Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Sèchement. "Elle est jeune, et faire montre de gentillesse lui coûte peu."
Un silence répondit à cela. Puis le garçon dit : "Professeur, je dois vous poser une question : quand vous voyez quelque chose qui est sombre et lugubre, cela ne vous vient-il jamais à l'esprit d'essayer de l'améliorer d'une façon ou d'une autre ? Par exemple : oui, quelque chose tourne horriblement mal dans l'esprit des gens et les voilà qui pensent que c'est génial de torturer des criminels, mais cela ne veut pas dire qu'au fond ils sont réellement maléfiques ; et peut-être qu'en leur prodiguant les bons enseignements, en leur montrant que ce qu'ils font est mal, on pourrait changer -"
Le professeur Quirrell rit alors, sans le néant de tout à l'heure. "Ah, M. Potter, j'oublie parfois à quel point vous être jeune. Vous auriez plus de facilité à changer la couleur du ciel." Un autre gloussement, plus froid. "Et la raison pour laquelle il vous est facile de pardonner de tels idiots et d'avoir une haute opinion d'eux, M. Potter, est que vous n'avez pas été douloureusement atteint. Vous aurez moins d'affection pour les idiots communs après que leur sottises vous auront pour la première fois coûté quelque chose qui vous est cher. Qui sait, peut-être comme une centaine de vos propres Gallions plutôt que la mort atroce de cent inconnus." Le professeur de Défense avait un fin sourire. Il sortit une montre de poche de ses robes et l'observa. "Partons maintenant, si nous n'avons rien de plus à nous dire."
"Vous n'avez aucune question au sujet des choses impossibles que j'ai accomplies à Azkaban ?"
"Non," dit le professeur de Défense. "Je crois en avoir déjà compris la majeure partie. Quant au reste, il m'est trop rare de trouver une personne qui ne m'est pas immédiatement et entièrement transparente, qu'elle soient amie ou alliée. Je finirai de démêler ces puzzles vous concernant par moi-même, en temps et heure."
Le professeur de Défense se releva en poussant sur le mur de ses mains, avec une élégance cependant trop lente. Le garçon l'imita avec moins de grâce.
Puis ce dernier laissa échapper la dernière question, la plus terrible, celle qu'il n'avait pas pue poser plus tôt ; comme si la prononcer à voix haute l'aurait rendue réelle, et comme si elle n'était pas déjà amplement évidente.
"Pourquoi ne suis-je pas comme les autres enfants de mon âge ?"
Dans une petite contre-allée déserte du Chemin de Traverse, là où des restes d'ordures qu'on avait pas fait disparaître pouvaient être vus, coincés dans la rainure entre la rue de brique et le flanc des immeubles qui l'entourait, au côté de poussières éparpillées et d'autres signes de négligence, un vieux sorcier et son phénix Transplanèrent.
Le sorcier fouillait déjà dans ses robes à la recherche de son sablier lorsque par habitude, ses yeux se fixèrent sur un point au hasard situé entre la route et le mur afin de le mémoriser -
Et le vieux sorcier cligna les yeux de surprise ; un morceau de parchemin se trouvait là.
Un froncement de sourcils traversa le visage d'Albus Dumbledore alors qu'il faisait un pas en avant, se saisissait du fragment et le dépliait.
Sur celui-ci se trouvait un seul mot : "NON". Rien de plus.
Le sorcier le laissa lentement s'échapper de ses doigts. Il se pencha d'un air absent au-dessus du pavé et ramassa le morceau de parchemin le plus proche, un morceau remarquablement similaire à celui qu'il venait de prendre ; il le toucha de sa baguette, et un moment plus tard s'y trouvait le même mot : "NON", de la même écriture, la sienne.
Le vieux sorcier avait escompté revenir trois heures en arrière, au moment où Harry Potter était arrivé au Chemin de Traverse. Il avait déjà observé le garçon quitter Poudlard grâce à ses appareils, et cela ne pouvait être défait (sa seule tentative de tromper ses propres appareils, et donc de contrôler le Temps sans altérer sa propre perspective sur celui-ci, s'était achevée par un désastre suffisamment conséquent pour le dissuader de jamais retenter de telles ruses). Il avait espéré retrouver le garçon à l'instant de son arrivée et le mener dans un endroit sûr autre que Poudlard (car ses instruments n'avaient pas fait voir le retour du garçon). Mais à présent -
"Un paradoxe si je le récupère immédiatement après son arrivée au Chemin de Traverse ?" murmura le vieux sorcier dans sa barbe. "Peut-être n'ont-ils pas mis en route leur plan de dévaliser Azkaban avant d'avoir confirmé son arrivée ici... ou alors... peut-être..."
