Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
"Une hypothèse intéressante," dit calmement Harry. "Sais-tu que tu es la seconde personne de Poudlard à inventer une théorie de ce genre ? Du moins, tu es le second à me l'avoir dite en face -"
"Rogue," dit Draco avec certitude. Le directeur sa Maison n'était pas un idiot.
"Professeur Quirrell, bien sûr," dit Harry. "Quoique maintenant que j'y pense, Severus m'a en effet demandé comment j'étais parvenu à rester hors de sa maison et si j'avais été en possession de quelque chose que le Choixpeau voulait. J'imagine qu'on pourrait dire que tu es le troisième. Oh, mais la théorie du professeur Quirrell était légèrement différente de la tienne, cela dit. Pourrais-je avoir ta parole de ne pas le répéter ?"
Draco hocha la tête sans même y penser. Qu'était-il censé faire, répondre non ?
"Le professeur Quirrell pensait que Dumbledore n'était pas satisfait de la décision du Choixpeau au sujet du Survivant."
Et à l'instant où Harry le dit, Draco sut, il sut que c'était vrai, c'était juste évident. Qui Dumbledore croyait-il tromper ?
... enfin, à part tous les habitants de Poudlard à l'exception de Rogue et Quirrell, et Harry le croyait peut-être...
Draco marcha jusqu'à son bureau, comme frappé de stupeur, et il s'assit assez vite pour que cela lui fasse légèrement mal. Ce genre de chose arrivait à peu près une fois par mois avec Harry, et ça n'avait pas encore eu lieu ce janvier, donc le temps était venu.
Son semblable Serpentard, qui se croyait ou ne se croyait pas être un Serdaigle, se rassit dans la chaise qu'il avait utilisée plus tôt, maintenant en travers, et regarda Draco, une expression aigüe sur le visage.
Draco ne savait pas ce qu'il était censé faire à présent, s'il devait essayer de persuader le Serpentard perdu que non, il n'était pas vraiment un Serdaigle... ou essayer de découvrir si Harry était secrètement allié à Dumbledore, mais cela sembla soudainement moins probable... mais alors pourquoi Harry avait-il monté ce coup entre lui et Granger...
Il aurait vraiment dû se souvenir que Harry était trop bizarre pour les complots normaux.
"Harry," dit Draco. "t'es-tu délibérément opposé au général Soleil et à moi dans le seul but de nous faire travailler ensemble contre toi ?"
Harry hocha la tête sans hésiter, comme si c'était la chose la plus naturelle du monde et qu'il n'y avait pas à en avoir honte.
"Toute cette histoire avec les gants, nous faire grimper les murs de Poudlard, le seul but était de faire que Granger et moi soyons plus amicaux l'un envers l'autre. Et même avant ça. Tu complotes ça depuis très longtemps. Depuis le début."
Encore le hochement de tête.
"POURQUOIIIIIIIIIII ?"
Les sourcils de Harry s'élevèrent un instant, seule réaction face à un Draco qui criait si fort dans la salle fermée qu'il se faisait mal aux oreilles. POURQUOI, POURQUOI, POURQUOI Harry Potter FAISAIT-IL ce genre de choses...
Puis Harry dit : "Pour que les Serpentard puissent à nouveau lancer le Patronus."
"Ça... n'a... aucun... SENS !" Draco était conscient du fait qu'il commençait à perdre le contrôle de sa voix, mais il ne semblait pas être capable de s'arrêter. "Qu'est-ce que ça a à voir avec Granger ?"
"Les motifs," dit Harry. Son visage était maintenant très sérieux, très grave. "Comme un quart d'enfants nés sorciers de parents Cracmols. Un motif simple, impossible à rater, que tu reconnaîtrais instantanément si tu savais quoi chercher ; alors que, étant ignorant de celui-ci, tu ne te rendrais même pas compte que c'est un indice. Le poison de la maison Serpentard a déjà été vu dans le monde Moldu. C'est une prédiction à l'avance, Draco, j'aurais pu te l'écrire avant notre premier jours de cours, juste en t'entendant parler à la gare de King's Cross. Laisse-moi te décrire le genre de personnes vraiment pathétiques qui traînent aux rassemblements politiques de ton père, des familles Sang-Pur qui ne seraient jamais invitées au manoir Malfoy. Garde à l'esprit que je ne les ai jamais rencontrés, je prédis juste leur existence en reconnaissant le motif de ce qui est en train d'arriver à la maison Serpentard -"
Et Harry Potter commença à décrire les Parkinson et les Montagues et les Boles d'une précision au calme tranchant avec laquelle Draco n'aurait même pas osé penser au cas où il y aurait eu un Legilimens dans les environs, c'était au-delà de l'insulte, ils tueraient Harry si jamais ils l'apprenaient...
