Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et le professeur Quirrell avait assez délibérément annoncé qu'il paierait la note, et il avait eu l'air de plutôt apprécier la tête que faisait Harry.
"Non," dit le professeur Quirrell à la serveuse, "nous n'aurons pas besoin de menus. J'aurai le menu spécial du jour, accompagné d'une bouteille de Chianti, et M. Potter aura la soupe de Dirico pour commencer, puis une assiette de boulettes de Roopo, et un pudding de mélasse en dessert."
La serveuse, vêtue de robes qui, bien que plus courtes que la normale, avaient quand même l'air stricte et formelles, s'inclina respectueusement et partit, fermant la porte derrière elle.
Le professeur Quirrell agita une main en direction de la porte, et un verrou glissa. "Remarquez le verrou à l'intérieur. Cette pièce, M. Potter, est connue sous le nom de la chambre de Marie. Elle se trouve être protégée contre toute observation, et je dis bien toute ; Dumbledore lui-même ne pourrait rien détecter de ce qui se passe ici. La chambre de Marie est utilisée par deux sortes de personnes. Les premiers se livrent à d'illicites badinages. Et les seconds ont des vies intéressantes."
"Vraiment," dit Harry.
Le professeur Quirrell hocha la tête.
Les lèvres de Harry étaient entrouvertes sous l'effet de l'anticipation. "Ce serait alors du gâchis que de rester assis ici à déjeuner quand nous pourrions faire quelque chose de spécial."
Le professeur Quirrell sourit, puis il sortit sa baguette et l'agita en direction de la porte. "Bien sûr," dit-il, "les gens qui ont des vies intéressantes prennent des précautions plus minutieuses que les badineurs. Je viens de sceller la porte. Rien n'entrera ou ne sortira - par une craquelure sous la porte par exemple. Et..."
Le professeur Quirrell prononça pas moins de quatre enchantements différents, et Harry n'en reconnu aucun.
"Même cela ne suffit pas vraiment," dit le professeur Quirrell. "Si nous faisions quoi que ce soit de véritable importance, il serait nécessaire d'opérer vingt-trois vérifications supplémentaires en plus de celle-ci. Par exemple, si Rita Skeeter sait ou a deviné que nous sommes ici, il est possible qu'elle soit dans cette pièce, vêtue de la vraie Cape d'Invisibilité. Ou elle pourrait peut-être être un Animagus de petite taille. Il existe des vérifications qui éliminent des possibilités improbables telles que celles-ci, mais il serait laborieux de toutes les réaliser. Mais tout de même, je me demande si je ne devrais pas le faire, juste pour ne pas vous enseigner de mauvaises habitudes ?" Et le professeur Quirrell se tapota la joue du doigt, l'air distrait.
"C'est bon," dit Harry. "Je comprends, et je m'en souviendrai." Même s'il était un peu déçu qu'ils ne soient pas en train de faire quelque chose de véritablement important.
"Très bien," dit le professeur Quirrell. Il s'enfonça dans sa chaise et eut un grand sourire. "Vous avez bien œuvré aujourd'hui, M. Potter. L'idée de base était vôtre, j'en suis sûr, même si vous en avez délégué l'exécution. Je ne pense pas que nous entendrons beaucoup parler de Rita Skeeter après cela. Lucius Malfoy ne sera pas content de son échec. Si elle est intelligente, elle fuira le pays à l'instant où elle se rendra compte qu'elle a été dupée."
Un nœud se forma dans l'estomac de Harry. "Lucius était derrière Rita Skeeter... ?"
"Oh, vous ne vous en étiez pas rendu compte ?" dit le professeur Quirrell.
Harry n'avait pas réfléchi à ce qui arriverait ensuite à Rita Skeeter.
Du tout.
Pas le moins du monde.
Mais si elle se faisait renvoyer, bien sûr qu'elle se ferait renvoyer, elle avait peut-être des enfants à Poudlard pour ce que Harry en savait, et maintenant c'était pire, bien pire -
"Lucius va-t-il la faire tuer ?" dit Harry d'une voix à peine audible. Quelque part dans sa tête, le Choixpeau lui hurlait dessus.
