La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville
- Автор: Bretonne Nicolas-Edme Retif de la
- Язык: французский
- Жанр: Классическая проза
Электронная книга - «La Paysanne Pervertie ou Les Dangers De La Ville». Краткое содержание книги:
Je suis avec respect, madame, etc.
P.-S. – Je vais ramener moi-même Ursule à Au** elle périrait ici de douleur et de honte.
Elle l’y ramena, en effet, dans la charrette couverte, et la garda huit jours durant.
Lettre 161. Mme Parangon, à Pierre.
[La bonne dame veut me consoler. J’en fus reconnaissant; mais j’étais soumis à Dieu.].
de Paris, 1er juillet.
Je trouve enfin la force de vous écrire! Le coup est affreux: mais il n’est pas au-dessus de votre vertu. Je vais vendre tout ce que je possède, et le placer ici: faites-en autant, et venez m’y joindre. Nous y vivrons ensemble; tout nous sera commun, jusqu’à la douleur et aux larmes. Quittez ce pays, que vos mœurs honorent, respectable Pierre, et venez ici, je vous en conjure à mains jointes. Partez sur-le-champ: j’ai un endroit tout prêt, pour vous recevoir tous: c’est un cœur tout à vous qui vous en prie. Ô ma pauvre Ursule! mais j’étais nécessaire ici!
Lettre 162. Le Marquis de***, à Ursule.
[Il la demande en mariage.].
8 septembre.
Mademoiselle,
Vous vous rappelez ce que j’eus l’honneur de vous dire, lorsque je vous envoyai votre fils, il y a un an. Sans vous parler ici de mes anciens sentiments, qui ne peuvent influer en rien sur les dispositions d’une personne telle que vous êtes aujourd’hui, je me contenterai de vous représenter que c’est à l’héritier d’une grande maison que vous pouvez donner un état; et pour tout dire à un cœur comme le vôtre, à votre fils. Ce n’est pas ici un acte de bienfaisance ou de pure générosité, c’est une justice, c’est un devoir; je serai absolument nul dans cette affaire, si vous le voulez: mais il faut que la mère de mon fils soit marquise de***, pour qu’il prenne le titre de comte de***, que portait mon père. Je n’en dis pas davantage à une femme telle que vous; la raison et la religion vous diront le reste.
Je suis très respectueusement, Votre, etc.
LE MARQUIS DE***.
P.-S. – Ma mère se joint à moi, pour vous faire la même demande. Elle chérit son petit-fils qui, vous le savez, est beau comme l’amour, et qui annonce les plus heureuses dispositions. Je prie Mme la comtesse de vouloir bien mettre ici un mot.