Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
- Автор: Кинг Стивен Эдвин
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Albin Michel
- ISBN: 978-2-226-22436-1
- Переводчик: William Olivier Desmond
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:
Si, c’était exactement ce qu’elle pensait, et Julia le lui avait dit. Elle lui avait aussi planté un gros bécot sur la joue. « Voilà que je suis votre obligée, Rommie.
— Je m’attends à un solide rabais sur ma publicité hebdomadaire, quand tout cela sera fini. »
Sur quoi, il s’était frotté le nez de l’index, comme s’ils partageaient un grand secret. Ce qui était peut-être le cas.
Au moment où elle partait, son téléphone se mit à sonner et elle le sortit de sa poche. « Bonjour, Julia à l’appareil.
— Bonsoir, Mrs Shumway.
— Oh, colonel Cox, comme c’est merveilleux d’entendre votre voix, dit-elle, tout sourire. Vous n’imaginez pas combien pour nous, pauvres souris des champs, c’est excitant de recevoir des coups de fil du reste du monde. Comment va la vie, à l’extérieur du Dôme ?
— D’une manière générale, bien, j’imagine, répondit Cox. Là où je me trouve, c’est pas terrible. Vous êtes au courant, pour les missiles ?
— Je les ai même vus exploser. Et rebondir. Ils ont allumé un bel incendie de votre côté.
— Ce n’est pas mon…
— Et un autre non négligeable du nôtre.
— Je voudrais parler au colonel Barbara, dit Cox. Il devrait tout de même avoir son fichu téléphone sur lui, maintenant.
— Fichtrement vrai ! s’exclama-t-elle, toujours sur le ton de l’humour. Et les gens en enfer devraient fichtrement avoir de la glace ! »
Elle s’arrêta devant le Gas & Grocery. La boutique était fermée. Sur un panneau écrit à la main, dans la vitrine, on lisait : HORAIRES POUR DEMAIN 11–14 HEURES. VENEZ TÔT !
« Ms Shumway…
— Nous reviendrons sur le colonel Barbara dans une minute, le coupa Julia. Pour l’instant, je voudrais savoir deux choses. Un, quand est-ce que la presse sera autorisée à s’approcher du Dôme ? Parce que les citoyens américains méritent tout de même un peu mieux que la version du gouvernement, vous ne croyez pas ? »
Elle s’attendait à ce qu’il réponde qu’il ne le pensait justement pas, qu’on ne verrait aucun journaliste de CNN ou du New York Times près du Dôme dans un avenir proche, mais Cox la surprit. « Probablement vendredi si aucun des autres tours que nous avons dans notre manche ne marche. Quelle est l’autre chose que vous voulez savoir, Ms Shumway ? La version courte, je ne suis pas attaché de presse. Ce n’est pas la même fonction.
— C’est vous qui avez appelé, alors vous n’avez pas trop le choix. Faite-vous une raison, colonel.
— Ms Shumway, avec tout le respect que je vous dois, votre téléphone portable n’est pas le seul dans Chester’s Mill que je puisse appeler.
— Je n’en doute pas un instant, mais quelque chose me dit que Barbie ne voudra pas vous parler si vous me snobez. Il n’est pas particulièrement content d’avoir été bombardé commandant du futur camp de prisonniers. »
Cox soupira. « Quelle est votre question ?
— Je voudrais savoir quelle est la température au sud ou à l’est du Dôme — la vraie température, c’est-à-dire à bonne distance de l’incendie que vous avez provoqué.
— Pourquoi…
— Avez-vous cette information, oui ou non ? Je crois que oui, ou que vous pouvez l’obtenir. Quelque chose me dit que vous devez être assis devant un écran d’ordinateur, en ce moment même, et que vous avez accès à tout, y compris à la taille de mes soutiens-gorge… Et si vous dites quatre-vingt-dix B, je coupe.
— Me faites-vous une démonstration de votre sens de l’humour, Ms Shumway, ou bien êtes-vous toujours aussi mal lunée ?