Le professeur Quirrell sourit sèchement. "Si vous n'avez pas encore eu affaire aux journalistes, croyez-moi sur parole quand je vous dit que le monde s'éclaire un peu chaque fois que l'un d'entre eux s'éteint."
Harry bondit de sa chaise dans un mouvement convulsif, il fallait qu'il trouve Rita Skeeter et qu'il la prévienne avant qu'il ne soit trop tard -
"Asseyez-vous," dit le professeur Quirrell d'une voix cassante. "Non, Lucius ne la tuera pas. Mais Lucius rend la vie extrêmement déplaisante à ceux qui le servent mal. Mademoiselle Skeeter va fuir et recommencer sa vie sous un nouveau nom. Asseyez-vous, M. Potter ; il n'y a rien que vous puissiez faire à présent, et vous avez une leçon à apprendre."
Harry s'assit lentement. Il y avait un air déçu et agacé sur le visage du professeur Quirrell qui contribua plus à l'arrêter que les mots ne l'avaient fait.
"Il arrive," dit le professeur Quirrell, la voix coupante, "que je sois inquiet à l'idée que votre possession d'un brillant esprit Serpentard ne soit du gâchis complet. Répétez après moi. Rita Skeeter était une femme vile et dégoûtante."
"Rita Skeeter était une femme vile et dégoûtante," dit Harry. Il ne se sentit pas à l'aise en le disant, mais après tout il ne semblait pas y avoir d'autre choix possible.
"Rita Skeeter a essayé de détruire ma réputation, mais j'ai exécuté un plan ingénieux et j'ai détruit sa réputation en premier."
"Rita Skeeter m'a défié. Elle a perdu le jeu, et j'ai gagné."
"Rita Skeeter était un obstacle à mes plans futurs. Je n'avais d'autre choix que de m'occuper d'elle si je voulais que ces plans réussissent."
"Rita Skeeter était mon ennemi."
"Je ne pourrai jamais rien accomplir dans ma vie si je n'apprends pas à vaincre mes ennemis."
"Aujourd'hui, j'ai vaincu l'un de mes ennemis."
"Je suis un bon garçon."
"Je mérite une récompense spéciale."
"Ah," dit le professeur Quirrell, qui avait sourit avec gentillesse pendant les quelques dernières phrases, "je vois que j'ai réussi à attirer votre attention."
C'était vrai. Et bien que Harry ait l'impression d'avoir été dirigé quelque part - non, ce n'était pas une impression, il avait été dirigé - il ne pouvait pas nier que de dire ces choses et de voir le professeur Quirrell sourire le faisait se sentir mieux.
Le professeur Quirrell fouilla dans ses robes, le geste lent, délibérément étudié, et il fit surgir...
...un livre.
Il était différent de tous les livres que Harry avait jamais lus, les coins et les bords visiblement déformés ; dégrossi était le mot qui venait à l'esprit, comme s'il avait été extrait à la pioche dans une mine de livres.
"Qu'est-ce ?" respira Harry.
"Un journal," dit le professeur Quirrell.
"De qui ?"
"Celui d'une personne célèbre." Le professeur Quirrell arborait un large sourire.
"D'accord..."
Le visage du professeur Quirrell devint extrêmement sérieux. "M. Potter, l'un des prérequis pour devenir un grand sorcier est d'avoir une excellente mémoire. La clé d'un puzzle est parfois quelque chose que vous avez lu il y a vingt ans dans un vieux rouleau de parchemin, ou un anneau particulier que vous avez vu au doigt d'un homme que vous avez rencontré une fois. Si je mentionne cela, c'est pour expliquer comment je suis parvenu à me souvenir de cet objet et de l'affiche qui y était apposée lorsque, bien des années plus tard, je vous ai rencontré. Voyez-vous M. Potter, j'ai au cours de ma vie pu voir un certain nombre de collections privées détenues par des individus qui ne méritent peut-être pas vraiment tout ce qu'ils possèdent -"