Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » L'homme des jeux [The Player of Games - fr]
L'homme des jeux [The Player of Games - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

L'homme des jeux [The Player of Games - fr]

Электронная книга - «L'homme des jeux [The Player of Games - fr]». Краткое содержание книги:

Gurgeh est l’un des plus célèbres joueurs de jeux que la Culture ait jamais connu. Il joue, gagne, enseigne, théorise. La Culture est une immense société galactique, pacifiste, multiforme, anarchiste, tolérante, éthique et cynique. Elle est composée d’humains, d’Intelligences Artificielles et d’espèces étrangères qui ont accepté ses valeurs. Elle cultive les loisirs et les jeux qui ont le statut d’un art majeur.
Le Contact, service de la Culture spécialisé dans l’évaluation et l’infiltration de civilisations étrangères nouvellement découvertes, considère l’Empire d’Azad, terrifiant de puissance et de cruauté, comme un danger potentiel. L’Empire repose, historiquement, sur un jeu infiniment complexe dont le gagnant devient Empereur.
Si bien que Gurgeh, contre son gré, manipulé mais fasciné par le défi, se retrouve à cent mille années-lumière de sa confortable demeure, devenu un pion des IA qui régissent la Culture et lancé dans le formidable jeu d’Azad.
Avec la série de la Culture, Iain Banks renouvelle avec panache et humour l’aventure spatiale. Comme dans L’usage des armes, il construit une société d’envergure galactique, bigarrée, baroque et attachante qui deviendra une référence dans l’histoire des futurs.
1 ... 21 22 23 24 25 26 27 28 29 ... 114
Перейти на страницу:

« Vous aurez bientôt de mes nouvelles. Au revoir, Gurgeh », fit Mawhrin-Skel.

Sur ces mots, le drone prit un départ fulgurant et fonça vers le ciel en laissant derrière lui un sillage en forme de cône gris. En quelques secondes, Gurgeh le perdit de vue.

Il resta là quelques instants à ôter sable et brins d’herbe de ses vêtements détrempés, puis fit demi-tour et rebroussa chemin sous la pluie incessante et les rafales de vent.

Une seule fois il regarda en arrière, pour jeter un coup d’œil à la maison où il avait grandi ; mais la bourrasque qui s’enflait autour des crêtes arasées des dunes en enfilade avait complètement obscurci la disposition chaotique de ces bâtiments jetés au hasard.

Chapitre 7

« Mais enfin, Gurgeh, qu’est-ce que tu as ?

« Je ne peux pas te le dire ! »

Il marcha jusqu’au mur du fond de la pièce principale, fit demi-tour et revint sur ses pas avant d’aller se poster devant la fenêtre de Chamlis. Là, il contempla la place.

Les gens allaient et venaient ou restaient attablés sous les auvents et les arches des galeries de marbre vert pâle qui bordaient la grand-place du village. Les fontaines chantaient, les oiseaux voletaient d’arbre en arbre et, sur les tuiles du kiosque central, lequel servait à la fois de scène, d’estrade et de support d’holo-écran, s’était posé un tzile presque aussi grand qu’un humain adulte. Il était étalé de tout son long, une patte pendant au bord du toit ; on voyait son tronc mince, sa queue et ses oreilles se contracter spasmodiquement : il rêvait. Ses bagues, bracelets et boucles d’oreilles scintillaient au soleil. Sous les yeux de Gurgeh, la créature se contorsionna paresseusement et entreprit de se gratter nonchalamment la nuque, au niveau de la dernière collerette. Puis sa trompe noire retomba, comme vaincue par l’épuisement, et s’agita de-ci, de-là durant quelques secondes. Un rire s’éleva des tables voisines et s’envola dans l’air tiède. Dans le lointain, un dirigeable rouge flottait au-dessus des collines, comme un énorme caillot de sang dans le bleu du ciel.

Gurgeh se retourna face à la pièce. Il y avait quelque chose dans cette place, dans le village tout entier, qui le dégoûtait, l’irritait profondément. Yay avait raison : tout cela était trop protégé, trop mièvre et trop ordinaire. On se serait cru sur une planète. Il se dirigea vers l’endroit où Chamlis planait dans l’air, non loin du grand vivier. L’aura du vieux drone était grise de contrariété. Vibrant d’exaspération, il s’empara d’une petite boîte de nourriture pour poissons ; le couvercle du vivier se souleva et Chamlis saupoudra la surface de granulés ; les poissons-miroir aux écailles étincelantes remontèrent en ondoyant vers la surface ; leurs bouches s’ouvraient et se fermaient selon un rythme régulier.

« Voyons, Gurgeh, raisonna Chamlis. Comment veux-tu que je t’aide si tu refuses de me dire ce qui ne va pas ?

« Réponds-moi, c’est tout. As-tu un moyen de savoir plus précisément de quoi Contact voulait m’entretenir l’autre jour ? Puis-je reprendre contact avec eux ? Sans que personne ne l’apprenne ? Ou alors… (Il secoua la tête, enfouit son front dans ses mains.) Non, quelques personnes l’apprendront sans doute, mais cela n’a pas d’importance… »

Il s’immobilisa devant le mur et se mit à contempler la teinte chaude des blocs de grès entre les tableaux. L’appartement était de style ancien. Le jointoiement des pierres était de couleur sombre et incrusté de petites perles blanches. Gurgeh suivit du regard ces enfilades de nacre en s’efforçant de réfléchir, de savoir ce qu’il pouvait demander et ce qui lui était interdit.

