Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Les jumeaux haussèrent les épaules avec impuissance.
"Alors la preuve falsifiée doit être assez bonne pour convaincre Skeeter," dit Fred. "Peut-on vraiment faire ça nous-mêmes ?"
"On n'a pas à le faire nous-mêmes," dit George, et il pointa le tas d'argent du doigt. "On peut engager d'autres gens pour nous aider."
Les jumeaux prirent un air pensif.
"Ça utiliserait presque la totalité du budget de Harry," dit Fred. "C'est beaucoup d'argent pour nous, mais pas pour quelqu'un comme Flume."
"Peut-être que les gens donneront des ristournes quand ils sauront que c'est pour Harry," dit George. "Mais le plus important, c'est que quoi qu'on fasse, ça doit être impossible."
Fred cligna des yeux. "Qu'est-ce que tu veux dire par impossible?"
"Tellement impossible qu'on ne sera jamais dans le pétrin parce que personne ne croira jamais qu'on aie pu le faire. Tellement impossible que même Harry commencera à se poser la question. Ça doit être surréaliste, ça doit pousser les gens à douter de leur propre santé mentale, ça doit être... mieux que Harry."
Les yeux de Fred s'écarquillèrent sous l'effet de la stupéfaction. Ça arrivait parfois entre eux, mais pas souvent. "Mais pourquoi ?"
"C'était des farces. C'était toutes des farces. La tarte était une farce. Le Rapeltout était une farce. Le chat de Kevin Sifflebranche était une farce. Rogue était une farce. Noussommes les meilleurs farceurs de Poudlard, allons-nous nous écraser et abandonner sans combattre ?"
"C'est le Survivant," dit Fred.
"Et nous sommes les jumeaux Weasley ! Il nous met au défi. Il a dit qu'on pouvait faire ce qu'il fait. Mais je parie qu'il ne pense pas qu'on sera un jour aussi bon que lui."
"Il a raison," dit Fred, se sentant plutôt nerveux. Les jumeaux Weasley étaient parfois en désaccord, même quand ils disposaient des mêmes informations, mais à chaque fois que c'était le cas, cela ne leur semblait pas naturel, comme si au moins un d'entre eux était en train de se fourvoyer. "On est en train de parler de Harry Potter. Il peut accomplir l'impossible. Pas nous."
"Si, on peut," dit George. "Et on doit accomplir plusimpossible que lui."
"Mais -" dit Fred.
"C'est ce que Godric Gryffondor ferait," dit George.
Ce qui régla la discussion, et les jumeaux retournèrent instantanément à... leur état normal, quel qu'il fut.
"Très bien, alors -"
"- réfléchissons-y."
*Chapter 26*: Remarquer que l'on est confus
Yakka foob mog. Grug pubbawup zink wattoom gazork. Chumble spuzz J. K. Rowling.
Les heures de bureau du professeur Quirrell étaient le jeudi de 11h40 à 11h55. Pour tous ses élèves de toutes les années. Se contenter de frapper à la porte coûtait un point Quirrell, et s'il pensait que votre raison de venir le voir ne justifiait pas que vous l'ayez dérangé, vous en perdiez cinquante de plus.
Harry frappa à la porte.
Il y eut une pause. Puis une voix mordante dit : "J'imagine qu'au point où vous en êtes, M. Potter, vous pouvez aussi bien entrer."
Et avant que Harry ne puisse toucher la poignée, la porte s'ouvrit avec fracas, frappant le mur dans un dur bruit de craquement, comme si quelque chose avait cassé le bois, ou la pierre, ou les deux.
Le professeur Quirrell était enfoncé dans sa chaise et lisait un livre à l'air étrangement ancien, doté d'une reliure d'un cuir bleu nuit avec des runes d'argent sur la tranche. Ses yeux n'avaient pas quitté les pages. "Je ne suis pas de bonne humeur, M. Potter. Et quand je ne suis pas de bonne humeur, je ne suis pas quelqu'un d'agréable à côtoyer. Pour votre bien, faites rapidement ce que vous êtes venu faire, puis partez."