"Pour résumer," conclut Harry, "ils n'ont aucun pouvoir eux-mêmes. Ils n'ont aucune fortune. S'ils n'avaient pas de Moldus à haïr, si tous les Moldus disparaissaient, comme ils disent le souhaiter, ils se réveilleraient un matin et découvriraient qu'ils n'ont rien. Mais tant qu'il peuvent dire que les Sang-Pur sont supérieurs, ils peuvent se sentir eux-même supérieurs, ils peuvent avoir l'impression qu'ils font partie de la classe dominante. Même si ton père ne songerait jamais à les inviter à dîner, même s'il n'y a pas le moindre Gallion dans leurs chambres fortes, même s'ils ont eu de pires scores à leur B.U.S.E que le pire des nés-Moldus de Poudlard. Même s'ils ne peuvent plus jeter le Patronus. Pour eux, tout est de la faute des Moldus, il ont autre chose à blâmer que leurs propres échecs, et cela les rend encore plus faible. C'est ce que la maison Serpentard devient : pathétique. Et la racine du problème, c'est la haine des Moldus."
"Salazar Serpentard lui-même a dit que les Moldus devaient être chassés ! Qu'ils affaiblissaient notre sang -" la voix de Draco était devenue un cri.
"Salazar avait tort, c'est un fait !Tu le sais, Draco ! Et cette haine empoisonne toute ta maison, tu ne pourrais pas lancer de Patronus avec une pensée comme celle-là !"
"Alors pourquoi Salazar Serpentard pouvait-il lancer le Patronus ?"
Harry essuyait de la sueur de son front. "Parce que les choses ont changé entre alors et maintenant ! Écoutes, Draco, il y a trois cent ans, tu aurais pu trouver de grands scientifiques, aussi grands que Salazar, à leur façon, qui auraient dit que d'autres Moldus étaient inférieurs à cause de leur couleur de peau -"
"Couleur de peau ?" dit Draco.
"Je sais, la couleur de peau au lieu de quelque chose de vraiment important comme la pureté du sang, n'est-ce pas ridicule ? Mais alors, quelque chose dans le monde a changé, et aujourd'hui, tu ne trouveras plus aucun grand scientifique pour dire que la couleur de peau devrait avoir de l'importance, seulement des rebuts comme ceux que je t'ai décrit plus tôt. Salazar Serpentard a fait cette erreur à l'époque où tout le monde la faisait, parce qu'il a grandit en le croyant, pas parce qu'il avait désespérément besoin de quelque chose à haïr. Il y en a eu une poignée qui ont fait mieux que tous les autres, et ils étaient exceptionnellement bons. Mais ceux qui se contentaient d'accepter ce que tout le monde pensait n'étaient pas exceptionnellement méchants. La triste vérité, c'est que les gens ne remarquent tout simplement pas les problèmes moraux tant que quelqu'un ne le pointe pas du doigt ; et une fois qu'ils sont aussi âgés que Salazar l'était quand il a rencontré Godric, ils ont perdu leur capacité à changer d'avis. Ce n'est qu'alors que Poudlard a été construite, et l'école a commencé à envoyer des lettres aux Moldus, car Godric avait insisté, et de plus en plus de gens commencèrent à remarquer que les Moldus n'étaient pas différents. Maintenant c'est un gros problème politique au lieu d'être quelque chose que tout le monde croit sans même y penser. Et la bonne réponse, c'est que les Moldus ne sont pas plus faibles que les Sang-Pur. Alors maintenant, ceux qui se retrouvent à militer pour ce que Salazar croyait autrefois, ce sont soit des gens qui ont grandi dans des environnements Sang-Pur très fermés, comme toi, soit des gens qui sont eux-mêmes si pathétiques qu'ils ont désespérément besoin de se sentir supérieurs à d'autres ; des gens qui aiment haïr."