Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité
- Автор: AdrienH
- Год: 2013
- Язык: французский
- Год: FanFiction.net
- Жанр: Фэнтези
Электронная книга - «Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité». Краткое содержание книги:
Et de plus, dit Harry avec vigueur tandis que sa main droite frappait durement le sol, on ne commençait paspar chercher immédiatement des solutions.
Harry se lança alors dans l'explication d'un test qui avait été réalisé par quelqu'un nommé Norman Maier, qui était ce qu'on appelait un psychologue du travail et qui avait demandé à deux séries de groupes de résoudre un problème.
Le problème, avait dit Harry, mettait en jeu trois employés et trois tâches. L'employé le plus jeune voulait faire la tâche la plus simple. L'employé le plus âgé voulait passer d'une tâche à l'autre pour ne pas s'ennuyer. Un expert en efficacité avait recommandé qu'on donne le travail le plus simple à la personne la plus jeune et le travail le plus difficile à la personne la plus âgée, qui serait 20% plus productive.
Unedes séries de groupes avait reçu l'instruction suivante : "Ne proposez aucune solution tant qu'il est possible de débattre minutieusement du problème sans en proposer."
L'autre série de groupes n'avait reçu aucune instruction. Et ces gens avaient naturellement réagi à la présence du problème en proposant des solutions. Et ils s'étaient retrouvés attachés à ces solutions, et ils avaient commencé à se disputer et à se battre au sujet de l'importance relative de la liberté et de l'efficacité et ainsi de suite.
La première série de groupes, à qui on avait donné instruction de d'abord discuter du problème et ensuitede le résoudre, avait trouvé la réponse bien plus souvent. Elle consistait à laisser l'employé le plus jeune garder la tâche la plus facile et à alterner les deux autres personnes entre les deux autres tâches, ce qui, selon les données de l'expert, constituerait une amélioration de 19%.
Commencer à chercher des solutions, c'était faire les choses complètement dans le désordre. Comme de commencer un repas par le dessert, mais en mauvais.
(Harry cita aussi quelqu'un nommé Robyn Dawes, qui aurait dit que plus un problème était difficile, plus il était probable que les gens essaient de le résoudre immédiatement).
Harry allait donc laisser ce problème à Fred et à George, et ils discuteraient de toutes ses facettes, et ils se remueraient les méninges à la recherche de tout ce qui pourrait avoir un rapport avec le problème. Et ils n'essaieraient pas de trouver une vraie solution avant d'en avoir fini avec cette étape de discussion, à moins bien sûr qu'ils ne pensent à quelque chose par pure chance, auquel cas ils pourraient le noter pour plus tard et se remettre à réfléchir. Et il ne voulait pas entendre parler de leur soi-disant incapacité à avoir des idées avant au moins une semaine. Certaines personnes passaient des décenniesà essayer d'avoir des idées.
"Des questions ?" dit Harry.
Fred et George se regardèrent.
"Je n'en ai aucune," dit George.
"Moi non plus."
Harry toussota gentiment. "Vous n'avez rien demandé concernant votre budget."
Budget? pensèrent-ils.
"Je pourrais juste vous dire la somme," dit Harry, "mais je pense que ceci sera plus exaltant."
Les mains de Harry plongèrent dans ses robes, et firent apparaître...
Fred et George tombèrent presque à la renverse, bien qu'ils aient été assis.
"Ne le dépensez pas pour le plaisir de dépenser," dit Harry. Sur le sol de pierre brillait une quantité d'argent absolument ridicule. "Ne le dépensez que si le génie le requiert ; et ce que le génie requiert, n'hésitez pas à le dépenser. S'il en reste, rendez-le-moi après, je vous fais confiance. Oh, et vous avez dix pour cent de ce qui est là, peu importe combien vous dépensez..."
"On ne peut pas!" lâcha l'un des jumeaux. "On n'accepte pas d'argent pour ce genre de chose !"