« Je peux appeler les deux navires que je connais, répondit Chamlis. Ceux que j’ai contactés en premier lieu ; je peux leur poser la question. Ils sauront peut-être ce que Contact allait te proposer. (Chamlis regardait les poissons argentés absorber lentement leur nourriture.) Tout de suite, si tu veux.

« Oui, s’il te plaît », fit Gurgeh en tournant le dos aux blocs de grès artificiel et aux perles de culture.

Ses souliers claquèrent sur le carrelage à motif tandis qu’il retraversait la pièce. De nouveau ce fut la place inondée de soleil, et le tzile toujours endormi dont il voyait remuer les mâchoires. Il se demanda à quelle langue étrange appartenaient les mots que formait sa bouche.

« Il me faudra attendre la réponse plusieurs heures, l’informa Chamlis. (Le couvercle du vivier retomba ; le drone replaça la boîte de granulés dans le tiroir d’une minuscule et délicate console située juste à côté.) Les deux vaisseaux se trouvent à une distance assez considérable. (Il tapota le flanc du vivier au moyen d’un champ teinté d’argent ; les poissons vinrent gracieusement voir ce qui se passait.) Mais pourquoi ? reprit le drone en regardant Gurgeh. Qu’y a-t-il de changé ? Quel genre d’ennuis t’es-tu… as-tu bien pu t’attirer ? Je t’en prie, Gurgeh. Dis-le-moi. Je tiens à t’aider. »

Flottant dans les airs, la machine se rapprocha de l’homme qui se tenait debout devant la fenêtre, les yeux rivés au spectacle de la place, les mains nouées (il les tordait sans s’en rendre compte). Le vieux drone ne l’avait jamais vu en proie à une telle détresse.

« Rien, répondit désespérément Gurgeh en secouant la tête, mais sans regarder le drone. Rien n’a changé. Je n’ai pas d’ennuis. J’ai simplement besoin d’obtenir quelques renseignements. »

La veille, il était revenu tout droit à Ikroh. Il était allé se tenir dans le grand salon, où la maison avait allumé un feu de cheminée quelques heures plus tôt en entendant le bulletin météorologique, et y avait ôté ses vêtements sales et trempés, qu’il avait tous jetés au feu. Puis il avait pris un bain bouillant avant d’entrer dans son sauna, suant et soufflant tant il tenait à se sentir propre. L’eau du bassin où il s’immergea ensuite était si froide qu’une mince pellicule de glace s’était formée à sa surface. Il avait plongé, s’attendant plus ou moins à ce que son cœur s’arrête sous le choc.

Puis il était retourné s’asseoir au salon et avait contemplé la flambée. Il avait essayé de se reprendre, et, dès qu’il s’était senti les idées claires, il avait appelé Chiark Central.

« Gurgeh ? Makil Stra-bey à votre service. Alors, ça boume ? On n’a tout de même pas reçu une deuxième visite de Contact ?

« Non. Mais j’ai comme l’impression qu’ils ont laissé quelque chose chez moi en partant. Quelque chose comme un dispositif de surveillance.

« Comment ? Vous voulez dire… un mouchard, un micro-système, ce genre de chose ?

« Exactement », répondit-il en se laissant aller en arrière contre le dossier du vaste canapé.

Il était vêtu d’une toge toute simple. Après son bain, il se sentait la peau récurée, luisante de propreté. Étrangement, le ton amical et compréhensif de Central lui faisait du bien ; tout allait s’arranger, il trouverait quelque chose. Il se faisait probablement du mauvais sang pour rien ; Mawhrin-Skel n’était qu’une machine démente, insensée, qui se berçait de rêves de pouvoir et d’illusions de grandeur. Elle ne pourrait rien prouver ; et si elle lançait des accusations sans fondement, personne ne l’écouterait.

« Qu’est-ce qui vous fait croire que vous êtes sous surveillance ?

« Je ne peux pas vous le dire, répondit Gurgeh. Il faut m’excuser. Mais j’ai mes raisons. Vous pouvez m’envoyer quelque chose – drone ou autre – ici, à Ikroh, pour tout passer au crible ? En admettant qu’ils aient vraiment caché quelque chose, pourrez-vous le localiser ?

« S’il s’agit de technologie courante, oui. Tout dépend du degré de raffinement. Les vaisseaux de guerre peuvent mettre en place une surveillance électronique passive par le biais de leur effecteur électromagnétique ; Ils peuvent vous observer à travers cent kilomètres d’écorce terrestre depuis le système stellaire voisin et vous dire ce que vous avez mangé au petit déjeuner. De la technologie d’hyperespace, ça ; il existe des moyens de s’en protéger, mais on ne sait jamais quand la surveillance est active.

1 ... 21 22 23 24 25 26 27 28 29 ... 114
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)