Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Криминальные детективы » Quelqu'un marchait sur ma tombe
Quelqu'un marchait sur ma tombe - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Quelqu'un marchait sur ma tombe

Электронная книга - «Quelqu'un marchait sur ma tombe». Краткое содержание книги:

Lisa a su mobiliser et convaincre l'avocat de son amant et ses amis dans le seul but de le faire évader de la prison de Hanovre.
Franck, condamné à perpète pour le meurtre d'un flic, sera-t-il enfin libre après cinq années de détention ?
Ses amis réussiront-ils cet exploit incroyable préparé à son insu ?
Dans sa cellule Franck se pose des questions au sujet de ces cinq années… Lisa est-elle la maîtresse de son avocat ? L'a-t-elle trahi ?
Au cours d'une course contre la montre et d'un suspense à huis clos, la jalousie armera-t-elle le bras de la justice immanente ?
1 ... 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ... 26
Перейти на страницу:

— Non, assura ce dernier, rien. Les gars des chantiers rentrent frictionner leurs grosses madames et bouffer leurs kartofels.

Il respirait d’une manière saccadée à cause de la délicatesse de sa manipulation. De la sueur perlait à son front. Tout à coup il s’emporta et cria aux Allemands penchés sur eux :

— Bon Dieu ! reculez-vous un peu, c’est pas télévisé !

Les deux hommes hésitèrent.

— Écartez-vous pour que j’y voie clair, leur traduisit Freddy.

— Surtout que c’est du travail d’orfèvre, admira Paulo.

Frank, à bout de nerfs, retira ses poignets et respira profondément pour se détendre.

— T’impatiente pas, Franky, fit gentiment Freddy, je tiens le bon bout ; mais tu sais qu’elle est coriace, cette p… de serrure !

Lisa caressa les mains crispées de son amant. Elle était effrayée par leur blancheur. On eût dit des mains de cire. Sans un mot, Frank les présenta à nouveau à Freddy. Freddy tirait la langue avec une application forcenée de jeune écolier apprenant à tracer des boucles.

— Ça y est ! triompha-t-il enfin.

Il fit jouer à rebours les crémaillères des cabriolets et ôta les menottes. Frank se leva en écartant les bras de son corps dans une sorte d’envolée superbe. Puis se massa longuement les poignets. Les autres le regardaient, attendris, réalisant l’importance de cet instant. Soudain, avec une promptitude et une violence inouïes, Frank se mit à gifler Freddy. Sous la grêle de coups, Freddy bascula de sa chaise et se retrouva allongé sur le sol. Frank marcha sur lui et Freddy mit ses bras autour de sa tête pour se protéger.

— Mais, Frank, balbutiait-il, mais, Frank…

Les autres regardaient, médusés. Lisa se précipita sur Frank pour l’empêcher de massacrer leur camarade.

— Frank ! hurla la jeune femme. C’est honteux !

Frank s’immobilisa et regarda Paulo. Le petit homme était blême. Il détourna les yeux pour marquer sa profonde réprobation. Frank se baissa au-dessus de Freddy, la main tendue et l’aida à se relever.

— Je te demande pardon, fils, dit-il doucement, mais ça fait cinq ans que ça me démange, je n’ai pas pu me retenir.

— Qu’est-ce que je t’ai fait ? bégaya Freddy, penaud.

Il était fou d’humiliation. Ce n’était point tant les coups reçus qui lui faisaient honte comme la présence des Allemands goguenards.

— Hein, dis, qu’est-ce que je t’ai fait ? insista-t-il.

— Si tu avais eu un peu moins les foies lorsque les flics ont débarqué dans cette boîte de Sant Pauli, je ne me serais sûrement pas tapé ces cinq années !

Freddy revit la scène : l’arrivée de la police, les uniformes noirs grouillant soudain dans la petite rue. Il avait encore dans l’oreille les cris et les sifflets.

— J’étais au volant de la bagnole, Franky, et toi à l’intérieur de la taule, qu’est-ce que je pouvais faire d’autre avec toute cette volaille ?

— Tu n’as pas vu dans ton rétroviseur que je sautais par une fenêtre ?

— Non, fit sincèrement Freddy.

— J’ai cru que je pouvais rejoindre la voiture, commenta Frank, c’est pour ça que j’ai brûlé le flic qui s’interposait. Ensuite je suis resté planté comme un idiot au bord du trottoir… à regarder s’éloigner tes feux rouges. On se sent malin dans ces cas-là.

Cette explication rassura Freddy. Maintenant il comprenait la réaction de son complice. Elle lui paraissait logique et il s’en fallait de peu qu’il ne l’approuvât.

