Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]
Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]

Электронная книга - «Le Seigneur des anneaux [1 La fraternité de l'anneau]». Краткое содержание книги:

Depuis sa publication en 1954-1955, le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, traversant la Terre du Milieu au péril de leur vie pour détruire l’Anneau forgé par Sauron, a enchanté des dizaines de millions de lecteurs, de tous les âges. Chef-d’œuvre de la fantasy, découverte d’un monde imaginaire, de sa géographie, de son histoire et de ses langues, mais aussi réflexion sur le pouvoir et la mort, Le Seigneur des Anneaux est sans équivalent par sa puissance d’évocation, son souffle et son ampleur. Cette nouvelle traduction prend en compte la dernière version du texte anglais, les indications laissées par Tolkien à l’intention des traducteurs et les découvertes permises par les publications posthumes proposées par Christopher Tolkien. Ce volume contient 18 illustrations d’Alan Lee, entièrement re-numérisées, d’une qualité inégalée, ainsi que deux cartes (en couleur) de la Terre du Milieu et du Comté.
Version 104826 - 2014-09-30 14:40:02 +0200
1 ... 135 136 137 138 139 140 141 142 143 ... 154
Перейти на страницу:

« Si l’on tient compte de mon avis, ce sera la rive ouest et le chemin de Minas Tirith, répondit Boromir. Mais je ne suis pas le chef de la Compagnie. » Les autres ne dirent rien, et Aragorn eut l’air hésitant et troublé.

« Je vois que ne savez pas encore que faire, dit Celeborn. Il ne m’appartient pas de décider pour vous ; mais je vais vous aider à ma façon. Certains d’entre vous savent manœuvrer les bateaux : Legolas, dont les gens connaissent l’impétueuse Rivière de la Forêt, Boromir du Gondor, et Aragorn le voyageur. »

« Et un hobbit ! s’écria Merry. Ce ne sont pas tous nos semblables qui considèrent les bateaux comme des chevaux sauvages. Les gens de ma région habitent sur les rives du Brandivin. »

« Voilà qui est bien, dit Celeborn. Je vais donc pourvoir votre Compagnie de bateaux. Ils devront être petits et légers, car si vous voyagez loin sur l’eau, il y aura des endroits où vous serez forcés de les transporter. Vous parviendrez aux rapides de Sarn Gebir, et peut-être enfin aux grandes chutes du Rauros, où le Fleuve grondant se précipite du haut du Nen Hithoel ; et il y a d’autres dangers. Ces bateaux pourront rendre une partie de votre voyage moins épuisant. Toutefois, ils ne vous porteront pas conseil : au bout du compte, vous devrez leur tourner le dos, ainsi qu’au Fleuve, et partir vers l’ouest – ou vers l’est. »

Aragorn remercia maintes fois Celeborn. Les bateaux offerts le rassuraient beaucoup, notamment, parce qu’ils lui permettaient de différer le choix du parcours pendant encore quelques jours. Les autres parurent reprendre espoir eux aussi. Quels que fussent les périls qui les attendaient, il semblait préférable de flotter à leur rencontre, sur les flots généreux de l’Anduin, que de marcher lourdement en ployant sous le faix. Seul Sam en doutait : lui, du moins, considérait encore les bateaux comme des chevaux sauvages, ou pire ; et tous les dangers auxquels il avait survécu n’avaient rien changé à son opinion.

« Tout sera préparé pour vous et vous attendra au havre avant midi demain, dit Celeborn. J’enverrai mes gens vous trouver dans la matinée, afin de vous aider dans vos préparatifs de voyage. Maintenant, nous allons vous souhaiter à tous une belle nuit et un sommeil paisible. »

« Bonne nuit, mes amis ! dit Galadriel. Dormez en paix ! Et ce soir, ne vous tracassez pas outre mesure au sujet de la route. Les chemins que chacun de vous emprunterez sont peut-être déjà tracés à vos pieds, bien que vous ne les voyiez pas. Bonne nuit ! »

La Compagnie prit alors congé et regagna le pavillon. Legolas également ; car ce devait être leur dernière nuit en Lothlórien, et malgré les paroles de Galadriel, ils désiraient se concerter.

Ils débattirent un long moment de ce qu’ils devraient faire, et de la meilleure façon d’accomplir leurs visées par rapport à l’Anneau ; mais ils ne parvinrent à aucune décision. Il apparut clairement que la majorité souhaitait d’abord se rendre à Minas Tirith, et échapper, du moins pour un temps, à la terreur de l’Ennemi. Néanmoins, ils eussent été prêts à suivre quelqu’un qui les aurait conduits par-delà le Fleuve et dans l’ombre du Mordor ; mais Frodo ne dit mot, et Aragorn avait encore l’esprit déchiré.