Béton peint, sol dur, toit élevé, deux silhouettes face à face. Une entité portait la forme d'un homme approchant la quarantaine et qui devenait déjà chauve, et un autre esprit portait la forme d'un garçon de onze ans avec une cicatrice sur le front. Glace et ombre, pâle lumière bleue.
"Je ne sais pas," dit l'homme.
Le garçon se contenta de le regarder. Puis il dit : "Oh, vraiment ?"
"Vraiment," dit l'homme. "Je ne sais rien, et je ne dirai rien de ce dont je me doute. Mais je dirai ceci -"
*Chapter 61*: EPS, Secret et franchise, pt 11
Ils tourbillonnèrent au travers les flammes vertes et virevoltèrent au travers du réseau de cheminées tandis que le cœur de Minerva battait au rythme d'une horreur qu'elle n'avait pas ressenti depuis dix ans et trois mois jusqu'à ce que les passages situés entre les plis de l'espace aient un soubresaut et les expulsent dans le hall de Gringotts (c'était l'arrivé de cheminée la plus sûre du Chemin de Traverse, la connexion la plus difficile à intercepter et la façon la plus rapide de quitter Poudlard sans phénix). Un employé gobelin se tourna vers eux, ses yeux s'écarquillèrent et il entama un salut respectueux -
Détermination, Destination, Délibération !
Et ils furent tous deux dans l'allée située derrière Chez Marie, baguettes déjà sorties et levées, déjà dos à dos, les paroles d'un sortilège anti-Désillusion déjà aux lèvres de Severus.
L'allée était vide.
Lorsqu'elle se retourna pour regarder Severus, la baguette de ce dernier s'abattait déjà sur sa propre tête dans un bruit semblable à celui un œuf qui se brisait et ses lèvres prononçaient déjà les mots de l'invisible ; il adopta les couleurs de son environnement et devint un amalgame flou de leur image, puis l'amalgame, correspondit parfaitement à ce qui se trouvait derrière lui et il n'y eut alors plus rien.
Elle abaissa sa baguette et fit un pas en avant afin de recevoir sa propre Désillusion -
Derrière elle, le son immanquable d'un feu qui naissait.
Elle pivota et vit Albus, sa longue baguette déjà dans sa main droite, prête. Ses yeux étaient sombres derrière les demi-cercles de ses lunettes et Fumseck, sur son épaule, avait ouvert ses ailes de feu, prêt à l'envol vol comme au combat.
"Albus !" dit-elle. "Je pensais -" Elle venait de le voir quitter Azkaban et elle pensait que même les phénix ne pouvaient en revenir si facilement.
Puis elle comprit.
"Elle s'est échappée," dit Albus. "Ton Patronus l'a-t-il trouvé ?"
Les battements de son cœur s'intensifièrent, l'horreur qui coulait dans ses veines se solidifia. "Il a dit qu'il était là, aux lavabos -"
"Espérons qu'il a dit vrai," dit Albus, puis la baguette frappa sa tête et lui procura la sensation d'une eau s'écoulant sur elle ; un instant plus tard ils fonçaient tous les quatre (même Fumseck avait été rendu invisible même si l'on pouvait parfois voir une lueur flamboyante là où il venait de passer) vers l'entrée du restaurant. Il s'interrompirent devant la porte pendant que Albus murmurait quelque chose et soudain l'un des clients visibles à travers la vitre se leva, un air absent sur le visage, puis ouvrit la porte comme pour jeter un rapide coup d'œil à l'extérieur à la recherche d'une connaissance ; et ils étaient entrés, dépassant les clients insouciants (Minerva savait que Severus gravait leur visage dans sa mémoire et qu'Albus saurait repérer toute Désillusion) en direction du panneau qui indiquait l'emplacement des lavabos -