et que lorsque cela se produit, vous ne vous inclinez pas, vous ne vous soumettez pas à leur décision. Et qu'ils le sachent ou pas, que vous le reconnaissiez ou pas, vous êtes par conséquent leur prochain Seigneur des Ténèbres."
Sous l'inébranlable lumière monochromatique le garçon et le professeur de Défense ressemblaient tous deux à des statues de glace immobiles, les iris de leurs yeux réduites, sous cette lumière, à des couleurs en apparence très semblables.
Harry regarda droit dans ces yeux pâles. Toutes les questions longtemps refoulées, celles dont il s'était dit qu'il les laissait en suspens jusqu'aux Ides de mai. Harry savait maintenant que cela avait été un mensonge, qu'il s'était aveuglé, qu'il était resté silencieux par peur de ce qu'il pourrait entendre. Et à présent tout parvenait à ses lèvres en même temps. "Lors de notre premier jour de cours, vous avez essayé de convaincre mes camarades que j'étais un tueur."
"Vous l'êtes." Amusé. "Mais si votre question est de savoir pourquoi je le leur ai dit, M. Potter, la réponse est que vous découvrirez que l'ambiguïté est un grand allié sur la route vers le pouvoir. Donnez des signes de Serpentard un jour, contredisez-les le lendemain avec des signes de Gryffondor ; et les Serpentard pourront croire ce qu'ils souhaitent croire tandis que les Gryffondors se persuaderont de vous soutenir. Tant qu'il y a incertitude, les gens peuvent croire ce qui semble être à leur avantage. Et tant que vous semblez fort, tant que vous semblez gagner, leurs instincts leur disent qu'il est à leur avantage d'être de votre côté. Si vous marchez toujours dans l'ombre, la lumière et les ténèbres vous suivront toutes deux."
"Et," dit le garçon d'une voix égale, "que voulez-vous tirer de tout cela ?"
Le professeur Quirrell s'était incliné en arrière, dos contre le mur, plaçant son visage dans l'ombre, ses yeux passant d'une glace pâle à des crevasses ténébreuses semblables à celles de sa forme animale. "Je souhaite que l'Angleterre devienne forte sous l'égide d'un meneur fort ; cela est mon souhait. Quant à mes raisons," dit le professeur Quirrell avec un sourire sans joie, "je pense qu'elles resteront miennes."
"Cette sensation funeste que je ressens autour de vous." Les mots devenaient de plus en plus difficile à prononcer à mesure que le propos dansait de plus en plus près d'une chose terrible et interdite. "Vous avez toujours su ce qu'elle signifie."
"J'ai eu plusieurs idées," dit le professeur Quirrell, et son visage était inscrutable. "Et je ne dirais pas encore tout ce que j'ai deviné. Mais je vous dirai cela : c'est votre perte qui flamboie lorsque nous sommes proches, pas la mienne."
Pour une fois, le cerveau de Harry parvint à marquer cette affirmation comme étant douteuse, comme un mensonge possible, au lieu de croire tout ce qu'il entendait. "Pourquoi vous transformez-vous parfois en zombie ?"
"Raisons personnelles," dit le professeur Quirrell sans le moindre humour dans la voix.
"Quel était votre véritable but en sauvant Bellatrix ?"
Il y eut un bref silence pendant lequel Harry essaya de toutes ses forces de contrôler sa respiration et de maintenir le rythme de celle-ci.
Enfin le professeur de Défense haussa les épaules comme si cela n'avait aucune importance. "Je vous l'ai pratiquement expliqué en détail, M. Potter. Je vous ai dit tout ce que vous auriez eu besoin de savoir pour déduire la réponse si vous aviez été assez mûr pour considérer la question évidente. Bellatrix Black était la plus puissante des serviteurs du Seigneur des Ténèbres, sa loyauté la plus assurée de toutes ; elle était la personne avec le plus de chances de recevoir en confidence une partie de celles des connaissances de Serpentard qui auraient dues être vôtres."
La colère monta lentement en Harry, la rage lente, quelque chose de terrible qui commençait à bouillir dans son sang, dans quelques instants il dirait quelque chose qu'il ne devrait vraiment pas dire alors qu'ils étaient seuls tous les deux dans un entrepôt désert -
"Mais elle était innocente," dit le professeur de Défense. Il ne souriait pas. "Et le degré auquel tous ses choix lui furent enlevés, tant et si bien qu'elle n'eut jamais la chance de souffrir de ses propres erreurs... cela m'a semblé excessif, M. Potter. Si elle ne vous révèle rien d'utile -" Le professeur de Défense eut un autre petit haussement d'épaules. "Je ne considérerai pas que cette journée de travail aura été gâchée."
"Que c'est altruiste de votre part," dit Harry d'une voix froide. "Donc si tous les sorciers sont comme Vous-Savez-Qui en leur for intérieur, seriez-vous donc une exception ?"
Les yeux du professeur de Défense étaient toujours dans l'ombre, des abîmes noires dont le regard ne pouvait être croisé. "Disons que c'est un caprice, M. Potter. Il m'amuse parfois de jouer le rôle du héros. Qui sait si Vous-Savez-Qui ne dirait pas de même."