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Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité

Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:

Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
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Harry parvint sans savoir comment à déplacer ses lèvres lui-même, à envoyer sa propre voix dans l'air toujours auroral, puis il fut surpris d'entendre sa question : "Et sinon, vous êtes combien de personnes différentes ?"

L'homme pâle allongé au sol ne rit pas mais depuis le balais Harry put voir le coin des lèvres du professeur Quirrell qui se recourbaient, la lisière du sourire sardonique familier. "Je ne peux pas prétendre m'être embêté à en garder le compte. Et vous, combien en êtes-vous ?"

Entendre cette réponse n'aurait pas dû autant secouer le Harry intérieur et pourtant il se sentait - il se sentait - instable, comme si son centre avait été soustrait -

Oh.

"Excusez-moi," dit la voix de Harry. Le caractère distant et détaché de celle-ci reflétait maintenant l'effacement que Harry ressentait. "Je pense que je vais m'évanouir dans quelques secondes."

"Utilisez le quatrième Portoloin que je vous donné, celui dont j'ai dit que c'était notre refuge de secours," dit l'homme allongé au sol calmement mais rapidement. "Ce sera plus sûr là-bas. Et continuez de porter votre cape."

La main libre de Harry récupéra une autre brindille depuis sa bourse et la brisa.

Il y eut une autre saccade de Portoloin, une saccade internationalement lointaine, et il fut dans un endroit noir.

"Lumos," dirent les lèvres de Harry alors qu'une partie de lui évaluait la sûreté de l'ensemble.

Il était à l'intérieur de ce qui ressemblait à un entrepôt Moldu, un entrepôt désert.

Ses jambes descendirent du balais et s'allongèrent au sol. Ses yeux se fermèrent et une petite fraction de son être intima à sa lumière de s'éteindre avant que les ténèbres ne le recouvrent.

"Où iras-tu ?" cria Amélia. Ils étaient presque à la limite de l'enceinte.

"En arrière dans le temps pour protéger Harry Potter," dit le vieux sorcier, et avant qu'Amélia ne puisse ne serait-ce qu'ouvrir ses lèvres pour demander s'il voulait de l'aide, elle ressentit elle ressentit le passage d'un bord à l'autre de la lisière de l'enceinte.

Il y eut un pop de Transplanage et le sorcier et le phénix disparurent, laissant derrière eux le balais emprunté.

*Chapter 60*: L'Expérience de Prison de Stanford, pt10

"Debout."

Les yeux de Harry s'ouvrirent grand alors qu'il s'éveillait dans un halètement étranglé accompagné d'une convulsion de son corps allongé. Il ne pouvait se souvenir d'aucun rêve ; peut-être que son cerveau avait été trop épuisé pour rêver, car il lui semblait n'avoir fermé les yeux qu'un instant avant d'avoir entendu ce mot.

"Vous devez vous éveiller," dit la voix de Quirinus Quirrell. "Je vous ai donné autant de temps que possible mais il serait sage de garder au moins une utilisation du Retourneur de Temps en réserve. Nous allons bientôt devoir revenir quatre heures en arrière, chez Marie, et donner sous tous rapports l'impression que nous n'avons rien fait d'intéressant aujourd'hui. Je souhaitais vous parler avant cela."

Harry s'assit lentement au milieu des ténèbres. Son corps lui faisait mal, et pas seulement aux endroits où il avait reposé sur du béton. Des images se chevauchèrent les unes les autres dans sa mémoire, tout ce dont son cerveau inconscient, trop fatigué pour cela, n'avait pu se décharger sous la forme d'un bon cauchemar.

Douze terribles néants lévitant le long d'un couloir, corrodant le métal autour d'eux, les lumières tamisées, la température chutant à mesure que les vides essaient de drainer toute vie hors du monde -

Peau d'une blancheur de craie, étirée à la surface des os qui demeurent une fois la graisse et les muscles disparus -

Une porte de métal -

La voix d'une femme -

Non, je ne voulais pas, ne meurs pas s'il te plaît -

Je ne sais plus comment mes enfants s'appellent -

Ne pars pas, ne l'emmène pas, non non non -

"Quel était cet endroit ?" dit Harry d'une voix rauque, d'une voix qui sortait de sa gorge comme de l'eau qu'on aurait forcée à traverser un tuyau trop étroit, d'une voix qui dans ces ténèbres semblait aussi brisée que l'avait été celle de Bellatrix Black. "Quel était cet endroit ? Ce n'était pas une prison, c'était L'ENFER !"

"L'enfer ?" dit la voix calme du professeur de Défense. "Vous voulez dire le fantasme de punition Chrétien ? J'imagine qu'il existe une ressemblance."