Son intention, avant la chute de Gandalf, avait été d’accompagner Boromir et, avec son épée, de concourir à la délivrance du Gondor. Car il considérait que le message des rêves était un appel, que l’heure était enfin venue où l’héritier d’Elendil s’avancerait pour disputer la suprématie à Sauron. Mais en Moria, le fardeau de Gandalf avait été placé sur ses épaules ; et il savait qu’il ne pouvait désormais abandonner l’Anneau, si Frodo refusait en fin de compte d’accompagner Boromir. Mais quelle aide pouvait-il fournir au Porteur, lui ou aucun membre de la Compagnie, autre que de marcher à ses côtés à l’aveuglette, vers les ténèbres ?

« J’irai à Minas Tirith, seul s’il le faut, car c’est là mon devoir », dit Boromir ; sur quoi il demeura silencieux un moment, assis à dévisager Frodo, comme pour lire dans les pensées du Demi-Homme. Enfin il se remit à parler, tout bas, comme en débat avec lui-même. « Si votre seul but est de détruire l’Anneau, dit-il, alors la guerre et les armes ne peuvent servir à grand-chose ; et les Hommes de Minas Tirith ne sont d’aucune aide. Mais si vous souhaitez détruire la puissante armée du Seigneur Sombre, alors c’est folie de pénétrer dans son domaine sans la force ; et c’est folie de gaspiller… » Il s’arrêta brusquement, comme s’il venait de se rendre compte qu’il réfléchissait tout haut. « Ce serait folie de gaspiller des vies, j’entends, conclut-il. Il s’agit de choisir entre défendre une place forte, et se jeter sciemment dans les bras de la mort. Du moins, c’est ainsi que je le conçois. »

Frodo perçut quelque chose de nouveau et d’étrange dans le regard de Boromir, et il l’observa avec attention. À l’évidence, Boromir n’avait pas exprimé le fond de sa pensée. Ce serait folie de gaspiller… quoi ? L’Anneau de Pouvoir ? Il avait dit quelque chose de semblable au Conseil, mais il avait alors accepté la correction d’Elrond. Frodo tourna son regard vers Aragorn, mais celui-ci était plongé dans ses propres réflexions et ne semblait pas avoir entendu les paroles de Boromir. Et sur ce, leur débat prit fin. Merry et Pippin dormaient déjà, et Sam avait la tête qui tombait. La nuit était bien avancée.

Au matin, comme ils commençaient à empaqueter leurs maigres effets, des Elfes qui parlaient leur langue vinrent les trouver, apportant de nombreux présents de nourriture et de vêtements pour le voyage. La nourriture consistait surtout en de très minces gâteaux, faits d’une farine dorée à la cuisson, mais qui à l’intérieur était de couleur crème. Gimli prit l’un des gâteaux et le considéra d’un œil dubitatif.

« Du cram », marmonna-t-il, détachant un coin croustillant qu’il grignota du bout des dents. Son visage s’illumina aussitôt, et il mangea tout le reste du gâteau avec délectation.

« Suffit, suffit ! s’écrièrent les Elfes en riant. Vous voilà déjà sustenté pour une longue journée de marche. »

« Je pensais que ce n’était qu’une sorte de cram, comme en font les Hommes du Val pour les expéditions en pays sauvage », dit le Nain.

« C’est bien cela, répondirent-ils. Mais nous l’appelons lembas, ou pain de route, et c’est une nourriture plus fortifiante que toutes celles qui sont confectionnées par les Hommes, et plus agréable que le cram, de l’avis de tous. »

« Ce l’est assurément, dit Gimli. Ma foi, c’est encore meilleur que les biscuits au miel des Béorniens, et ce n’est pas un mince éloge, car les Béorniens sont les meilleurs boulangers que je connaisse ; mais ils ne sont pas très enclins à distribuer leurs gâteaux aux voyageurs par les temps qui courent. Vous êtes de bons hôtes ! »

« Tout de même, nous vous prions d’épargner la nourriture, dirent-ils. Mangez-en peu à la fois, et seulement en cas de besoin. Car ces choses vous sont données pour servir en dernier recours. Les gâteaux conserveront leur saveur pendant des jours et des jours, s’ils demeurent intacts et dans leurs emballages de feuilles, comme nous les avons apportés. Un seul permettra de garder un voyageur sur ses jambes pendant une journée de long labeur, quand bien même il serait l’un des grands Hommes de Minas Tirith. »

Les Elfes déballèrent ensuite les vêtements qu’ils avaient apportés. Ils donnèrent à chacun une cape et un capuchon taillés spécialement pour lui, d’une étoffe de soie légère mais chaude tissée par les Galadhrim. Il n’était pas facile d’en dire la couleur : elle avait cette nuance de gris qui paraît sous les arbres au crépuscule ; mais si on la bougeait ou qu’on la mettait sous un autre éclairage, elle se revêtait de vert, comme les feuilles à l’ombre ; ou de brun, comme les guérets la nuit ; ou encore, d’argent crépusculaire, comme l’eau sous les étoiles. Chacune des capes s’épinglait autour du cou à l’aide d’une broche, semblable à une feuille verte aux nervures d’argent.

1 ... 135 136 137 138 139 140 141 142 143 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)