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Façon de parler ! : Petites et grandes histoires de nos expressions préférées

Электронная книга - «Façon de parler ! : Petites et grandes histoires de nos expressions préférées». Краткое содержание книги:

Frédérick Gersal aime raconter des anecdotes, des petites histoires qui permettent d’en savoir plus et surtout de dédramatiser ! Car celui que ses auditeurs ont affectueusement surnommé le « Professeur Gersal » s’est donné comme mission de transmettre ses passions et ses savoirs ! Dans ces 101 Façons de parler, l’homme au célèbre nœud papillon revient avec malice sur nos expressions populaires préférées pour nous en livrer les petites histoires et les grands secrets. Mener une vie de patachon, Faire les 400 coups, L’argent n’a pas d’odeur, Avoir une mine patibulaire, Être au bout du rouleau, Se tenir à carreau… n’auront bientôt plus de secrets pour vous !
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Pour lui, c’était une pièce comme une autre ! En tout cas, depuis le règne de Vespasien : « L’argent n’a pas d’odeur ! »…

La loi du talion

« La loi du talion » est une très ancienne expression juridique qui exprime une réciprocité parfaite entre l’attaque commise et la réponse qui doit lui être apportée !

Œil pour œil, dent pour dent !

Le mot « talion » est à rapprocher d’un mot latin signifiant « tel ». Oui parce que : tel que vous me l’avez fait, je vous le fais à mon tour. Œil pour œil, dent pour dent !

 Tel que vous me l’avez fait, je vous le fais à mon tour. Œil pour œil, dent pour dent !

On trouve la trace de cette loi du talion, notamment dans la Bible, dans le livre de l’Exode, où il est écrit que si deux hommes qui se battent commettent des dommages, alors « … tu donneras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure… ».

Cette loi du talion a été imaginée pour limiter les vengeances qui pouvaient prendre des proportions démesurées. De telles règles existaient dans le code d’Hammourabi, à Babylone, plus de mille sept cents ans avant notre ère !

Désormais, et c’est heureux, il est interdit de faire justice soi-même, interdit de rendre coup pour coup, fini la loi de la jungle, fini la « loi du talion »…

Lâcher la proie pour l’ombre

« Lâcher la proie pour l’ombre », ce n’est pas toujours une bonne idée !

Abandonner un avantage certain, pour se tourner vers quelque chose qui semble plus attirant… c’est peut-être risqué !

C’est en tout cas ce que nous explique Jean de La Fontaine dans l’une de ses fables intitulée justement Le chien qui lâche sa proie pour l’ombre. En deux vers tout est dit :

« Ce chien voyant sa proie en l’eau représentée, La quitta pour l’image, et pensa se noyer ! »

Résultat, il est revenu trempé et bredouille.

 La Fontaine vient de nous prouver qu’il vaut mieux bien réfléchir avant de se lancer dans une aventure à corps perdu.

Cela ne fait pas l’ombre d’un doute, La Fontaine vient de nous prouver qu’il vaut mieux bien réfléchir avant de se lancer dans une aventure à corps perdu, avec le risque de tout perdre !

D’autant que rester dans l’ombre, rentrer dans l’ombre, agir dans l’ombre… peut être très valorisant. Il n’est pas nécessaire de vivre dans la lumière pour être influent.

Vivre dans l’ombre de quelqu’un peut apporter bien des joies et des satisfactions… alors dans ce cas-là, mais dans ce cas-là seulement, il est peut-être bon de « lâcher la proie pour l’ombre »…

Le branle-bas de combat

« Le branle-bas de combat » est une expression qui évoque un bouleversement, une attitude généralement offensive et c’était également un véritable cri d’alarme lancé à la cantonade, c’est-à-dire à tout un groupe à la fois, personne en particulier !

À l’origine, le « branle-bas de combat » est une expression employée dans la marine. C’est un ordre destiné à se préparer, à l’occasion d’un affrontement militaire avec un autre navire.

 Pour que les marins puissent dormir au sec et au calme, on a installé des hamacs.

Toute cette histoire commence avec l’organisation intérieure des bateaux. Pour que les marins puissent dormir au sec et au calme, on installe des hamacs. Une fois suspendu, le hamac permet d’être hors d’eau et d’éviter les morsures des rats. Et puis, en étant suspendu, le hamac suit le mouvement du navire, le matelot ne risque donc pas d’être éjecté de son couchage. C’est à cause de ces mouvements perpétuels, du roulis et du tangage, que ce hamac est appelé « le branle ». Installés partout, dans les cales, mais aussi sur le pont du navire, les branles sont déployés chaque soir et repliés chaque matin. Ils sont alors roulés et rangés dans des coffres qui portent le nom de bastingages. Lorsque le « branle-bas de combat » est ordonné, les marins doivent immédiatement « mettre à bas », c’est-à-dire replier et ranger les branles, pour dégager rapidement les batteries et permettre de se préparer au combat. Ces branles, parfaitement rangés, protégeaient également des éclats occasionnés par les boulets ennemis. De nos jours, on n’imagine même plus ce que pouvait entraîner « le branle-bas de combat » !

Le jeu n’en vaut pas la chandelle

« Le jeu n’en vaut pas la chandelle », cela signifie qu’il est inutile de dépenser autant d’énergie ou bien autant d’argent pour rien, ou presque rien ! Bref, cela n’en vaut pas la peine !

 Cette chandelle était jadis un bien précieux, car elle pouvait coûter très cher.

Dans cette expression, deux mots nous intéressent : le « jeu » et la « chandelle ». Le jeu n’est autre que le jeu de cartes qui se joue discrètement, entre amis, autour d’une table faiblement éclairée par l’une de ces chandelles. Cette chandelle justement était jadis un bien précieux, car elle pouvait coûter très cher. Il y eut d’abord les chandelles de suif, fabriquées avec de la graisse de bœuf ou de la graisse de mouton ! Et puis, bien plus tard, est arrivée la chandelle de cire de bougie qui était conçue, comme son nom l’indique, avec de la cire d’abeille. Ce mot « bougie » vient d’un nom propre. Bougie est l’ancien nom d’une ville d’Algérie, appelée Bugaya, devenue aujourd’hui Bejaïa. Un vaste port pétrolier situé à l’est de la Grande Kabylie. Beaucoup plus coûteuse, la bougie laissa les chandelles éclairer nos rues et nos maisons pendant de longues années. Voilà pourquoi les allumeurs du XVIIe siècle, déambulant dans les villes, avec leurs clochettes, alertaient les riverains qui se devaient « d’éclairer leur lanterne », pour la communauté ! Le prix élevé dépensé pour acheter des bougies et des chandelles n’était pas rentable quand elles ne servaient qu’à éclairer une simple partie de cartes. C’était une véritable petite fortune qui partait en fumée ! Pfouut ! C’est donc bien vrai : « Le jeu n’en valait pas la chandelle » !…

Le pot aux roses

Pour l’expression « découvrir le pot aux roses », attention à l’orthographe !

Il ne s’agit ni d’un « poteau » rose ni d’un « pote » aux roses ! Ce véritable « pot aux roses » cache depuis longtemps des secrets de femmes !

Inutile de préciser que la rose est depuis toujours une fleur liée à l’amour. Les roses se colorent pour mieux nous parler d’amour… Les roses rouges symbolisent l’amour fou, l’amour ardent ; au contraire, les roses jaunes sont synonymes d’infidélité, tandis que les roses roses représentent l’amour respectueux, l’amour platonique !

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