"Comment -" la voix de Harry était bloquée comme si quelque chose d'énorme s'était logé dans sa gorge. "Comment - comment ont-ils pu -" Des gens ont construit cet endroit, quelqu'un a fait Azkaban, ils l'ont fait sciemment, ils l'ont fait délibérément, cette femme, elle avait des enfants, des enfants dont elle ne pouvait plus se souvenir, un juge a décidé que cela lui soit infligé, quelqu'un a dû la traîner jusqu'à cette cellule et la fermer à clé alors qu'elle hurlait, quelqu'un l'a nourrie tous les jours et est reparti sans la laisser sortir -

"COMMENT DES GENS PEUVENT-ILS FAIRE ÇA ?"

"Pourquoi ne le feraient-ils pas ?" dit le professeur de Défense. Une pâle lumière bleue éclaira alors l'entrepôt, révélant un haut toit caverneux et un sol poussiéreux tous deux faits de béton ; ainsi que le professeur Quirrell, assis à une certaine distance de Harry, le dos appuyé contre un mur peint ; la pâle lumière bleue transformait les murs en parois de glaciers, la poussière au sol en mouchetures de neige, et l'homme lui-même était devenu une sculpture de glace enveloppée de ténèbres là où ses robes noires le recouvraient. "En quoi les prisonniers d'Azkaban leur sont-ils utiles ?"

La bouche de Harry s'ouvrit et émit un croassement. Aucun mot ne sortit.

Un léger sourire fit trembler les lèvres du professeur de Défense. "Vous savez, M. Potter, si Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom en était venu à régner sur l'Angleterre Magique et avait construit un lieu tel qu'Azkaban, il l'aurait fait pour le plaisir de voir ses ennemis souffrir. Et si au lieu de cela il avait commencé à trouver leur souffrance déplaisante, eh bien, il aurait ordonné qu'Azkaban soit démolie le lendemain même. Quant à ceux qui ont réellement créé Azkaban, ceux qui ne l'ont pas démolie tout en prêchant de nobles sermons et en s'imaginant ne pas être méchants... eh bien M. Potter, je pense que si j'avais à choisir entre prendre le thé avec eux ou avec Vous-Savez-Qui, je me découvrirais être moins heurté dans mes sensibilités par le Seigneur des Ténèbres."

"Je ne comprends pas," dit Harry, sa voix tremblait, il avait lu l'expérience classique au sujet de la psychologie des prisons, les étudiants ordinaires qui étaient devenus sadiques à l'instant où ils s'étaient vus assigner le rôle de garde de prison ; seulement Harry comprit à cet instant que l'expérience ne s'était pas penchée sur la bonne question, sur la question la plus importante, ils n'avaient pas examiné les personnes-clés, pas les gardiens de prison mais le reste de la population, "je ne comprends vraiment pas, professeur Quirrell, comment des gens peuvent-ils simplement se tenir là et laisser ces choses se produire, pourquoi l'Angleterre magique fait-elle ça -" la voix de Harry se tut.

Les yeux du professeur de Défense avaient la même teinte qu'à l'accoutumée car cette pâle lumière bleue était de la même couleur que ses iris, que ces fragments de glace à jamais saisis. "M. Potter, bienvenue : ceci est votre première rencontre avec les réalités de la politique. Que ces misérables créatures à Azkaban ont-elles à offrir à une faction ou à une autre ? Qui gagnerait à les aider ? En se mettant officiellement de leur côté, un politicien s'associerait à des criminels, à de la faiblesse, à des choses dégoûtantes auxquelles les gens préfèrent ne pas penser. En revanche, ce politicien pourrait démontrer sa force et sa cruauté en demandant des peines plus longues ; après tout, démontrer sa force requiert une victime à écraser. Et la populace applaudit car il est dans ses instincts de soutenir le vainqueur." Un rire froidement amusé. "Vous voyez M. Potter, personne ne croit tout à fait qu'il ira à Azkaban, et les gens n'y voient donc aucune conséquence néfaste pour eux. Quant à ce qu'ils infligent aux autres... j'imagine que l'on vous a un jour dit qu'ils se préoccupent de ce genre de choses ? C'est un mensonge, M. Potter, la plupart des gens ne s'en préoccupent pas le moins du monde, et si vous n'aviez pas mené une enfance en grande partie cloîtrée, vous l'auriez remarqué il y a longtemps. Consolez-vous ainsi : ceux aujourd'hui prisonniers à Azkaban ont voté pour ces ministres de la Magie qui s'étaient engagés à rapprocher leur cellule des Détraqueurs. J'admets, M. Potter, avoir peu d'espoir pour la démocratie en tant que forme de gouvernement efficace, mais j'admire la poésie qu'elle dégage lorsqu'elle rend ses victimes complices de leur propre destruction."

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