— Je suis fatiguée et j’ai peur. Attribuez-le à ça. »
Il y eut un silence, côté Cox. Elle crut entendre cliqueter des touches d’ordinateur. « Quarante-sept degrés Fahrenheit, soit environ huit degrés Celsius, à Castle Rock. Ça vous va ?
— Oui. » La disparité était inférieure à celle qu’elle craignait, mais néanmoins considérable. « Je suis devant le thermomètre de la supérette locale, reprit Julia. Il fait quatorze degrés Celsius. Six degrés de différence alors que nous sommes à moins de trente kilomètres. À moins qu’il n’y ait un sacré front chaud en train de traverser le Maine occidental, je dirais que ce n’est pas tout à fait normal. Vous êtes d’accord ? »
Il ne répondit pas à la question, mais ce qu’il dit la lui fit aussitôt oublier : « Nous allons essayer autre chose. Vers vingt et une heures. C’est ce que je voulais dire à Barbie.
— On peut toujours espérer que le Plan B marchera mieux que le Plan A. En ce moment, je crois que le protégé du Président nourrit les foules au Sweetbriar Rose. Du poulet à la royale, à ce qu’on dit. » Elle voyait les lumières, au bout de la rue, et se sentit soudain affamée.
« Voulez-vous bien m’écouter et lui transmettre le message ? » Julia entendit aussi ce qu’il n’avait pas ajouté : espèce d’emmerdeuse.
« Je ne demande pas mieux », répondit-elle. Avec un sourire. Parce qu’elle était une emmerdeuse. Quand il le fallait.
« Nous allons essayer un acide expérimental. Un composé fluorhydrique qui n’existe pas dans la nature.
— Ah, la chimie pour vivre heureux.
— D’après ce qu’on m’a dit, on pourrait en théorie creuser un trou de trois kilomètres dans la roche-mère avec ce truc.
— Vous collaborez avec des gens qui ont un sens remarquable du comique, colonel.
— Nous allons procéder à l’endroit où la Motton Road (il y eut un froissement de papier) passe dans Harlow. Je devrais y assister.
— Alors je vais dire à Barbie qu’il fasse faire la vaisselle à quelqu’un d’autre.
— Aurons-nous aussi le plaisir de votre compagnie, Ms Shumway ? »
Elle ouvrait déjà la bouche pour répondre que pour rien au monde elle ne voudrait rater ça, lorsqu’il se produisit un brusque vacarme un peu plus loin dans la rue.
« Qu’est-ce qui se passe ? » demanda le colonel Cox.
Julia ne répondit pas. Elle referma le téléphone, le glissa dans sa poche, courant déjà vers des voix qui appelaient. Et quelque chose d’autre. Quelque chose qui lui fit l’effet d’un fauve qui grondait.
Le coup de feu partit alors qu’elle était encore à une cinquantaine de mètres.
6
À son retour au presbytère, Piper découvrit Carolyn, Thurston et les petits Appleton qui l’attendaient. Elle fut contente de les voir, car ils l’obligeaient à ne plus penser à Sammy Bushey. Du moins temporairement.
Elle écouta le récit que Carolyn lui fit de la crise d’Aidan Appleton, mais l’enfant paraissait aller parfaitement bien à présent, très occupé qu’il était à ronger une barre de Fig Newtons. Lorsque Carolyn demanda s’il ne serait pas prudent qu’un médecin examine le garçon, Piper répondit : « Si cela ne recommence pas, on peut l’attribuer à la faim et à l’excitation du jeu. »
Thurston eut un sourire mélancolique. « Nous étions tous excités. Nous nous amusions bien. »
Quand ils abordèrent la question du logement, Piper pensa tout d’abord à la maison McCain, qui était toute proche. Si ce n’est qu’elle ignorait où ils cachaient leurs clefs.
Alice Appleton était assise par terre et donnait des miettes de la barre aux figues à Clover. Le chien de berger faisait le vieux numéro de je pose ma truffe sur ta cheville pour te montrer que je suis ton meilleur ami entre deux offrandes. « C’est le chien le plus génial que j’aie jamais vu, dit-elle à Piper. J’aimerais bien que nous ayons un chien, nous aussi.
— J’ai un dragon », intervint Aidan, qui était confortablement installé sur les genoux de Carolyn.