(Les jumeaux ne prenaient jamais d'argent pour faire quelque chose d'illégal. Ils vendaient toute leur marchandise avec une marge de zéro pour cent, et ce à l'insu d'Ambrosius Flume. Fred et George voulaient pouvoir témoigner - sous Veritaserum si nécessaire - qu'ils n'avaient jamais profité d'activités criminelles, qu'ils assuraient seulement un service public).
Harry fronça les sourcils. "Mais je vous demande de faire un vrai travail. Un adulte se ferait payer pour faire quelque chose comme ça, et ça serait quand mêmeconsidéré comme une faveur à un ami. On ne peut pas juste engager des gens pour ce genre de chose."
Fred et George secouèrent leur tête.
"Très bien," dit Harry. "Je vous offrirai juste des cadeaux de Noël très chers, et si vous essayez de me les rendre, je les brûlerai. Maintenant vous ne savez même pas combien je vais dépenser pour vous, à part bien sûr que ce sera plus que si vous aviez juste pris l'argent. Et je vais vous offrir ces cadeaux quoi qu'il arrive, alors pensez-y avant de me dire que vous n'arrivez pas à avoir d'idée géniale."
Harry se leva, sourit, et se tourna pour partir alors que Fred et George étaient encore bouche bée sous l'effet du choc. Il s'éloigna de quelques pas, puis se retourna.
"Oh, une dernière chose," dit Harry. "Laissez le professeur Quirrell en dehors de ce que vous faites. Il n'aime pas la publicité. Je sais que ce serait plus facile de faire croire des choses bizarres au sujet du professeur de Défense qu'au sujet de n'importe qui d'autre, et je suis désolé de vous barrer la route comme ça, mais s'il vous plaît, laissez-le en dehors de ça."
Et Harry se tourna de nouveau et fit quelques pas de plus...
Il regarda derrière lui une dernière fois, et dit, doucement : "Merci."
Puis il s'en fut.
Il y eut un long silence après son départ.
"Donc," dit l'un.
"Donc," dit l'autre.
"Le professeur de Défense n'aimerait donc pas la publicité."
"Harry ne nous connaîtrait donc pas très bien."
"Non, pas très bien."
"Mais on n'utilisera pas son argent pour ça, bien sûr."
"Bien sûr que non. Ça ne serait pas correct. On s'occupera du professeur de Défense séparément."
"On dira à quelques Gryffondor d'écrire à Skeeter et de dire..."
"... sa manche relevée un jour en cours de Défense, et ils ont vu la Marque des Ténèbres..."
"... et il enseigne probablement plein de choses terribles à Harry Potter..."
"... et il est le pire professeur de Défense de mémoire d'homme à Poudlard, il n'échouepas seulement à nous apprendre des choses, il explique aussi tout de travers, l'inverse complet de qu'il devrait dire..."
"... comme quand il a prétendu qu'on pouvait uniquement jeter le Sort de Mort en utilisant de l'amour, ce qui le rendait plus ou moins inutile."
"J'aime bien celle-là."
"Merci."
"Je parie que le professeur de Défense l'aime aussi."
"Il a un sens de l'humour. Il n'aurait pas parlé de nous comme il l'a fait s'il n'en avait pas eu un."
"Mais serons-nous capable de faire le travail pour Harry ?"
"Harry a dit de discuter du problème avant d'essayer de le résoudre, alors faisons ça."
Les jumeaux Weasley décidèrent que George serait enthousiaste tandis que Fred douterait.
"Ça a l'air assez contradictoire," dit Fred. "Il veut que ce soit assez ridicule pour que tout le monde se moque de Skeeter et sache que c'est faux, et il veut que Skeeter le croie. On ne peut pas faire les deux à la fois."
"On va devoir falsifier des preuves pour convaincre Skeeter," dit George.
"C'est une solution ?" dit Fred.
Ils envisagèrent cette solution.
"Peut-être," dit George, "mais je ne pense pas qu'on devrait être aussistrict que ça. Si ?"