Intrigue à l'anglaise
- Автор: Goetz Adrien
- Серия: Les enquêtes de Pénélope #1
- Год: 2008
- Язык: французский
- Год: Éditions Le Livre de Poche
- ISBN: 978-2253123422
- Жанр: Исторические детективы
Электронная книга - «Intrigue à l'anglaise». Краткое содержание книги:
Que représentaient-ils ? Les historiens se perdent en conjectures. Une jeune conservatrice du patrimoine, Pénélope Breuil, s'ennuie au musée de Bayeux, jusqu'au jour où sa directrice, dont elle est l'adjointe, est victime d'une tentative de meurtre ! Entre-temps, des fragments de tapisserie ont été mis aux enchères à Drouot. Pénélope, chargée par le directeur du Louvre de mener discrètement une enquête, va jouer les détectives et reconstituer l'histoire millénaire de la tapisserie, de 1066 à la mort tragique de Lady Diana sous le pont de l'Alma…
Intrigue à l'anglaise a reçu le prix Arsène Lupin.
Sur les chevaux représentés dans la Tapisserie, les polémiques sont nombreuses : harnachement, types de selles, vraisemblance des mouvements notamment lors de la sortie des navires, posent aux historiens une infinité de questions. Les deux études de référence en ce domaine sont anciennes, mais pas dépassées ; il s’agit de l’essai du chef d’escadron Louis Champion, commandant du dépôt de remonte de Caen avant la guerre de 1914, Les Chevaux et les Cavaliers de la Tapisserie de Bayeux, Caen, Jouan, 1907, et l’article du commandant Lefebvre des Noëttes, « La Tapisserie de Bayeux datée par le harnachement des chevaux et l’équipement des cavaliers », Bulletin monumental, tome LXXVI, 1912, pp. 213–241. Les reconstitutions récentes organisées par des passionnés sur le champ d’Hastings ont un peu négligé cet aspect, reculant devant la difficulté et le coût de la recréation de selles normandes du XIe siècle, auxquelles les chevaux devraient être habitués et dont le pommeau haut présente de surcroît un danger pour le cavalier. On s’est contenté bien souvent de donner une allure « médiévale » aux tapis de selles et aux étriers.
Sur le problème du mystérieux tombeau de l’église de la Trinité de Bosham sur la côte du Sussex, qui abrita peut-être les restes d’Harold, et qui pourrait servir encore de lieu de rassemblement à ses « partisans », voir John Pollock, Harold : Rex, Is King Harold II Buried in Bosham Church ?, Selsey, Selsey Press, 1996 ; Geoffrey W. Marwood, The Stone Coffins of Bosham Church, Chichester, Regnum Press, sans date, et G.W. Marwood, The Story of Holy Trinity Church Bosham, ibid., 1995.
La maison parisienne du duc et de la duchesse de Windsor est décrite et photographiée dans Hugo Vickers, The Private World of the Duke and the Duchess of Windsor, Londres, Harrods publishing, 1995, traduction française par Florence Austin, Le Royaume secret des Windsor, New York-Paris-Londres, Éditions Abbeville, 1996, avec une introduction de Joseph Friedman et, en guise de postface, le texte de l’allocution du maire de Paris lors de la remise de la Grande Plaque de la Ville à M. Mohammed al-Fayed en 1989.
Enfin, pour étudier soi-même la « Tapisserie » et confronter le roman à ce chef-d’œuvre, une vision « déroulante » réalisée à partir de très bonnes images existe depuis plusieurs années sur Internet : http ://panograph.free.fr/BayeuxTapestry.html
Les événements imaginaires qui composent ce récit sont datés de 1997. Cette année-là, le Louvre avait un président-directeur, les Musées de France un directeur, la Tapisserie de Bayeux un conservateur, La Renaissance du Bessin et Ouest-France des journalistes et des correspondants locaux, l’hôpital de Bayeux des médecins et des infirmières, le marché de Falaise des marchands… À toutes ces personnes, qu’il connaît parfois assez bien, l’auteur présente ses excuses : les personnages qui jouent ces rôles dans son livre n’ont évidemment rien à voir avec elles.
L'auteur remercie ceux qui — parfois malgré eux, au cours de promenades et de longues conversations, à Bayeux, à Caen, à Falaise ou à Paris, de la place Vendôme à la place de la Bastille — l’ont aidé :
Xavier Alexandre, Benedikte Andersson, Violaine Bouvet-Lanselle, Laurence des Cars, Jean-Christophe Claude, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Béatrice de Durfort, Côme Fabre, Christine Flon, Moncef Follain, Bruno Foucart, Marike Gauthier, Élisabeth et Cyrille Goetz, Hélène Guichard, Stéphane Héaume, Jacques Lamas, Jean-Sébastien Lay, Frédéric Lecointre, Christophe Leribault, Hélène et François Macé de Lépinay, Marc de Mauny, Jean-Christophe Mikhaïloff, Timothy Z. Parsa, Christian Poncet, Nicolas Provoyeur, François Reynaert, Laurella et Bruno Roger-Vasselin, Laure et Jean-Marc Sabathé, Thierry Serfaty, Milovan Stanic, Diane et Bernar Venet, Frédéric Walter, Johannes Wetzel et Sarah Wilson.
PREMIÈRE PARTIE
Point de Bayeux
« Moi aussi, j’aime ces villes endormies. Mais quand je les vois, l’envie me vient de les réveiller. J’ai la manie de remonter les pendules, de les remettre à l’heure, de ranger les choses qui traînent, de faire reluire ce qui est terni, d’éclairer ce qu’on a obscurci, de réparer et nettoyer les vieux jouets de la civilisation relégués dans les combles. »