Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 110 111 112 113 114 115 116 117 118 ... 154
Перейти на страницу:

« Va te faire foutre, sale pute ! » cracha-t-il. Et cette fois, c’est elle qui fut poussée.

La révérende tomba à la renverse sur les marches. Elle essaya instinctivement de se rouler en boule pour dégringoler, redoutant de heurter un angle de pierre car elle savait qu’elle pourrait s’y fracturer le crâne. Se tuer ou, pire encore, rester à l’état de légume. Mais c’est son épaule gauche qui porta. Un soudain hululement de douleur s’éleva. Elle connaissait cette douleur. Elle s’était déjà démis cette même épaule en jouant au football quand elle était en terminale, vingt ans auparavant, et qu’elle soit pendue si elle ne venait pas de recommencer.

Puis elle roula cul par-dessus tête, exécutant une sorte de saut périlleux arrière après lequel elle retomba sur ses genoux, les entaillant tous les deux. Et, finalement, elle se retrouva à plat ventre. Elle avait dégringolé presque tout l’escalier. Sa joue saignait, son nez saignait, ses lèvres saignaient, elle avait le cou douloureux mais, Seigneur, c’était son épaule le pire, son épaule de travers et déformée par une bosse d’une manière dont elle se souvenait très bien. La dernière fois, elle était vêtue d’un maillot de sport rouge, celui des Wildcats. Elle se remit malgré tout debout, péniblement, remerciant Dieu d’être encore capable de se servir de ses jambes ; elle aurait pu aussi être paralysée.

Dans sa chute elle avait lâché la laisse et Clover s’était jeté sur Thibodeau, ses dents s’attaquant à son buste et à son ventre, déchirant sa chemisette, le renversant sur le dos — cherchant à atteindre ses parties génitales.

« Virez-moi ce chien ! » hurla Thibodeau. Ce n’était plus Mister Calme, à présent. « Il va me tuer ! »

Et indéniablement, Clover essayait. Ses pattes avant, plantées sur les cuisses de Carter, étaient agitées de mouvements de piston tant le policier se débattait. On aurait dit un berger allemand sur une bicyclette. Il changea alors d’angle d’attaque et mordit avec force Carter à l’épaule, provoquant un nouveau hurlement. Puis il chercha à atteindre la gorge. Carter repoussa le chien juste à temps, lui plaquant les mains sur la poitrine pour l’éloigner de son cou.

« Arrêtez ! »

Frank se précipita pour attraper la laisse. Clover se tourna et tenta de lui mordre la main. Frank battit en retraite et Clover revint à l’homme qui avait poussé sa maîtresse sur les marches. Sa gueule s’ouvrit, révélant une double rangée de crocs blancs brillants et visa la gorge de Thibodeau. Celui-ci leva la main et poussa un cri de douleur, lorsque Clover la saisit puis commença à la secouer comme il le faisait avec ses jouets de chiffon bien-aimés. Sauf que les jouets de chiffon ne saignaient pas ; la main de Carter, si.

Piper arriva en titubant en haut des marches, tenant son bras gauche serré contre elle. Elle avait tout le visage ensanglanté. Une de ses dents était restée plantée au coin de sa bouche comme un débris d’aliment.

« VIREZ-MOI CE CHIEN, BORDEL, VIREZ-MOI CE PUTAIN DE CLÉBARD ! »

Piper ouvrait la bouche pour ordonner à Clover de s’asseoir, lorsqu’elle vit Fred Denton tirer son pistolet.

« Non, cria-t-elle, non, je vais l’arrêter ! »

Fred se tourna vers Mel Searles, montrant le chien de sa main libre. Mel s’avança et donna un coup de pied dans le flanc de l’animal. Il le frappa violemment à la hanche, comme il l’avait fait (il n’y avait pas si longtemps) quand il jouait au football. Clover fut balayé de côté et lâcha prise ; déchiquetée, en sang, la main de Thibodeau présentait deux doigts qui pointaient dans des directions inhabituelles, tels des poteaux de signalisation plantés de travers.

« NON ! » hurla à nouveau Piper, avec une telle violence que le monde devint gris devant ses yeux. « NE FAITES PAS DE MAL À MON CHIEN ! »

Fred ne prêta aucune attention à elle. Lorsque Peter Randolph fit brusquement irruption par la double porte, chemise sortie du pantalon, braguette encore ouverte, avec à la main l’exemplaire d’Outdoors qu’il lisait sur les chiottes, Fred ne fit pas davantage attention. Il pointa son arme de service sur le chien et fit feu.

