Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le bûcher d'un roi
Le bûcher d'un roi - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le bûcher d'un roi

Электронная книга - «Le bûcher d'un roi». Краткое содержание книги:

Le destin des Sept Royaumes est sur le point de basculer. A l’Est, Daenerys, dernière descendante de la Maison Targaryen, secondée par ses terrifiants dragons arrivés à maturité, règne sur une cité de mort et de poussière, entourée d’ennemis. Mais alors que certains voudraient la voir passer de vie à trépas, d’autres entendent rallier sa cause, tel Tyrion Lannister, le Lutin, dont la tête vaut de l’or depuis qu’il s’est rendu coupable du meurtre de son père, Tywin. Au Nord, où se dresse l’immense Mur de glace et de pierre qui garde la frontière septentrionale des Royaumes, Jon Snow, le bâtard de feu Eddard Stark, a été élu 998e Commandant en chef de la Garde de Nuit, mais ses adversaires se dissimulent des deux côtés du Mur, y compris parmi les troupes de Stannis Baratheon qui ont élu domicile dans ces contrées glacées…
1 ... 109 110 111 112 113 114 115 116 117 ... 119
Перейти на страницу:

On ne m’a pas prévenue que tu étais ici, songea Daenerys, sinon j’aurais pu me conduire comme une idiote et te faire venir immédiatement. « Je soupais avec la Grâce Verte. » Il parut plus judicieux de ne pas évoquer Hizdahr. « J’avais un urgent besoin de ses sages conseils.

— Je n’ai qu’un urgent besoin : Daenerys.

— Dois-je faire venir à manger ? Vous devez avoir faim.

— Je n’ai pas mangé depuis deux jours, mais à présent que je suis ici, il n’est besoin que de me régaler de votre beauté.

— Ma beauté ne vous remplira pas le ventre. » Elle prit une poire et la lui lança. « Mangez ceci.

— Je suis aux ordres de la reine. » Il mordit dans la poire, sa dent en or luisant. Du jus coula dans sa barbe mauve.

La jeune fille en elle voulait tant l’embrasser qu’elle en avait mal. Ses baisers seraient durs et cruels, se dit-elle, et il se moquerait que je crie ou que je lui ordonne de cesser. Mais la reine en elle savait que ce serait folie. « Parlez-moi de votre voyage. »

Il haussa négligemment les épaules. « Les Yunkaïis ont dépêché quelques épées-louées pour fermer le col du Khyzai. Les Longues Lances, ils s’appellent. Nous avons fondu sur eux pendant la nuit et expédié quelques-uns en enfer. À Lhazar, j’ai tué deux de mes propres sergents qui complotaient de voler les joyaux et la vaisselle d’or que ma reine m’avait confiés en présents pour les Agnelets. Sinon, tout s’est déroulé ainsi que je l’avais promis.

— Combien d’hommes avez-vous perdus au combat ?

— Neuf, répondit Daario, mais une douzaine de Longues Lances ont décidé qu’ils préféraient être des Corbeaux Tornade que des cadavres, aussi sommes-nous trois de plus, au bilan. Je leur ai dit qu’ils vivraient plus longtemps en combattant avec vos dragons que contre eux, et ils ont perçu la sagesse de mes paroles. »

Cela la rendit méfiante. « Ils pourraient être des espions à la solde des Yunkaïis.

— Ils sont trop stupides pour être des espions. Vous ne les connaissez pas.

— Vous non plus. Avez-vous confiance en eux ?

— J’ai confiance en tous mes hommes. Je leur lâche la bride aussi loin que fusent mes crachats. » Il rejeta un pépin et sourit des soupçons de Daenerys. « Dois-je vous apporter leur tête ? Je le ferai, si vous m’en donnez l’ordre. L’un d’eux est chauve, deux portent des tresses et un autre se teint la barbe de quatre couleurs différentes. Quel espion irait arborer pareille barbe, je vous le demande ? L’homme à la fronde peut loger une pierre dans un œil de moucheron à quarante pas, et le plus laid sait parler aux chevaux, mais si ma reine dit qu’ils doivent mourir…

— Je n’ai pas dit ça. Je voulais simplement… Surveillez-les, voilà tout. » Elle se sentait sotte de dire cela. Elle se sentait toujours un peu sotte en compagnie de Daario. Empotée, puérile et lente d’esprit. Que doit-il penser de moi ? Elle changea le sujet. « Les Agnelets vont-ils nous envoyer des vivres ?

— Le grain arrivera par la Skahazadhan en chaland, ma reine, et d’autres denrées en caravane par le Khyzai.