Un courant froid filtra à travers de la pièce, comme si elle avait contenu quelque chose qui projetait de la noirceur de la même façon que les lampes projettent de la lumière, et que ce quelque chose n'avait pas été totalement encloisonné.
Harry était un peu pris de court. Pas de bonne humeur était un sacré euphémisme. Qu'est-ce qui pouvait autant embêter le professeur Quirrell ?
Eh bien, on ne laissait pas tomber ses amis quand ils ne se sentaient pas bien. Harry s'avança précautionneusement à l'intérieur la pièce. "Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour aider -"
"Non," dit le professeur Quirrell, ne levant toujours pas les yeux.
"Je veux dire, si vous avez eu affaire à des idiots et que vous voulez avoir quelqu'un à qui parler..."
Il y eut un silence étonnamment long.
Le professeur Quirrell referma le livre avec force et celui-ci disparut dans un petit chuintement. Il leva alors les yeux, et Harry tressaillit.
"J'imagine qu'une discussion intelligente me ferait du bien en ce moment," dit le professeur Quirrell du même ton mordant qu'avec lequel il avait invité Harry à entrer. "Ce ne sera probablement pas le cas pour vous, soyez-en prévenu."
Harry prit une profonde inspiration. "Je promets de ne pas vous en vouloir si vous vous énervez. Qu'est-ce qui s'est passé ?"
Le froid dans la pièce sembla s'intensifier. "Un Gryffondor en sixième année a jeté un sort à l'un de mes élèves les plus prometteurs, un Serpentard en sixième année."
Harry avala sa salive. "Quelle... sorte de sort ?"
Et la furie qui habitait le visage du professeur Quirrell ne fut plus contenue. "Pourquoi prendre la peine de poser une question sans importance ? Notre ami le Gryffondor de sixième année ne pensait pas que c'était important !"
"Vous êtes sérieux ?" dit Harry avant de pouvoir s'en empêcher.
"Non, je suis d'une humeur particulièrement mauvaise sans raison particulière. Oui je suis sérieux, imbécile ! Il ne savait pas. Il ne savait vraiment pas. J'ai refusé d'y croire jusqu'à ce que les Aurors le confirment avec du Veritaserum. Il est dans sa sixième année à Poudlard et il a jeté un sort noir de haut niveau sans connaître son effet."
"Vous ne voulez pas dire," dit Harry, "qu'il se trompait au sujet de son effet, qu'il avait malencontreusement lu la mauvaise description -"
"Tout ce qu'il savait, c'était que le sort était censé être dirigé vers un ennemi. Il savait que c'était tout ce qu'il savait."
Et ça lui avait suffit pour jeter le sort. "Je ne comprend pas comment quelque chose doté d'un si petit cerveau peut marcher droit."
"En effet, M. Potter," dit le professeur Quirrell.
Il y eut un silence. Le professeur Quirrell se pencha en avant et prit l'encrier argenté posé sur son bureau, le tournant entre ses mains, le regardant comme s'il se demandait comment il pourrait s'y prendre pour torturer un encrier à mort.
"Le Serpentard en sixième année a-t-il été sévèrement blessé ?" dit Harry.
"Oui."
"Le Gryffondor en sixième année a-t-il été élevé par des Moldus ?"
"Oui."
"Dumbledore refuse-t-il de le renvoyer parce que le pauvre garçon ne savait pas ?"
Les mains du professeur Quirrell blanchirent autour de l'encrier. "Voulez-vous en venir à quelque chose, M. Potter, ou énoncez-vous simplement l'évidence ?"
"Professeur Quirrell," dit gravement Harry, "tous les étudiants élevés-Moldu de Poudlard ont besoin d'un cours sur la sécurité lors duquel on leur dira des choses tellement incroyablement évidentes qu'aucun né-sorcier ne songerait à les mentionner. Ne jetez pas de sorts si vous ne connaissez pas leur effet, ne préparez aucune potion de haut niveau sans supervision hors d'un laboratoire, la raison pour laquelle il y a des lois contre la magie chez les mineurs, tous les fondamentaux."