Le bruit fut assourdissant dans l’espace clos de la place. Le sommet du crâne de Clover explosa en un magma de sang et d’os. Il fit un pas vers sa maîtresse qui hurlait, puis un autre, et s’effondra.

Fred, l’arme toujours à la main, s’approcha en deux grandes enjambées de Piper et la saisit par son bras blessé. La bosse de son épaule émit presque un rugissement de protestation. Piper n’en continua pas moins à regarder le cadavre de son chien, ce chien qu’elle avait élevé.

« Vous êtes en état d’arrestation, cinglée, salope ! » lui dit Fred en la serrant de si près — son visage était pâle, en sueur, ses yeux avaient l’air prêts à jaillir de leur orbite — qu’elle reçut ses postillons. « Tout ce que vous déclarerez pourra être retenu contre vos fesses de dingue ! »

De l’autre côté de la rue, les clients sortaient en masse du Sweetbriar Rose, Barbie au milieu d’eux, portant toujours son tablier et sa casquette de baseball. Julia Shumway arriva la première.

Elle saisit le sens de la scène, non pas tant par ses détails que dans son ensemble : le chien abattu ; le groupe des flics ; la femme qui saignait et hurlait, une épaule plus haute que l’autre ; du sang sur les marches, suggérant que Piper y était tombée. Ou qu’on l’y avait poussée.

Julia fit quelque chose qu’elle n’avait jamais fait de toute sa vie : elle fouilla dans son sac et grimpa les marches, brandissant son portefeuille ouvert et en criant : « Presse ! Presse ! »

Ce qui fit au moins cesser son tremblement.

9

Dix minutes plus tard, dans le bureau qui était encore celui de Duke Perkins peu de temps auparavant, Carter Thibodeau se retrouva assis sur le canapé, sous la photo encadrée et les diplômes de l’ancien chef, l’épaule bandée, la main emmaillotée de papier absorbant. Georgia était à côté de lui. De grosses gouttes de sueur perlaient au front de Thibodeau, trahissant sa douleur, mais après avoir dit : « Non, je ne pense pas qu’il y ait de fracture », il garda le silence.

Fred Denton était assis sur une chaise, dans un coin. Son arme était posée sur le bureau du chef. Il l’avait restituée sans faire d’histoires, se contentant de dire, « Je devais le faire. Vous n’avez qu’à regarder la main de Carter. »

Quant à Piper, elle occupait aussi une chaise dans ce qui était à présent le bureau de Randolph. Julia avait essuyé le sang sur son visage avec du papier absorbant. La révérende tremblait encore, en état de choc, souffrant beaucoup, mais elle était aussi silencieuse que Thibodeau. Elle avait l’œil clair.

« Clover ne l’a attaqué, dit-elle finalement avec un coup de menton vers Carter, qu’après qu’il m’a fait tomber sur les marches. Sa bourrade m’a fait lâcher la laisse. Ce qu’a fait mon chien était justifié. Il me protégeait d’une agression caractérisée.

— C’est elle qui nous a attaqués ! s’écria Georgia. Cette dingue, cette salope s’est jetée sur nous ! Elle a escaladé l’escalier en gueulant toutes ces conneries…

— Fermez-la, dit Barbie. Fermez-la tous, vous entendez ? » Il regarda Piper. « Ce n’est pas la première fois que vous avez l’épaule déboîtée, n’est-ce pas ?

— Vous allez devoir sortir d’ici, Mr Barbara, dit Randolph sans beaucoup de conviction.

— Je peux lui arranger ça, reprit Barbie. Vous en êtes capable, vous ? »

Randolph ne répondit pas. Mel Searles et Frank DeLesseps se tenaient à la porte du bureau, à l’extérieur. Ils paraissaient soucieux.

Barbie se tourna à nouveau vers Piper. « Vous avez une subluxation. Le déboîtement n’est que partiel. C’est pas trop grave. Je peux remettre votre épaule en place avant que vous n’alliez à l’hôpital…

1 ... 110 111 112 113 114 115 116 117 118 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)