— Pas la Skahazadhan. Le fleuve nous a été fermé. Les mers aussi. Vous avez dû voir les navires dans la baie. Les Qarthiens ont chassé un tiers de notre flotte de pêche, et se sont emparés d’un autre tiers. Les autres ont trop peur pour quitter le port. Le peu de commerce qui nous restait encore a été interrompu. »

Daario jeta la queue de la poire. « Les Qarthiens ont du lait dans les veines. Montrez-leur vos dragons, et ils détaleront. »

Daenerys ne voulait pas parler des dragons. Des fermiers continuaient à se présenter à sa cour avec des ossements calcinés, en se plaignant de brebis disparues, bien que Drogon ne soit pas revenu à la cité. Certains rapports le signalaient au nord du fleuve, au-dessus des herbes de la mer Dothrak. Dans la fosse, Viserion avait brisé une de ses chaînes ; Rhaegal et lui devenaient chaque jour plus sauvages. Une fois, les vantaux de fer avaient été portés au rouge, lui avaient raconté ses Immaculés, et personne n’avait osé les toucher durant une journée. « Astapor est assiégée, également.

— Cela, je le savais. Une des Longues Lances a survécu assez longtemps pour nous raconter que les hommes s’entredévoraient, dans la Cité Rouge. Il disait que le tour de Meereen viendrait bientôt, aussi lui ai-je tranché la langue, que j’ai jetée à un chien jaune. Aucun chien ne mange une langue de menteur. Quand le chien jaune a dévoré la sienne, j’ai su qu’il disait vrai.

— J’ai une guerre à l’intérieur de la cité, aussi. » Elle lui parla des Fils de la Harpie et des Bêtes d’Airain, du sang sur les briques. « Mes ennemis me cernent de toutes parts, à l’intérieur et à l’extérieur de la cité.

— Attaquez, déclara-t-il tout de go. Un homme encerclé par les ennemis ne peut pas se défendre. Essayez et la hache vous frappera dans le dos pendant que vous parez l’épée. Non. Face à de nombreux ennemis, choisissez le plus faible, tuez-le, passez-lui sur le corps et fuyez.

— Où devrais-je m’enfuir ?

— Dans mon lit. Dans mes bras. Dans mon cœur. » L’arakh et le stylet de Daario avaient des poignées ouvragées en forme de femmes dorées, nues et aguicheuses. Il les caressait de ses pouces d’une façon qui était remarquablement obscène et lança un sourire lascif.

Daenerys sentit le sang affluer sur son visage. On aurait presque dit qu’il la caressait, elle. Me considérerait-il moi aussi comme une catin, si je l’entraînais dans mon lit ? Il lui donnait envie d’être sa luronne. Jamais je ne devrais le voir en particulier. Il est trop dangereux pour que je l’aie près de moi. « La Grâce Verte dit que je dois prendre un roi ghiscari, dit-elle, émue. Elle me presse d’épouser le noble Hizdahr zo Loraq.

— Celui-là ? » Daario ricana. « Pourquoi pas Ver Gris, si vous voulez un eunuque dans votre lit ? Et vous, voulez-vous d’un roi ? »

Je te veux, toi. « Je veux la paix. J’ai donné à Hizdahr quatre-vingt-dix jours pour mettre fin aux tueries. S’il y parvient, je le prendrai pour mari.

— Prenez-moi pour mari. J’y parviendrai en neuf. »

Tu sais que je ne peux pas, faillit-elle dire.

« Vous combattez des ombres alors que vous devriez combattre les hommes qui les projettent, poursuivit Daario. Tuez-les tous et emparez-vous de leurs trésors, voilà ce que je dis. Chuchotez-en l’ordre, et votre Daario vous élèvera une pile de leurs têtes, plus haute que cette pyramide.

— Si je savais qui ils sont…

— Zhak, Pahl, Merreq. Eux, et tout le reste. Les Grands Maîtres. Qui d’autre pourraient-ils être ? »

Il est aussi audacieux que sanguinaire. « Nous n’avons aucune preuve que c’est leur ouvrage. Voudriez-vous me faire massacrer mes propres sujets ?

— Vos propres sujets vous massacreraient volontiers. »

Il était resté si longtemps absent, Daenerys avait presque oublié ce qu’il était. Les épées-louées sont traîtres par nature, se remémora-t-elle. Changeants, infidèles, brutaux. Jamais il ne sera plus que ce qu’il est. Jamais il n’aura l’étoffe des rois. « Les pyramides sont fortes, lui expliqua-t-elle. Nous ne pourrions les prendre qu’à un coût exorbitant. Au moment où nous en attaquerons une, les autres se soulèveront contre nous.

— Alors, extirpez-les de leurs pyramides comme des bigorneaux, sous un vague prétexte. Un mariage pourrait faire l’affaire. Pourquoi pas ? Promettez votre main à Hizdahr et tous les Grands Maîtres viendront assister à vos épousailles. Quand ils seront réunis dans le Temple des Grâces, lâchez-nous contre eux. »

1 ... 109 110 111 112 113 114 115 116 117 ... 119
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)