— Excuse-moi, Franky, dit-il, je n’avais rien vu. Je pédalais à cent quarante à l’heure dans la Reeperbahn ; à cette allure-là on ne regarde pas dans le rétroviseur, tu le sais bien !

Il haussa les épaules et se tourna vers les deux Allemands qui le dévisageaient avec ironie. Il marcha sur eux les poings blancs de rage.

— Et alors ! leur aboya-t-il dans le nez !

Les sbires cessèrent de sourire.

— Pourquoi l’as-tu frappé après ce qu’il vient de faire pour toi ! protesta Lisa.

Elle éprouvait une immense peine. L’attitude déprimée de Freddy lui faisait mal et elle n’aimait pas la rancune de Frank. Qu’il eût pensé à se venger avant d’exprimer sa reconnaissance à Freddy pour son abnégation et son courage la déprimait.

— S’il ne venait pas de faire ça pour moi, ce ne sont pas des gifles qu’il recevrait, rétorqua Frank. Tu m’en veux ? demanda-t-il à Freddy.

— Non, mais j’avais imaginé nos retrouvailles autrement !

Frank rit de son air penaud. Paulo rit aussi, d’un rire nerveux. Baum fut gagné par la contagion et explosa à son tour. Freddy bondit sur lui et lui plaça un crochet à la mâchoire.

— Toi, on ne t’a pas payé pour te foutre de ma gueule ! hurla-t-il.

Warner lui sauta dessus afin de soutenir son copain et il y eut une empoignade soignée, brève et violente.

— Frank ! Je t’en supplie, ne les laisse pas se battre ! supplia Lisa, épouvantée.

Frank bondit sur les deux antagonistes et les sépara avec beaucoup de maîtrise.

— Suffit ! lança-t-il.

Ils s’immobilisèrent, haletants, et se calmèrent.

— Quelle heure est-il ? interrogea Frank.

— Sept heures moins le quart, annonça Paulo.

Frank s’approcha de la verrière. Il avait hâte de voir le cargo accoster.

— Tu ne devrais pas te montrer ! conseilla Lisa. On ne sait jamais.

Frank fronça les sourcils.

— Tiens, une visite ! dit-il.

Il s’écarta de la baie et alla s’asseoir.

— Une visite ? grommela Paulo, inquiet, en allant à la verrière. À son tour il sourcilla.

— Qui est-ce ? demanda Freddy.

La silhouette de Gessler se dessina au-delà des vitres. L’avocat acheva de gravir l’escalier de fer. Paulo lui ouvrit la porte.

— Y a de la casse ?

Gessler paraissait morose.

— On procède à des contrôles de police devant le tunnel, expliqua-t-il. J’ai voulu prendre par le pont, mais il est barré également.

— Mon Dieu ! soupira Lisa. Ils ont déjà découvert l’évasion.

— Eh bien ! dites donc, ça n’a pas traîné, apprécia Paulo. Je les croyais plus lents que ça, les poulets chleus !

Les Allemands se mirent à questionner Gessler qui leur expliqua ce qui se passait. Ils ne perdirent pas leur sang-froid et l’écoutèrent attentivement. Warner consulta sa montre. Il fit un rapide calcul mental afin de comparer le temps qui restait à attendre avant l’arrivée du cargo et le développement du dispositif policier.

— Ils vous ont vu ? demanda Frank.

Gessler hocha la tête.

— Je les ai vus avant qu’ils ne me voient.

— Vous êtes sûr ?

— Certain.

— Votre demi-tour n’a pas attiré l’attention ?

— Non.

Gessler ne semblait pas d’humeur à entrer dans les détails. Ses réticences contrarièrent Frank.

— Et votre voiture ?

— Je l’ai laissée dans le parking du chantier naval ; c’est encore là qu’elle passe le plus inaperçue.

Ils s’abîmèrent tous dans d’ardentes réflexions. Freddy le premier rompit le silence.

— Je ne comprends pas que vous ayez fait demi-tour, déclara-t-il catégoriquement.

— Vraiment ? fit l’avocat.

— Y a pas de raisons pour que les flics vous empêchent de passer !

— Il y en aurait de bonnes pour qu’ils remarquent mon nom : je suis connu.

— Ils ont l’air de vouloir fouiller le quartier ? s’inquiéta Paulo.

— Je n’ai pas eu cette impression.

Frank secoua la tête.

— Pour le moment, ils cherchent un fourgon cellulaire, trancha l’évadé. Ils ne risquent donc pas de grimper cet escalier, il faut être logique et ne pas s’emballer !

1 ... 7 8 9 10 11 12 13 14 15 ... 26
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)